240 – QUI SEME LE VENT, RECOLTE LA TEMPÊTE

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Un vent mauvais continue de souffler sur les dictatures Arabes. C’est la Syrie qui est maintenant sous la bourrasque. Assad sera sans doute renversé, mais il est bien peu probable qu’il soit remplacé par la démocratie…

Les occidentaux ont soufflé sur les braises des révoltes arabes en Libye et en Egypte sans savoir ce qu’ils faisaient. Ils ont agit par romantisme, sous l’effet d’une émotion. Du jour au lendemain ils ont tourné le dos et même pris les armes contre les pouvoirs en place, qu’ils avaient pourtant courtisé durant des décennies. Il est toujours tentant de prendre le parti de ceux qui manifestent contre un régime autoritaire, de ceux qui se révoltent contre les injustices et la pauvreté. Partout, on trouve toujours une majorité pour contester le pouvoir. Il s’agit souvent d’une masse hétéroclite qui ne partage qu’un seul but commun : renverser le pouvoir. Mais après ?

Il  y a toujours un après, comme nous sommes en train de le constater en Tunisie, en Lybie et en Egypte où les islamistes ont hérité du pouvoir. Lors de toute révolte ou de toute révolution, il faut toujours se demander : qui est en embuscade ? A qui va profiter le vide du pouvoir ? Les islamistes sont eux mêmes parcourus par des courants plus ou moins intégristes, mais il y a toujours un grand danger de voir le religieux se mêler de politique. Les mouvements religieux sont, en effet, toujours tentés par une idéologie dogmatique, incompatible avec la liberté. Il y a fort à craindre, qu’après avoir connu des régimes autoritaires laïcs,  la Lybie, et surtout l’Egypte, héritent de régimes théocratiques qui tournent le dos à la modernité. Les pouvoirs en place à Tunis, à Tripoli ou au Caire n’étaient pas parfaits, mais ils laissaient un peu d’air au peuple. Nous pouvons craindre que les islamistes, s’ils se laissent aveugler par leurs dogmes, asphyxient totalement les citoyens.

SYRIE

  Pour tenter de comprendre ce qui se passe à Damas, en Syrie, il est nécessaire de rappeler l’animosité, pour ne pas dire la haine, entre les deux grands courants qui traversent le monde musulman : d’une part les sunnites, très largement majoritaires, qui dominent l’Arabie Saoudite et l’Egypte ; d’autre part les chiites, majoritaires en Syrie, et qui représentent 90% des musulmans d’Iran. Le Hezbollah Libanais est aussi d’obédience chiite. Or, l’Iran et la Syrie sont des alliés stratégiques et politiques. Par conséquent, tout ce qui affaiblit la Syrie, affaiblit l’Iran ! Nous assistons donc à une alliance de fait entre l’occident et les monarchies sunnites de L’Arabie Saoudite et du Golfe qui n’ont rien de démocratiques. Les uns et les autres rêvent d’abattre l’Iran. Les media occidentaux relayent sans réfléchir les informations en provenance de la chaîne de télévision Al Jazeera au Qatar, lui aussi sunnite.

Ce qui se passe en Syrie n’est pas le combat du bien contre le mal, comme voudraient nous le faire croire les media occidentaux. Il s’agit d’une guerre civile, avec des arrières pensées religieuses, et manipulée de l’étranger par des apprentis sorciers. Nos media oublient de dire qu’au moins la moitié de la population Syrienne ne désire pas le départ d’Assad et a peur de ceux qui prendront le pouvoir. Il faut être singulièrement naïf pour croire que ceux qui en Syrie ont pris les armes contre le pouvoir veulent y installer la démocratie. Qui leurs procurent des armes ? Les islamistes sunnites sont en embuscades et cueilleront le pouvoir comme un fruit mûr. Les chrétiens, encore influents en Syrie, y seront persécutés…  A l’époque de l’Empire Ottoman, le meurtre d’un Persan chiite était plus méritoire que celui de 70 chrétiens !Qui est derrière les rebelles Syriens?

