68 – Le renouveau de la lumière

Posted on décembre 29, 2010 par

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Nous appelons cette période de fin d’année, entre Noël et le Jour de l’An : la période des fêtes …

Bien sûr, le mot «fête» ne signifie pas la même chose pour tout le monde mais, pourtant, tout le monde l’emploie. Il y a ceux qui se réjouissent de cette période, d’autres qui la supportent mal.

Et si nous considérions ces deux «fêtes» comme des repères symboliques ? Il n’y a d’ailleurs aucun hasard à ce qu’elles soient si proches ! A l’origine, bien avant la naissance de Jésus, était fêté le solstice d’hiver le 21 décembre, comme d’ailleurs le solstice d’été le 21 juin. Même si les calendriers n’étaient pas identiques, l’univers n’en avait que faire : à partir du 21 décembre, la nuit va -jour après jour- laisser plus de place au Soleil … jusqu’au 21 juin où le processus s’inverse.

Le 21 décembre est donc une date importante : elle correspond à la renaissance de la lumière … Pendant les six prochains mois les jours vont s’allonger jusqu’au solstice d’été.

 

 

Le feu représente la lumière
et la chaleur de la vie

Ces fêtes que nous pourrions qualifier de «chamaniques» ont bien entendu gêné les nouveaux religieux judéo-chrétiens qui ne supportaient pas ce «paganisme». Ces paysans qui prétendaient communiquer avec les esprits de la nature ont vite été qualifiés de païens : ils leur échappaient … Car nul besoin d’églises ni de statues pour communiquer avec la nature !

Toutefois, ils connaissaient bien la nature humaine : le «peuple» aime les fêtes et il a besoin de symboles. Ils ne pouvaient donc supprimer, ni interdire ces fêtes qui faisaient partie de la culture paysanne depuis tant et tant de temps ! Il fallait permettre à tous ces hommes et ces femmes de retrouver un rituel, un repère, un symbole à fêter. C’est ainsi qu’ils ont fixé, de façon totalement arbitraire, la naissance de Jésus le 25 décembre. Les «bons» chrétiens, à moins d’être traités de vulgaires païens, ne pouvaient plus fêter le solstice au milieu des bois, autour d’un grand feu. Ils devaient mettre leurs plus beaux habits et se rendre à l’église prier devant un joli petit bébé en bois, représentation de Jésus. Ainsi est née la fête de Noël et pour rappeler le lien avec la nature et le renouveau, le sapin en est devenu l’emblème. En effet, le sapin ne perd pas ses feuilles, comme le houx dont les petites boules rouges résistent tout l’hiver … 

Bien sûr, tout cela est très schématique et certainement que les choses ne se sont pas faites aussi nettement. Au fil des âges, les symboles et les rituels se sont entremêlés jusqu’à nos jours où, in fine, Noël est devenu une fête plus familiale que religieuse, les cadeaux représentant certainement les présents que les Rois Mages ont apporté à Jésus.

 

 

Les présents que nous offrons
sont des cadeaux du coeur …

Quel beau symbole, par ailleurs, que de réunir les familles autour d’une table bien garnie pour fêter à la fois la naissance de cet être extraordinaire qu’était Jésus (et on se moque totalement qu’il ne soit pas né un 25 décembre …) et la renaissance de la lumière ! Et tous ces cadeaux que nous nous offrons sont des présents pleins de tendresse : nous pouvons bien sûr les résumer à du matérialisme et du consumérisme, toutefois je préfère y voir des moments tous doux où chacun a pris le temps de penser à ceux qu’il aime pour choisir leurs présents.

Quant au Jour de l’An, ne signe-t’il pas à la fois la fin de cette période «saturnale»(les Saturnales datent de l’époque romaine : elles célébraient le règne de Saturne, dieu de l’agriculture) et le premier jour de l’an nouveau ? Il est un repère très important dans nos vies : il y a d’un côté les anniversaires de chacun d’entre nous et l’An Nouveau, l’anniversaire de nos sociétés. Nous avons besoin de repères dans l’infini du temps … Notre calendrier Grégorien nous offre la possibilité de découper notre temps en cycles : jour, mois, année.

Fêter l’An Nouveau, c’est donc accueillir un nouveau cycle avec l’espoir qu’apporte le renouveau. Nous changeons de chiffres, donc d’énergie puisque les nombres sont énergie (cf. la chronique n° 60 : Tout est nombre). Nous quittons 2010 (chiffre 3) pour rentrer en 2011 (chiffre 4) …

Je vous souhaite donc de fêter ce passage dans la joie et l’amour. Que ce soit avec des amis, en famille, en couple ou même tout seul restons conscients qu’une nouvelle année s’ouvre à nous : profitons de ce moment pour réfléchir à nos projets, nos désirs et nos envies, afin de bien remplir cette nouvelle petite case de vie que représente une année dans l’éternité du temps.

A l’année prochaine !