253 – NOMMER L’INNOMMABLE ?

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Le mot«Dieu» suscite toujours beaucoup de controverses ! Je m’en suis aperçue avec vos commentaires de la semaine dernière … 

Pour certains «IL» existe et, pour d’autres, non. Il y a ceux qui «LE» reconnaissent partout dans l’univers, d’autres qui l’attendent encore … Bref, à chacun son «Dieu» !

C’est pourquoi je reprend ce sujet aujourd’hui, vos commentaires ayant fait avancer ma pensée et mon ressenti.

Nous, les Hommes, voulons toujours mettre un mot sur tout : notre mental, avide d’analyse et de compréhension, veut sans arrêt se rassurer et «contrôler». Pour ce faire, il met des mots pour définir au maximum ce qu’il veut comprendre. Chaque mot correspond un peu à un tiroir : une fois bien rangées dans leurs mots, les choses font moins peur …

C’est ainsi que chaque objet, chaque émotion, chaque sensation possède un ou plusieurs mots qui les définissent. Les mots nous permettent d’évoquer et de projeter des situations qui leur sont liées. Si nous entendons «Lion», nous voyons l’animal, nous voyons la jungle : tout un scénario se met en place ! Tout cela de façon bien souvent inconsciente … C’est le miracle de l’apprentissage du langage. Voyez les livres de lecture des tous petits : devant chaque mot il y a le dessin correspondant. Ainsi, quand nous avons appris à lire nous avons aussi appris à voir !

 Seulement, parfois, il y a des choses qui ne se voient pas, comme les émotions par exemple. Lorsqu’il s’agit des émotions courantes ressenties par tous les hommes, nous arrivons encore à nous comprendre, même si elles ne se manifestent pas de la même façon pour tout le monde : la joie, la peur, la colère, ont un mode d’expression assez universel. Il y a des variantes mais, là encore, nous pouvons mettre des mots dessus : intro ou extravertis, courageux, calme, etc … Nous trouvons donc relativement de terrains d’entente : dans nos tiroirs se trouvent les mêmes images. C’est d’ailleurs la base de la psychologie : tenter de mettre les émotions et les caractéristiques du comportement humain en mots, pour pouvoir les «caser» dans des définitions !

C’est très bien pour notre mental. Il a besoin de cela pour se nourrir, c’est à dire se rassurer. Je le répète, notre mental VEUT comprendre ! Et il a raison, c’est sa vocation … Là où le bât blesse, c’est quand le mental veut prendre le contrôle de TOUT, même de ce qui dépasse ses compétences : ce qui fait vibrer nos coeurs et nos âmes, par exemple.

Là, je reviens au mot «Dieu». N’oublions jamais que ce n’est qu’un mot ! Un simple mot créé par nous, les Hommes, pour tenter de ranger dans nos tiroirs tous les mystères de la création. Il nous fallait absolument rassurer notre mental ! Nous avons donc fait une tentative de définition, ou plutôt de réduction, en créant ce mot … 

Seulement, comment mettre tout le monde d’accord en voulant nommer l’innommable ? C’est un vrai paradoxe philosophique … 

Mettre en mots, c’est enfermer. Quelle prétention que de vouloir enfermer l’Infini, l’Inconnu, la Beauté, l’Amour, la Vie !

D’autant qu’il est bien difficile à nos cerveaux humains d’imaginer quelque chose sans se référer au connu : c’est ainsi que « Dieu » serait, pour beaucoup d’entre nous, à notre image ! Il aurait toutes nos qualités mais, aussi, tous nos défauts : il aime parfois, il juge souvent …

Mais le mot «Dieu» est un simple mot, comme tous les autres, créé pour que notre mental puisse avoir l’impression de dominer quelque peu tous les mystères qui lui font si peur …

Pourtant, lorsque nous acceptons de lâcher prise avec ce goût du contrôle, lorsque nous laissons nos coeurs et nos âmes s’exprimer sans mot, avec simplement la Foi et le ressenti, quels bienfaits nous ressentons !