  Derrière cette déstabilisation de la Syrie, il faut y voir aussi la main des Etats-Unis et d’Israël qui cherchent à affaiblir l’Iran et son allié le Hezbollah Libanais, menaces potentielles pour Israël. Une fois de plus, Israël entraîne les USA sur un terrain dangereux où le pire peut arriver. Ils ne cherchent pas le bien du peuple Syrien, ils poursuivent seulement leur politique de déstabilisation.

Aucune des forces en présence ne cherche la démocratie ; le mot est employé pour faire illusion, mais il s’agit d’une lutte à mort pour conquérir le pouvoir. Les occidentaux devraient se souvenir du proverbe: « Qui sème le vent, récolte la tempête ».

12 comments

  1. Tout est bon dans cet article et une sorte de sophisme résultant d’un manque de compréhension et d’affichage de l’historique et une sorte de haine qui a alimenté pensé ou orientalistes La bonne chose est parler vous de la dictature et les système, cela est vrai, mais si je devais revenir à l’histoire des personnalités de ils ont appris et a grandi dans les écoles et les universités européennes et américaines et de là, ils sont venus Ba pensé de la dictature et le fait que je viens de là ou je visé est après avoir terminer l’Occident dans sa guerre avec le communisme renvoyé la balle dans sa guerre contre l’islam et les musulmans sous des formes diverses et de formes, mais la fausseté de votre jugement sur ​​les sociétés musulmane il peur que ceux qui ont hérité de la règle de ceux qui les ont précédés au pouvoir, ils ne sortent pas dans leur travail au pouvoir, les seules règles qui ne sont pas partagés avec vous respectueusement, si vous devez de vérifier la profondeur de la pensée islamique et l’histoire sans porter de jugement vide et dénuée de sens dans la vérité et donc les musulmans dans leur histoire n’a pas grandi mais bon dans la terre et doit récolter le bien bonne l’Occident, qui détient l’islam et les musulmans enterrés rancune ne l’effaceras jamais l année pas le voir et l’histoire que vous êtes à la recherche de la vérité
    NB/ mouvais traduction de google

  2. Article interessant, mais je voudrais signaler une petite erreur : la Syrie est un pays a majorite sunnite. Cependant, le pouvoir est dans les mains des alaouites, secte minoritaire, et proche a certains egards du chiisme.

  3. Pour une fois, nous avons le plaisir de lire un article honnête, écrit par un occidental. les occidentaux croient que nous sommes naifs. Il n’y a pas de révolutions spontannées. Une révolution ça se prépare. Quant à ce qui se passe dans les pays arabes, c’est tout simplement des scénarios et des complots préparés à l’avance pour remodeler le monde arabe qui ne répond plus à leurs intérets.
    Plusieurs pays arabes ont été destabilisés. L’occident aurait pu s’arrêter, mais non, du moment que l’appêtit vient en mangeant. Ils s’attaquent maitenant à la Syrie, qui est un bien gros morceau, car elle assure l’équilibre au moyen orient. Tout le monde sait que la Syrie n’est qu’une suite avant de s’attaquer à l’Iran, frontalière avec la Russie. Cette dernière a compris que l’occident veut l’affaiblir en lui enlevant tous ses anciens alliés. Et c’est cela qui l’a forcée à intervenir par le veto avec la Chine et elle est prête même à se battre aux cotés de la Syrie, non pas par amour pour cette dernière, mais pour se protéger de l’occident. L’histoire de la Syrie finira soit par une entente entre les grands de ce monde et accepter l’emergence d’un deuxième pôle, soit par une autre guerre planétaire désastreuse pour tout le monde. Que Dieu préserve les hommes de leur folie. AMEN

    1. J’apprécie beaucoup votre commentaire que je trouve très pertinent. Evidemment on aime toujours mieux les écrits de ceux qui pensent comme nous. Les media occidentaux suivent aveuglément les directives du couple USA-Israel! Peu de gens savent lire entre les lignes et décoder les significations des bouleversements géopolitiques…

  4. Bonjour Monsieur Yves Ponroy.

    Je suis flatté de constater qu’un si éminent homme prenne le temps de lire et de répondre aux écrits des simples internautes.

