282 – LE MECHANT ET LE GENTIL

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La politique électorale est un spectacle populaire. L’intrigue doit être simple, il y a les bons et les méchants, comme dans un western ou comme au théâtre de marionnettes. C’est toujours le gentil qui gagne et le méchant qui reçoit les coups de bâtons !…

LE GENTIL

 Le divertissement populaire, le spectacle du cirque ou du stade, ne sont pas faits pour penser mais pour nous donner des émotions. Tout bon tribun sait que l’on entraîne les foules avec des émotions et non pas avec des réflexions. Les idées doivent être simples et, si possible, se réduire à des slogans simplistes. Les bons sentiments sont vendeurs, pas les idées. Le rêve est vendeur, pas la réalité ; l’émotion est vendeuse, pas la réflexion ; la vision simple d’un monde idéal est vendeuse, pas la description d’un monde complexe.

Nous avons tous observé les mouvements d’humeur d’une foule. C’est toujours l’émotion et la versatilité qui domine. La foule, dans un stade, peut conspuer ceux qu’elle acclamait hier. Une foule est une entité à part entière qui n’existe que par l’émotion qu’elle génère. Une rue pleine de monde n’est pas une foule. Un cortège qui défile dans la même rue devient une foule, avec ses émotions, ses joies, ses colères et ses haines. La foule est comme un petit enfant, imprévisible et capricieux. Tout rassemblement devient foule et, dès lors, chacun cesse de penser par lui-même. La foule génère, sous forme d’émotions, une énergie colossale et contagieuse. Dans une foule on perd son individualité et son libre arbitre, c’est pourquoi une foule est toujours potentiellement dangereuse. C’est cette foule là qui acclame les hommes politiques et répète leurs slogans.

La haine qui émane des stades fait peur. Dès lors qu’il y a compétition, la foule possède ce

LE MECHANT

fâcheux penchant à générer de la haine, comme on peut le constater dans les meetings politiques. Le but n’est pas de défendre des idées pour construire un monde meilleur, mais le but consiste à battre l’autre. Les militants deviennent haineux, comme des guerriers. Tous les termes qu’ils utilisent  sont ceux du combat acharné, jusqu’à la mise à mort qui est encore symbolique. Mais l’on sent bien que si la foule était plus nombreuse, et livrée à elle-même, cette mise à mort ne serait pas que symbolique !  Si l’action politique consistait à échanger des idées, il n’y aurait pas de combat. C’est précisément parce que la politique n’échange aucune idée qu’il y a combat autour de slogans simplistes.

Et le combat est toujours celui des gentils contre les méchants. Cela suppose que l’adversaire fasse partie des méchants, ce qui justifie qu’il faille l’abattre. Dans une vraie démocratie, les choses pourraient s’équilibrer, en ce sens que chaque parti est le méchant de l’autre. Mais dans tout combat, il faut un arbitre. Le peuple n’est pas l’arbitre, puisqu’il est celui qui tranche le jour du scrutin. Les media sont les seuls arbitres possibles en rapportant les mots et les gestes des uns et des autres, de façon équilibrée. Or, lors des récentes élections présidentielles en France, il n’y avait pas d’arbitre puisque l’ensemble des grands media nationaux avait indiqué où se trouvaient les bons et où étaient les méchants. Il ne semble pas exagéré de dire que la France vient de vivre la première élection non démocratique, en absence d’un arbitre. Ceux qui devaient jouer le rôle d’arbitre ont, au contraire, attisé la haine…

 Personne n’a envie de voter pour les méchants. Au contraire, nous applaudissons quand ils reçoivent des coups de bâtons, comme chez Guignol. En ce sens, la dite élection fut un très bon spectacle. S’y ajouta un mot simple, un mot qui  fait rêver et qui fait briller les yeux d’envie : le mot « croissance ». Qui pourrait refuser de se rallier à ce projet ? Chacun imagine déjà se partager « les fruits de la croissance ». Ce seul mot « croissance » a soulevé l’émotion des foules. Le gentil demande  «  la croissance », le méchant parle « d’économies ». Mais comme la foule ne se pose pas de question, personne n’a demandé quel chemin emprunter pour atteindre cette croissance. La croissance ne se décrète pas, elle nécessite une stratégie qui consiste à améliorer son efficacité économique pour redevenir compétitif. Cela suppose de profondes réformes de structure que personne n’envisage. En dehors de cela, la croissance n’est qu’un rêve, une illusion. La foule aime les illusions mais déteste les désillusions !…

Je rêve d’une autre démocratie dans laquelle on proposerait directement au peuple un véritable programme en faveur de la croissance, avec des buts précis et les moyens pour y parvenir. Un programme destiné non pas aux foules hystériques mais aux individus responsables. Un programme, avec des faits et des chiffres, basé sur une réalité objective. Oui, les citoyens ont besoin de rêver, mais de rêver à des objectifs réalistes et réalisables. Les rêves, pour lesquels on ne se donne pas les moyens de les atteindre, ne sont que des mensonges. Dans ces conditions, je crains que les gentils d’aujourd’hui soient les méchants de demain…

 Dans la commedia dell’arte, Polichinelle a l’apparence du gentil, c’est le bonimenteur qui fait rire et que l’on applaudit. C’est un rusé bouffon qui, sous des dehors balourds, endort tout le monde. Et, comme tous ceux qui cherchent à plaire, ses opinions sont changeantes. Comme l’écrivait Voltaire : « