279 – PENSER PAR SOI-MÊME

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Le conformisme social nous guette tous. Nous croyons être libres de nos pensées, mais en fait, nous sommes prisonniers d’un réseau complexe de relations et d’idées toutes faites. La pression sociale est souvent trop forte pour que nous osions exprimer le fond de notre pensée.

Robin Williams dans
« Le cercle des poètes disparus »

 Vous avez sans doute tous vu le film intitulé « Le cercle des poètes disparus ». Le merveilleux Robin Williams est professeur dans une prestigieuse et austère université américaine, réservée à une élite ultra conformiste. Il tente de montrer à ses élèves qu’ils peuvent faire preuve d’originalité et refuser un certain ordre établi qui finit par être sclérosant. Ce film nous a tous fascinés, car il fait écho à notre propre tentative d’émancipation par rapport aux pensées dominantes dont nous sommes imprégnés. Il montre surtout que penser par soi-même n’est pas sans risque et qu’il faut un certain courage et beaucoup de détermination pour oser affronter les « maîtres à penser ».

Nous sommes ainsi soumis, en permanence, à divers cercles de pensée dont il n’est pas facile de s’affranchir. En famille, à l’école, dans les media, au sein d’une entreprise, d’un syndicat, d’une église ou d’un parti politique nous sommes confrontés au « prêt à penser ». Il est tellement plus confortable de répéter ce que l’on vous dit de dire, sans avoir à réfléchir, comme on peut le constater chez les adeptes d’un parti politique. Notre société fourmille de « bien-pensants » qui prétendent penser à notre place, de « donneurs de leçons » et de « belles-âmes » qui savent mieux que nous ce qu’il est convenable de penser et de dire. Les media sont en général les spécialistes de ce bourrage de crâne et sont capables de répéter à satiété ce qu’ils considèrent comme étant « politiquement correct ».

Obtenir un boulot, aller travailler, se marier, avoir des enfants, suivre la mode, agir normalement, marcher sur le trottoir, regarder la télé, obéir à la loi, épargner pour la vieillesse.
maintenant, répétez après moi: JE SUIS LIBRE

 Il n’est pas facile d’échapper à la pression d’un groupe dans lequel tout le monde semble penser la même chose. On peut s’attirer les quolibets, le mépris ou la haine des membres du groupe si nous exprimons une pensée contraire à « la pensée unique ». Si les media vous expliquent, de façon répétée, que les gens sensés votent pour A et non pas pour B, vous n’osez plus dire le contraire. Vous serez encore plus influencés si l’on vous assène qu’il serait très mal et tout à fait inconvenant de voter C ! Dans ce cas, vous n’osez même plus ouvrir la bouche de peur de froisser ou d’être exclu du groupe… C’est aussi cette attitude qui fausse les sondages d’opinion par peur d’être mal jugé. C’est cela le conformisme, une sorte de paresse intellectuelle qui nous fait perdre l’esprit critique et nous pousse à être d’accord avec la majorité pour ne pas avoir à déplaire ou à affronter la controverse.

Des chercheurs de l’université de Leipzig ont montré que ce conformisme social concerne aussi les très jeunes enfants. Des enfants de quatre ans ont été répartis en deux groupes et ont reçu chacun un livre d’images avec des animaux à identifier. Mais le livre n’était pas exactement le même entre les deux groupes, sans que les enfants le sachent. Dans le premier groupe 100% des enfants donnent une bonne réponse qui doit être faite à haute voix devant toute la classe. Dans l’autre groupe, 40% des enfants ont donné consciemment une mauvaise réponse pour se conformer aux autres, croyant avoir le même livre. Ainsi, dès la maternelle nous cherchons à penser comme les autres et à nous conformer à la majorité. Cultivons l’esprit critique de nos enfants !…

Toute notre vie nous sommes ainsi soumis à cette pression constante qui s’exerce de façon insidieuse, sur nos modes de pensée et d’expression. Une sorte de tyrannie inconsciente établit un code implicite concernant ce qui se dit et ce qui ne se dit pas, sous peine d’être exclu, vilipendé ou conspué. Mais il n’est pas rare que, l’âge venant, certains finissent par oser exprimer clairement le fond de leurs pensées, estimant qu’il n’ont plus à se conformer au diktat des bien-pensants. C’est ce que vient de faire le philosophe Günter Grass en déclarant ce que tout le monde pense, à savoir qu’actuellement Israël menace la paix du monde. Mais Big-Brother écoute tout et a déchainé la meute des journalistes contre des propos qui, selon eux, au mieux friseraient la sénilité, au pire l’antisémitisme !

 Mais une révolution est en marche. Les nouvelles idées qui, autrefois, ne se diffusaient pas et restaient bloquées par les groupes de pouvoir, peuvent désormais circuler à la vitesse de l’éclair. Les réseaux sociaux permettent à chacun de s’exprimer mieux, selon ses propres pensées, sans avoir à en référer à une instance supérieure. Nous sommes de moins en moins conformistes car nous disposons de nouvelles sources d’informations diversifiées. Nous constatons ainsi que nous ne sommes plus seuls à penser ceci ou cela. Nous prenons donc de la distance par rapport aux media officiels, par rapport aux groupes de pouvoirs et tous les «donneurs de leçons » ! Autrement dit, nous faisons l’apprentissage de la liberté… et cela, c’est nouveau…

15 comments

  1. …Voici ce que déclare le jeune S…(12 ans), au sujet de l’élection présidentielle : « Les Candidats s’obstinent à aller vers la droite, la gauche ou le centre, mais la France sortira de la …. de la crise le jour où un candidat qui proposera d’aller vers le Haut, se présentera et sera élu »….

  2. je crois que c’est l’emotion et le sentiment liés a la pensée qui nous rend servils , pour faire accepter une idée on l’associe au contentement ou a la peur .voir les choses sans jugement c’est voir les choses tel qu’elles sont ,je pense .

  3. et bien moi je pense MES idées et je les dis tout haut ! et je vous assure qu’elles passent souvent très mal ! même (et surtout) dans le petit cercle restreint de la famille…
    mes amis sont plus tolérants mais les membres de ma famille ont du mal à accepter que je ne pense pas comme eux, et surtout, que j’ose émettre des idées tellement différentes des leurs…ou auxquelles ils n’auraient même pas pensé !
    tant pis ! je les écris dans mes blogs, les affiche dans mes commentaires et les colle sur les murs avec conviction et parfois désespoir…
    surtout, surtout, j’essaie de transmettre le message à mes petits-enfants : lisez beaucoup, de tout, sur tout, puis réfléchissez seul dans votre coin, et avec le temps prenez une direction que vous conforterez tout au long de votre vie…
    les « je sais tout » et les « censeurs » voudront vous faire douter…
    ne croyez pas tout sur parole, jamais… rechercher les réfèrences, les avis divergeants, apprenez l’Histoire, restez ouverts à toutes les discussions et un jour vous serez vraiment vous même, bien dans votre vie et dans vos idées et non à l’étroit dans les idées des autres….

    1. Merci et Bravo Dany pour votre liberté d’esprit et votre non conformisme. Il y a tant d’autoroutes de la pensée, que cela fait du bien de lire ceux et celles qui aiment les chemins de traverses !….

  4. Au début, je m’excuse pour l’élection de Sarkozy, et en fait je n’ai pas été élu j’étais sympathique aux hollande, par l’apparition de l’innocent et derrière les mots, dans lequel l’étang et l’honnêteté de ce pays, d’autre part, que votre article est une dimension de la propriété intellectuelle et de l’éducation, même si nous revenons à l’histoire de l’humanité des époques de Sparte Education à un pastaldzi l’école en Suisse à l’école, John Jack rousseau en France et son appel pour la liberté dans l’éducation et au-delà Durkheim sociologue et comment développer la société un bon départ de l’école, et dans le pragmatisme l’école américaine et de ses astronautes Dewey et Pierce et James et la façon dont ils construisent leur Alterbaoa doctrine dans l’école pour les enfants au début de la parole qui portent le sens du résumé Ommoosa sensiblement Aitisa Désolé pour ce commentaire à parler de toutes les écoles dans le monde éducatif, mais seulement pour revenir à école qui est l’éducation pour trouver une bonne société, à l’écart de toute société mal qui aime son pays

  5. Harriet a posté un commentaire court mais très juste. Nous sommes tous faits de sentiments et heureusement car sinon, que serait la vie.

  6. Commentaires à cette chronique laissés sur Facebook:

    Odile Leblon Merci !
    il y a 9 heures · J’aime

    Patrick Lelong Oui ! Merci aussi
    il y a 9 heures · J’aime

    Janine Glorieux merci je partage
    il y a 8 heures · J’aime

    Lise Grossinger parfois,notre comportement est calqué sur celui de notre entourage , et nous ne voulons pas changer parce que cela peut déranger notre petite routine,,,,mais un bon coup de balai ,fait du bien,,,
    il y a 2 heures · J’aime

    Muriel Vila Vous êtes invité dans une soirée et le Maitre de Cérémonie impose comme condition impérative de porter uniquement du blanc. Vous arrivez triomphant tout de noir vêtu, est-ce que cela fait de vous un anti-conformiste ? Par-contre si vous arrivez entièrement nu avec une écharpe blanche nouée sur le dessus de votre tête, l’impact sera différent. Pourquoi ? Vous mettez quand même du blanc mais d’une manière différente, vous appliquez la consigne mais vous gardez votre liberté d’expression par rapport à celle-ci. Et vous en assumez toute la responsabilité, car automatiquement ou vous vous rhabillez ou vous êtes expulsé peut-être même entre deux gendarmes accusé d’attentat à la pudeur ! Dans le premier cas juste une personne qui se rebelle et qui n’aura même pas attiré l’indignation du groupe majoritaire des blancs qui seront les grands gagants de cette soirée ! Ce sont souvent les extrêmes qui font la différence et qui dérangent l’ordre social. Les mouvements anti-conformistes (comme celui des Hippies qui a rallié la cause des jeunes, ce qui provoquera Mai 68) changent les mentalités des bien-pensants. Finalement ce mouvement en apparence innocent qui prônait la paix dans le monde a déchaîné les foules….
    Il y a environ une heure · Je n’aime plus · 1

  7. bonjour ,

    en réponse à votre article , aujourd’hui je m’attaque au sacro-saint travail en disant que le « travail » tel que nous le considérons est une aberration mentale .

    qui oserait critiquer le « travail » qui nous permet d’exister sinon de survivre.

    et bien moi je proclame que le travail est une sorte d’aliénation mentale de plus dans notre société.

    bien sur , pas de travail , pas d’argent , ils ont tout prévu c’est sur.

    au fait , mesdames , pourquoi pensez-vous que l’on vous a accordé le droit au travail.

    pour vous émanciper , me direz-vous , sûrement pas , en fait c’est beaucoup plus subtil que cela , car dés que vous travaillez vous rapportez beaucoup d’argent au système et à ceux qui sont derrière et tirent les ficelles grâce à la pensée unique justement.

    alors pour moi le travail ,,,

    bien sur je viens de me mettre à dos au moins 90 % de la population , aucune importance
    je suis libre dans ma tête et je me sens bien.

    mais au fait , j’y pense qui crée le travail et qui dit que tel ou tel à le droit ou non de travailler ?

    allez , trèves de bavardages , je pourrais semer le trouble dans les esprits , je m’en vais préparer le repas de midi , ca aussi c’est du travail et du vrai , pas de la figuration .

    amicalement

    roger

    1. Sur le moyen le plus facile pour une personne de parler notamment de ce que ne sais pas, mais des choses les plus difficiles à être son sens peut être déduit de ce n’est pas une leçon à peine, mais se caractérise par ces dispositions h à un objectif et de liaison de données, et si nous revenons aux mots de sociologues trouver entre eux disent que la première raison de la défaite de l’État perd des dirigeants et incompétente déchets et augmenter le nombre de ministères qui doit être dans l’introduction de techniques de des. expérience scientifique et humaine des écoles de la vie économique ancienne et moderne, comme l’école utopique ou imaginaire, et l’école classique et de la limite école, un des physiocrate l’école puis l’école du siècle dernier dans l’économie pour la théorie générale dans l’économie de Lord Keynes et comment passé sur le chômage que les travaux, que ce soit en économie ou en politique ou d’éducation ou de réunion nécessite une cible et mettre le plan pour atteindre cet objectif ne résout pas l’intuition des problèmes ou de penser à abstraite ou abstraite de la réalité n’est pas le cas pour le jeu jeux des échec gagner ou perdre dans le joueur de football n’est pas supporteurs