    Encore une fois merci à vous et à Mme Chantal

    Amine
    Alger

  5. Depuis onze mois, les puissances occidentales et du Golfe conduisent une entreprise de déstabilisation de la Syrie. Plusieurs milliers de mercenaires se sont infiltrés dans le pays. Recrutés par des officines de l’Arabie saoudite et du Qatar au sein des milieux extrémistes sunnites, ils sont venus renverser « l’usurpateur alaouite » Bachar el-Assad et imposer une dictature d’inspiration wahhabite. Ils disposent du matériel militaire le plus sophistiqué, incluant des systèmes de vision nocturne, des centraux de communication, et des robots de combat urbain. Soutenus en sous main par les puissances de l’OTAN, ils ont en outre accès aux renseignements militaires indispensables, notamment des images satellites des déplacements des troupes syriennes, et des interceptions téléphoniques.

    Cette opération est présentée mensongèrement au public occidental comme une révolution politique écrasée dans le sang par une dictature sans pitié. Bien sûr, ce mensonge n’est pas universellement accepté. La Russie, la Chine et les États américains membres de l’ALBA le récusent. Chacun dispose en effet d’expériences historiques qui leur permettent de comprendre rapidement ce qui est en jeu. Les Russes pensent à la Tchétchénie, les Chinois au Xinkiang, et les Américains à Cuba et au Nicaragua. Dans tous ces cas, au-delà des apparences idéologiques ou religieuses, les méthodes de déstabilisation de la CIA étaient les mêmes.
    Groupe d’opposants au gouvernement syrien, appartenant à la nébuleuse communément appelée « armée syrienne libre ».
    Le plus étrange dans cette situation est d’observer les médias occidentaux s’auto-persuader que les salafistes, les wahhabites et les combattants de la mouvance Al-Qaïda sont épris de démocratie, alors que ces derniers ne cessent d’appeler sur les chaînes satellitaires saoudiennes et qataries à égorger les hérétiques alaouites et les observateurs de la Ligue arabe. Peu importe qu’Abdelhakim Belhaj (numéro 2 d’Al Qaida et actuel gouverneur militaire de Tripoli, Libye) soit venu personnellement installer ses hommes au Nord de la Syrie, et qu’Ayman Al-Zawahiri (numéro 1 d’Al-Qaïda depuis la mort officielle d’Oussama ben Laden) ait appelé au jihad en Syrie, la presse occidentale poursuit son rêve romantique de révolution libérale.

    Le plus ridicule, c’est d’entendre les médias occidentaux répéter servilement les imputations quotidiennes de la branche syrienne des Frères musulmans diffusant des dépêches sur les crimes du régime et ses victimes, sous la signature de l’Observatoire syrien des Droits de l’homme. Et d’ailleurs, depuis quand cette confrérie de putschistes s’intéresse t-elle aux Droits de l’homme ?
    Ayman Al-Zawahiri, numéro 1 d’Al-Qaida depuis la mort officielle d’Oussama ben Laden, a appelé au jihad aux côtés des Occidentaux pour faire tomber le régime baassiste syrien.
    Il aura suffi que les services secrets occidentaux mettent en scène un fantoche « Conseil national syrien », avec pour président un professeur de la Sorbonne et pour porte-parole la maîtresse de l’ancien patron de la DGSE, pour que des « terroristes » deviennent des « démocrates ». En un tour de main, le mensonge est devenu vérité médiatique. Les personnes enlevées, mutilées et assassinées par la Légion wahhabite sont devenues dans la presse des victimes du tyran. Les conscrits de toutes confessions qui défendent leur pays face à l’agression sectaire sont devenus des soldats alaouites opprimant leur peuple. La déstabilisation de la Syrie par des étrangers est devenue un épisode du « Printemps arabe ». L’émir de Qatar et le roi d’Arabie saoudite, deux monarques absolus qui n’ont jamais organisé d’élections nationales dans leurs pays et embastillent les contestataires, sont devenus des chantres de la révolution et de la démocratie. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui viennent de tuer 160 000 Libyens en violation du mandat qu’ils avaient reçu du Conseil de sécurité, sont devenus des philanthropes responsables de la protection des populations civiles. Etc.