Derrière le mot «Dieu» nous découvrons alors une source mystérieuse où nos coeurs peuvent se désaltérer et nos âmes étancher leur soif de spiritualité …

8 comments

  1. bonjour ,

    j’ai bien aimé votre petit texte à propos de dieu , et figurez-vous que pas plus tard que ce mardi soir , j’ai assisté à un atelier philosophique où j’ai tenté d’expliquer : la limite des mots et par là même du langage tout court.
    l’univers entier et infini a été créé à partir de rien , comment est il possible de créer quelque chose à partir de rien ? et pourtant nous sommes là , enfin est-ce la réalité ?
    toutes ces choses sont inaccessibles au mental qui veut sans cesse une réponse à tout et bien entendu tout contrôler .
    avons-nous besoin de réponse : non.

    il s’agit juste de laisser son coeur battre et vibrer à l’unisson de l’univers , alors seulement tout peut rentrer dans l’ordre et l’harmonie régne .

    mais quelle torture pour notre mental.

    inutile de savoir , simplement vibrer.

    à bientôt

    roger

    1. Bonjour Roger,

      Exactement ! Expérimentons l’infini et rassurons notre mental en lui chuchotant de savantes explications … avec des mots qui sont ce qu’ils sont mais qui ont le mérite de nous permettre de communiquer … Les deux ne devraient pas s’opposer mais se compléter.

      Cordialement.

      Chantal

    2. Comme c’est vrai!!!
      Il suffit de lâcher prise
      au cours d’une séance de sophrologie, ou de ressentir un état de transcendance en écoutant la musique ou en découvrant un paysage magnifique…pour se trouver tout à coup dans un autre monde impossible à décrire…Dieu est peut être là…

  2. Commence toujours philosophes du pragmatisme que le nom de Dieu et ne doit être effacée du dictionnaire Pourquoi parce qu’il Edel sur le sens de utilitaire, comme un stylo ou une voiture, et quand le marxisme anesthésie détend par la faiblesse de se philosophe, interprétations et analyse de choses à travers la compréhension de la limitée et Dhatith, si nous revenons à la pragmatique donner l’interprétation que chose de Dieu vient, et quand Nietzsche est mort parce qu’il regardait millions de gens meurent les gens et ne rien faire, et Kdlk lorsque les parents d’Aristote a dit que Dieu a créé le monde et lui tourna le dos et a mis les physiciens et les philosophes, et les quatre autres possibilités dans l’interprétation de Dieu 1 que cet univers est une illusion et ne pas exister 2 réelle que ce monde a trouvé une coïncidence 3 que cet univers ou le monde est éternel et non pas à sa formation, le début ou la fin de la probabilité de la quatrième, c’est que Dieu existe et qu’il est mon père a créé tout cet univers était une réponse à cette possibilités sujet comme suit Quant à l’illusion en recenr pas et Ensuite, nous ne pouvons pas dire avec certitude par la Quant à l’accident il ne sera pas seulement dans les choses, et l’éternel étaient sa théorie thermo dinamic , ce qui démontre que les composants de l’univers est en mouvement à la journée devient où tous les objets en vertu de la très basse température et sans choix d’un sujet-ce le cas lorsque la température atteint le zéro absolu Ida est resté le potentiel final que Dieu existe et qu’il est le père a créé toutes choses, en plus de cette loi cousalité

  3. En un mot ? Pas possible ! Par contre, quand on y à jamais cru, on n’a pas besoin de le nommer….puisqu’il n’existe pas ! Mais à vous lire…je pourrais finir par avoir envie d’y croire 😉

    1. Bonjour Catherine,

      Je ne pense pas qu’il s’agisse de « croyance » mais de foi, c’est à dire d’expérience intime. Le mental « croit », le coeur et l’âme ressentent … Si j’ai pu toucher les vôtres avec des mots, alors tant mieux ! Et merci pour votre partage.

      Cordialement,

      Chantal

  4. bonjour chantal
    comme tout cela est interessant , je pensais jusqu’alors que la foi etait une intime conviction a defaut d’etre une connaissance .Je me permet cette reflextion car ma relation a Dieu est la même que ma relation avec le Yeti :on a vu des traces de pas dans la neige mais on a jamais vu l’animal .C’est pourquoi je ne mèlange pas ce que je crois et ce que je sais ( je me rend compte que je sais bien peu de choses par rapport a tout ce que je crois) .lol.

    1. Bonjour !
      Je fais également la différence entre « croyance » et « Foi ». Dans le mot « croyance » se glisse tout ce que notre mental a retenu ou appris tandis que le mot « foi » m’évoque le domaine du ressenti, de l’impalpable, de ces certitudes intérieures qui nous viennent de je ne sais où : peut-être le Yeti nous chuchote-t’il des secrets à l’oreille pendant que nous sommes endormis ? Cela expliquerait les traces de pas dans la neige, dans le petit matin blanc … Cordialement.

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