    2. Sur le travail, il y a souvent un amalgame qui est fait. On a l’habitude de lier automatiquement travail et argent. Or, pour sortir de l’aliénation au travail pour vivre, il faut bien faire une distinction en s’efforçant, justement, de se défaire des habitudes de penser et donc de penser librement. C’est quoi le travail au juste: c’est ce que fait l’homme depuis le début des temps pour transformer la matière brute en produit fini: l’industrie – se consacrer à la terre et à l’élevage pour se procurer de quoi manger: l’agriculture – s’occuper de la gestion, de la diffusion, de l’économie de ces deux activités: ce sont les services. Et puis il y a aussi la santé, l’instruction, la justice, la culture, les arts. Bon – pour être un peu plus explicite: quand vous tapissez ou peignez votre intérieur, quand vous cultivez votre jardin, quand vous bricolez pour vous même ou pour aider un parent ou un ami, vous travaillez, mais ça n’est pas lié à l’argent. Le travail, c’est l’activité de l’homme, dans n’importe quel domaine que ce soit. Ensuite, il y a l’argent, qui nous permet de vivre, en fait , de nous intégrer au travail général par la consommation, qui est monnayé et évaluée par rapport à ce que coûte le travail. Mais ça n’est pas obligatoire. On peut très bien imaginer un système où le salaire serait déconnecté du travail. On travaillerait sans être payé pour notre travail, et d’un autre côté, il y aurait un organisme qui créerait la monnaie (comme cela se fait actuellement à l’échelle de l’Europe sur le crédit – la banque centrale crée l’argent de toute pièce, ex-nihilo, et en même temps, elle ouvre une créance, c’est à dire une dette – vous savez, la fameuse dette dont on parle beaucoup en ce moment…) – et cette monnaie servirait de mesure pour la consommation – on peut très bien créer une monnaie basée sur la consommation, et non sur la production. Ainsi, le travail prendrait un autre sens. Car le travail est un fait obligatoire. Nous ne vivons pas de notre argent mais du travail des autres, et les autres peuvent exiger de vivre du notre. C’est pour cela qu’il faut travailler. C’est un sujet très large – je le développerai si ce texte suscite des réactions.

      1. Voilà une proposition originale: baser la création monétaire sur la consommation et non sur la production. Cela demanderait à être explicité. Mais que se passe t-il si la consommation est supérieure à la production ? C’est exactement ce qui se passe actuellement et cela conduit à la faillite !…. On peut prendre les choses comme on voudra, il est impossible, sur la durée, de dépenser plus que ce que l’on gagne. C’est vrai pour un individu, pour une société commerciale et pour un Etat. Bien sûr, au niveau local on peut imaginer un système de troc, comme dans les sociétés traditionnelles; c’est difficile à envisager dans une société complexe…