    Cependant la guerre de basse intensité que la presse occidentale et du Golfe dissimule derrière cette mascarade a pris fin avec le double veto russe et chinois du 4 février 2012. L’OTAN et ses alliés ont été sommés de cesser le feu et de se retirer, au risque d’assumer une guerre régionale, voire mondiale.
    Le président syrien Bashar al-Assad et le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov le 7 février à Damas.
    Le 7 février, une importante délégation russe, incluant les plus hauts responsables du renseignement extérieur, est arrivée à Damas où elle a été accueillie par une foule en liesse, certaine que le retour de la Russie sur la scène internationale marquait la fin du cauchemar. La capitale, mais aussi Alep, la seconde ville du pays, pavoisaient aux couleurs blanc, bleu, rouge, et défilaient derrière des banderoles écrites en cyrillique. Au palais présidentiel, la délégation russe a rejoint des délégations d’autres États, notamment de la Turquie, de l’Iran et du Liban. Une série d’accords a été conclue pour le retour à la paix. La Syrie a restitué 49 instructeurs militaires faits prisonniers par l’armée syrienne. La Turquie est intervenue pour faire libérer les ingénieurs et les pèlerins iraniens enlevés, y compris ceux qui étaient détenus par les Français (au passage, le lieutenant Tlass qui les séquestrait pour le compte de la DGSE a été liquidé). La Turquie a cessé tout soutien à l’ « Armée syrienne libre », a fermé ses installations (hormis celle située sur la base de l’OTAN à Incirlik), et a livré son chef, le colonel Riad el-Assad. La Russie, qui s’est portée garante des accords, a été autorisée à réactiver l’ancienne base soviétique d’interception du mont Qassioum.

    Le lendemain, le département d’État des États-Unis a informé l’opposition syrienne en exil qu’elle ne devait plus compter sur une aide militaire US. Comprenant qu’ils ont trahi leur pays pour rien, les membres du Conseil national syrien sont partis en quête de nouveaux sponsors. L’un d’entre eux allant même jusqu’à écrire à Benjamin Netanyahu pour lui demander d’envahir la Syrie.
    Déploiement de l’armée libanaise lors de son opération au nord du pays.
    Après un délai de deux jours nécessaire à la mise en œuvre des accords, les armées nationales non seulement de la Syrie, mais aussi du Liban, ont donné l’assaut des bases de la Légion wahhabite. Au Nord du Liban, un gigantesque arsenal a été saisi à Tripoli et quatre officiers occidentaux ont été faits prisonniers dans le Akkar dans une école désaffectée de l’UNRWA transformée en QG militaire. En Syrie, le général Assef Chawkat en personne a commandé les opérations. Au moins 1 500 combattants ont été faits prisonniers, dont un colonel français du service technique de communication de la DGSE, et plus d’un millier de personnes ont été tuées. À ce stade, il n’est pas possible de déterminer parmi les victimes combien sont des mercenaires étrangers, combien sont des Syriens collaborant avec les forces étrangères, et combien sont des civils pris au piège de la ville en guerre.

    Le Liban et la Syrie ont rétabli leur souveraineté sur l’ensemble de leur territoire.

