LA FRANCE SOUS TUTELLE

Posted on octobre 20, 2014 par

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Cela fait des années qu’ici même nous dénonçons la politique économique de la France et de quelques autres pays du sud de l’Europe qui ne parviennent pas à se réformer par manque de courage politique. Désormais le compte à rebours est commencé et après des années de mensonge la France pourrait vivre sa plus grave désillusion.

La France persiste depuis des années à sacrifier son avenir, et celui de son peuple, en maintenant coûte que coûte un système périmé qu’elle tente de perpétuer par confort idéologique. Le gouvernement actuel est lourdement responsable d’une situation qui se détériore de mois en mois, sans que rien ne soit fait pour l’enrayer, sauf des discours creux.

 th-4 Nous avons, en particulier, maintes fois condamné le poids extravagant d’une fonction publique qui pèse en France le double de ce qu’elle coûte chez ses principaux partenaires européens et rien n’a été entrepris pour y remédier, bien au contraire, depuis que nous avons décrit en 2011 « L’administration pachyderme » en ces termes : « Une administration pléthorique est un signe évident de sclérose. En effet cela signifie que l’administration n’a pas su profiter de la révolution informatique pour simplifier ses tâches et s’alléger. Ce manque d’organisation laisse croire que la réponse à un surcroît de travail est nécessairement l’accroissement des effectifs. Pendant que le secteur privé a considérablement allégé son back-office, le secteur public est devenu un pachyderme qui ne sait plus se mouvoir. En outre, une administration hypertrophiée a tendance à produire une réglementation qui lui ressemble et, ainsi, à handicaper le mouvement général du pays. »

Durant la campagne électorale de 2012, nous dénoncions l’aveuglement des hommes politiques en termes sévères dans une chronique intitulée « En route pour l’enfer » et dans laquelle nous écrivions : « Des phrases creuses, des envolées lyriques, des promesses illusoires, des diatribes enflammées, à mille lieues de la réalité qui attend les citoyens. Aucun candidat n’a eu l’inconscience de dire la vérité, car la vérité n’est jamais bonne à dire, surtout en démocratie. Pour être élu, il faut mentir et que le meilleur menteur gagne ! Il faut tout de même aux hommes politiques qui se prêtent à cette mascarade, bien peu d’estime de soi et de respect des autres. »

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L’autre grand problème de la France est l’énormité de sa dette qui vient de dépasser les 2.000 milliards d’Euros et que les gouvernements successifs n’ont pas voulu prendre en considération. Nous avons affirmé souvent que la croissance n’était pas possible tant que la dette ne serait pas résorbée puisque l’essentiel de la richesse du pays ne sert qu’à payer les intérêts de la dette. Cette réduction de dette ne peut se faire qu’avec des économies drastiques et douloureuses. Or, un gouvernement qui ne veut même pas prononcer le mot d’austérité conduit obligatoirement son pays à la ruine comme nous le prédisions déjà il y a quelques années dans une chronique intitulée « Les Chemins de la croissance » qui montrait précisément que la France avait renoncé à ce chemin : « Comment dégager le nœud coulant qui nous étrangle ? Il faudra accepter la sanction inéluctable qui suit toute débauche économique : la pauvreté. Il faudra passer par la sanction d’une grande correction économique et d’une baisse importante du niveau de vie, jusqu’à ce que les économies occidentales redeviennent compétitives face aux pays émergents. Ceci ne se fera pas sans des mesures drastiques et une remise en cause fondamentale du laxisme de l’Etat Providence. »

Le gouvernement français à joué la montre, il a laissé trainer les choses en espérant qu’il

A ce stade, nous n'excluons pas que les courbes se croisent

A ce stade, nous n’excluons pas que les courbes se croisent

parviendrait, cahin-caha, jusqu’à la fin d’un mandat électoral, sans rien faire et en éludant les problèmes, comme l’on fait tous ses prédécesseurs. Mais aujourd’hui, l’étau se resserre et il ne semble pas qu’il soit possible de cacher encore longtemps le cadavre qui se trouve dans le placard ! Au début de l’année 2014 nous écrivions « La France est au bout du rouleau» en précisant : « François Hollande a hérité d’une situation proche de la catastrophe et a tout fait pour y conduire la France encore plus rapidement. La première grande erreur, partagée par une majorité de français, consiste à croire que l’économie peut se plier à nos injonctions verbales et qu’il suffit de pourchasser les riches et vilipender les financiers pour faire revenir la croissance ! La seconde erreur, encore plus grave, consiste en l’illusion que l’on peut sortir d’un surendettement massif sans souffrance. »

Le chef de l’Etat français est le premier responsable de cette inaction coupable et nous l’avons désigné récemment comme étant « L’homme du reniement » en ces termes : « Cet homme est dangereux pour la France. Il est « suffisant » et content de lui, mais c’est l’homme du reniement et du renoncement, incapable d’avoir une vision d’avenir. La France ne peut se permettre de garder cet homme là à sa tête encore trois ans ! Elle ne s’en remettrait pas… »

 Il n’est pas nécessaire d’être un grand visionnaire pour savoir que tout cela finira mal. Une fiscalité confiscatoire a retiré au pays tout moyen de réagir, comme un malade affaibli à qui l’on ferait une saignée pour l’aider à guérir. Ainsi nous écrivions ces mots que nous ne renions pas : « Nous avons, depuis le début, pronostiqué que François Hollande ne pourra pas terminer son mandat. En France, toutes les révoltes ou révolutions ont eu comme point de départ une fiscalité excessive qui conduit inévitablement à la ruine de la nation. Parlez-en à Louis XVI !…». Nous allons assister en direct à l’agonie d’un pays et, lorsqu’il quittera le pouvoir, la France sera à genou. Le surendettement de la France revient à saper les fondements de l’Euro dont les jours sont désormais comptés!…

th-3 Nous avions pronostiqué que la France perdrait ainsi sa souveraineté lorsque Bruxelles imposera au gouvernement sa politique économique et les réformes qu’il doit faire mais dont il est incapable de prendre l’initiative. La France est désormais sous tutelle comme le fut la Grèce et le Portugal… Le chef de l’Etat, du haut de son incompétence, décide de tout et de rien! Il doit partir et laisser la parole au peuple en le consultant sur tous les choix qui devront être faits dès que possible. La gangrène gagne et il est urgent d’intervenir !…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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