      2. Merci de votre réponse. J’attends aussi la réponse de hoferoger. Je répondais surtout pour défendre l’utilité, l’indispensabilité du travail. L’argument le plus important est que nous vivons du travail des autres et que les autres vivent du notre, et non pas, nous vivons de notre argent comme semblent le penser la plupart des gens. C’est ce que savent et qu’exploitent ceux qui tiennent les leviers de la création monétaire. Il vivent du travail des autres mais ne travaillent pas – ils vivent de l’argent qu’ils créent pour payer le travail de ceux qui travaillent. C’est cela qui ne va pas. C’est dans ce sens seulement que le travail es une aberration et que hoferoger a raison. Mais d’un autre côté, il en ressort que tout le monde doit être conscient qu’il faut travailler. Ce qui est à changer, c’est la relation de l’argent au travail.
        Maintenant, je vous réponds sur votre argumentaire: »Mais que se passe t-il si la consommation est supérieure à la production ? C’est exactement ce qui se passe actuellement et cela conduit à la faillite ! » – Dans le système actuel, si la consommation est supérieure à la production, les prix augmentent et cela régule la consommation. Dans le cas où l’argent serait créé sur la consommation, si la consommation augmente, cela créera du travail de production,et c’est ce qu’il faudrait maintenant avec tout le chômage qu’il y a.
        Le véritable problème à résoudre, c’est la gestion de la monnaie. La monnaie devient pernicieuse parce qu’elle est thésaurisable. C’est un non sens économique que de l’argent produise de l’argent, que l’on puisse « placer » son argent (que l’on a surement gagné honnêtement…) et en récolter plus sans avoir travailler. L’argent , c’est « du vent » au sens propre du terme. Le vent est très utile car il régule le climat, il transporte le pollen,et par l’intermédiaire de l’homme, il peut faire tourner des turbines (éoliennes) et produire de l’énergie – seulement, le vent se manifeste également sous forme de tornades qui détruisent tout. c’est ce qui se produit actuellement avec l’argent. L’argent est fait pour circuler et non pour être amassé. Et ce qui pousse même les gens ordinaires comme nous à amasser de l’argent ( je vous rassure, je suis comme tout le monde, j’ai des livrets et plans d’épargne et des assurances vie), c’est que l’on n’est pas sur d’avoir de l’argent demain pour s’assurer le nécessaire au moins. Si l’argent circulait comme il se doit et que l’on soit toujours sûr de pouvoir en avoir, on ne penserait plus tant à économiser pour l’avenir incertain.
        « On peut prendre les choses comme on voudra, il est impossible, sur la durée, de dépenser plus que ce que l’on gagne.  » Vous faites surement référence à la dette abyssale qui se creuse de plus en plus ? il s’agit, dans ce cas, de savoir pourquoi l’on gagne moins, et pourquoi l’on dépense plus. L’on gagne moins parce que le but du système, géré par les multinationales, les gros actionnaires et les banque, est de créer de l’argent thésaurisable, en fait, de créer des richesses fictives pour pouvoir s’en servir stratégiquement pour s’assurer la puissance. C’est un néologisme qui s’appelle « l’industrie financière » – Hors, une méthode qui a toujours fait ses preuves au cours de l’histoire, sous différentes formes (esclavage, servage, exploitation des travailleurs), c’est de payer le moins cher possible le travail – surtout le travail non rentable comme le service public sous toutes ses formes. Cela génère l’impossibilité de payer pour les particulier et les administrations – alors, comme il faut bien consommer, assurer au moins l’indispensable, on crée l’argent, on crée des créances et avec intérêts car l’argent doit rapporter – et c’est ce qui fait la dette.
        Je suis d’accord pour dire qu’on de soit pas dépenser plus qu’on ne gagne, si ce sont des dépenses d’agrément ou superflue. Mais peut-on accuser les états de dépenser trop lorsqu’ils veulent créer l’indispensable: santé publique, logements sociaux (d’ailleurs, ils n’existeraient pas si tout le monde était payé pour vivre correctement – social, dans ce cas , a une connotation misérabiliste – agents de sécurité (police et gendarmerie), enseignement, justice. Est-ce que, pour rembourser la dette, on ne va pas finir par nous rationner sur la nourriture…? lol, mais pas lol du tout si ça arrive!
        L’on dépense plus, parce qu’avec l’argent existant, on doit aussi rembourser les intérêts. Le système actuel s’écroulera tout seul pour une simple raison, mathématique, qu’il est facile de comprendre: Il existe une masse monétaire M qui est de plus en plus faite de l’argent créé ex nihilo par les banques centrales – cela marche encore car il existe encore de l’argent qui provient d’autres ressources – Mais nous devrons rembourser une somme d’argent égale à M + I (I étant les intérêts) qui sera toujours supérieure à M, ce qui produit une fuite en avant par la nécessité vitale d’emprunter toujours plus pour rembourser. C’est comme un crédit révolving à l’échelle mondiale et les états se retrouveront comme les particulier, en cessation de paiement.
        Il y a une solution à cela: c’est que des hommes politiques honnêtes expliquent publiquement comment marche le système – de même qu’à un moment de l’histoire, on a instruit le peuple, en lui apprenant à lire, écrire et comprendre.
        A bon entendeur, salut.

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