    Des intellectuels débattent de savoir si Vladimir Poutine n’a pas commis une erreur en protégeant la Syrie au prix d’une crise diplomatique avec les États-Unis. C’est une question mal posée. En reconstituant ses forces durant des années et en s’affirmant aujourd’hui sur la scène internationale, Moscou a mis fin à deux décennies d’un ordre mondial unipolaire dans lequel Washington pouvait étendre son hégémonie jusqu’à parvenir à une domination globale. Le choix n’était pas de s’allier soit à la petite Syrie, soit aux puissants USA, mais de laisser la première puissance du monde détruire un État de plus ou de bouleverser les rapports de force et de créer un ordre international plus juste dans lequel la Russie a son mot à dire.

    Thierry Meyssan

    1. Merci pour ce texte très complet et très documenté. Il est certain que les peuples occidentaux se font manipuler par des media qui pensent tous dans la même direction. Les cartes sont truquées et l’on se laisse abuser sans réfléchir.Je vais voir pour mettre de larges extraits de votre commentaire dans une prochaine chronique.

  6. Moi aussi, je remercie Monsieur Thierry Meyssan pour son article trés intéressant et le remercie encore davantage pour cette confirmation de la naissance d’un deuxième pôle en face du pôle occidental qui a été trés loin dans ses visées destructrices.

    Le monde a toujours compté sur deux blocs ou deux puissances depuis la nuit des temps. Depuis ROME et la PERSE et même avant, et c’est cela qui a permis au monde de durer.
    Actuellement, avec les armes de destruction massives, détenues par beaucoup de pays, il est encore plus que jamais vital qu’il y ait plusieurs blocs, sinon de graves risques guetteraient les peuples et notamment les peuples vivant dans des pays faibles.

    Le monde occidental et à sa tête les USA ont acculé la RUSSIE et la CHINE à commencer la construction d’un deuxième camp; Sans cela, ces deux puissances subiraient une dislocation et une implosion sous les coups de boutoir répétés et toujours plus durs des USA. Aussi, la probable naissance de ce deuxième bloc est une invitation à d’autres pays de le rejoindre.

    Pour nous en Algérie, c’est une trés bonne nouvelle. Cela nous permettrait de garder notre position de non-alignement. Ni Est ni ouest. Il est évident pour nous de travailler avec toutes les puissances qui régient ce monde mais il n’est pas question de s’aligner avec l’un contre l’autre. Nous voulons seulement que ces puissances nous laissent tranquilles.

    Concernant la SYRIE, ce pays frère qui est au centre d’un complot international, il est plus que temps pour les syriens de comprendre cela et de tout faire pour arrêter la spirale de violence qui s’abat sur le pays.

    Le temps a donné raison à l’Algérie qui a toujours été contre une intervention étrangére en LIBYE d’abord puis en SYRIE. Nous en sommes trés fiers d’avoir compris les risques encourus par ces peuples avant tout le monde.

    1. Merci pour votre intressant commentaire;Vous serez intress de lire la Chronique libre 255 qui paraitra le 12 Mars et qui sera intitule « L’idiot du village global ».Les USA, tlguids par Isral, sont en guerre contre le monde musulman. Les media occidentaux ne sont pas libres et pousent cette thse.La Syrie est au centre de cette guerre qui est aussi celle des sunnites contre les chiites Yves Ponroy http://www.chronique-libre.com

  7. A fin de voir en ce qui se passe en Syrie ; je préfère revenir un peut en arrière et voir dès le départ ce qu’on a appelé tous « Printemps Arabe » ; un jeune vendeur de légumes s’est suicidé suite à un conflit avec un agent de police. De tout d’un coup ce jeune homme devient le symbole de lutte contre le chômage et la pauvreté ; chose qui a stimulé une réaction populaire qui était lutté de façon déphasée ce qui a engendré la chute d’un régime mafieux et de la commence l’épisode. En effet je pense que le printemps arabe n’a pas commencé avec le soulèvement du peuple tunisien…mais avec la vague de scandale qui a succéder le départ de Ben Ali. Un départ qui a révélé que les dictateur Arabes ne méritent rien de statuts qu’ils se sont forgés…qu’ils ne sont pas puissants…qu’ils ne sont pas sécurisés…qu’ils sont plus stupides, plus naiifs et plus médiocres que la médiocrité. Actuellement Ben Ali est le symbole de voleur en Tunisie…

    Rapidement la projection s’est fait en Egypte (du fait que le peuple Tunisien et le peuple Egyptien se comparent l’un à l’autre en permanence)…Si Ben Ali et aussi mauvais que ça…Mubarak ne peut pas être très différent…puis s’était les coups de loser de Gadhafi qui a de lui-même stimulé son peuple contre lui…puis s’était le yemen dont Ali Abdallah Salah vivait déjà une profonde problème de pouvoir…

    Et donc loin de toute sorte de conspiration ce qui s’est produit dans ces pays était un développement naturelle d’une action spontanée d’un homme qui vivait dans un entourage (une quartier…une grande famille) où la pauvreté et le chômage font rage…et puis s’était les intérractions et les situation sociale médiocre qui ont amplifié ce fait dans le monde Arabe et même ailleurs (Espagne ; GB ; Israel et même l’USA).

    Passant à la suite ou à la succession ; l’effet brutale du printemps Arabe et la vitesse avec le quel ces régimes se sont dégradés ont fait une vide. En Tunisie la situation s’est résolut dans un cadre un peut pacifique ; l’armée s’est engagé de rester neutre et de remplacer les forces de la sécurités intérieur le temps que l’ordre se rétablie. Les gouvernements civils qui se sont succédés étaient sous une immense pression politique vu la question taboue de « légitimité » populaire ; révolutionnaire ou constitutionnelle. Les tentatives de gouvernement Ghannouchi puis du gouvernement Essibsi de reprise de contrôle ont échoué vu l’intolérance totale de la communauté politique et civile dans le pays. Ceci avait amené à une élection rapide en vue de résoudre la question de légitimité. Tout le monde s’est rendu à cette élection sans aucun programme en main et par conséquence aucun politicien tunisien n’était persuasif. La moitié des électeurs tunisiens ne se sont pas rendu aux urnes les autres ont voté à raison de 35 % pour l’unique parti politique Islamique dans le pays. Autrement dit ; avec moins de 20 % de vois ; les Islamistes ont gouverné le pays.

    En Egypte ; le terrain était plus fertile pour les idéologistes islamistes. Ceci revient essentiellement aux taux de pauvreté qui est plus important dans ce pays puis le taux d’éducations qui est plus faible. La démagogie Islamique ; les promesses d’une autre vie plus importantes et plus longues que le notre avaient un courant plus attractifs. Si la victoire maladroite d’Ennahdha en Tunisie était un peut surprenante et s’explique essentiellement par un processus politique incomplet (les partis politique n’ont pas obtenu le temps nécessaire pour développer des programmes électorale crédibles) ; la victoire de « AL EKHWANE » et les « SALAFISTES » en Egypte était trop attendu.

    En Libye ; la situation s’illustre dans une population noyée dans l’ignorance. Gadhafi s’est pensé malin en choisissant de noyer son peuple dans l’ignorance. Pas d’éducation…pas de savoirs…pas de sciences….en Libye ; à part le pétrole il y a rien. Mostafa Abdeljalil n’avait pas vraiment des options à part proclamer « Al Chari3a Al Islamia » (lois Islamiques) comme source de législation. En effet la population qu’il gouverne ne connaisse pas d’autres sources de législation…

    Sautant ver la Syrie ; le peuple Syrien a voulu faire la même chose qu’en Egypte et en Tunisie. En effet ; les Syriens se considèrent la société mère de la société tunisienne. Déjà ces deux populations se partagent beaucoup de facteurs communs et des artefacts. De même les Syriens se voient le peuple frère de l’Egypte. Ils ont confronté pendant des dizaines d’années un même ennemi (Israel) passant par la guerre de 1967 ; puis la guerre de 1974 ; puis la guerre de 1982. Les Syriens se croient des leaders de lutte contre le Israel et le sionisme mondiale. Et c’est dans ce sens qu’ils ont long temps aimé leur président Bachar. Sauf que comme Mubarak s’est avéré comme son frère Ben Ali ; Bachar ne peut être plus différent que Mubarak…et c’est dans ce sens que la révolution en Syrie s’est déclanché à Deraa…

    Il s’ensuite un recours graduel à la force militaire (l’école de Hassan Nasrallah) ; ce recours intélligent avait permis à Bachar de gagner du temps (chose qu’a manqué Gadhafi). Il a investi ce temps pour trouver des itinéraires pour développer le conflit entre peuple & régime ver un conflit d’intérêt de plusieurs façades :
    • Conspiration Juifs-américains contre la résistence (version Hizbollah)
    • Conspiration Américain-Euroopéen pour frapper Iran
    • Conspiration Sunnite contre les Chiite
    • Conspiration Chiite contre les Sunnite
    • Conspiration Turc contre les Kurde
    • Plan de devisions de la Syrie en des petits pays
    • Etc.
    Coté international ; les grands acteurs ont comme habitude partagé les rôles. C’est l’USA qui parle toujours au nom des liberté fondamentale…c’est l’Europe qui parle de droit de l’homme et c’est la Russie qui parle une lange Géopolitique un peut raisonnable. Chacun avait donc gardé sa position classique pour combiner un amortisseur du printemps Arabe. En effet ce n’est ni l’USA ni Israel ni l’Europe non plus la Russie n’a intérêt à voir plus de désastre sur tout au proche orient où régnaient des monarchies qui ont tous sauf le statut de gouverneurs. Et pour ce choix deux bonnes raisons s’affichent :
    • Intérêt présent avec les monarchies déjà en place : ces monarchies tels qu’elles les sont actuellement (y compris la monarchie d’Al Assad en Syrie) optimisent consciemment ou inconsciemment les intérêts occidentaux dans la région
    • Intérêt future : n’importe qui remplacera les monarchies actuelles aura faire des changements. Rien ne garantie que ces changements seront positifs pour l’occident. Rien ne garantie non plus que les succédant respecteront les engagement intimidants de leurs prédécesseurs. Je parle des engagements genre geo-politique (permanence de conflit avec Iran) ; géo-économique (maintient de l’écoulement de pétrole en dollar et maintient des fonds dans des banques occidentales) et géo-stratégique (ne pas entrer en course d’armement avec Israel). Dans ce sens la monté des Islamiste semble plus intéressants aux occidentaux ; parce qu’il est plus facile d’entrer en conflit avec un islamiste qu’un libérale…
    Et donc tout intérêt composé Bachar s’avère stratégiquement politiquement et économiquement important d’autant pour l’occident que pour Iran. Et par preuve ; toutes les tentatives d’envoi de forces armées en Syrie ou d’envoyer des armes en Syrie ont abouti à l’échec. Un échec visiblement expliqué par une position Russe plus raisonnable que d’habitude. Mais réellement ceci revient à une décision déjà prise …Bachar doit rester…..

    1. Je crois que la situation en Syrie est plus complexe que dans les autres pays Arabes car il y a de multiples forces en jeu. La suite dépendra du jeu des alliances pour renverser ou pour soutenir Bachar el Assad.Les Salafistes sont en embuscade pour prendre le pouvoir. Mais l’occident à plus à perdre qu’à gagner si Bachar est renversé…

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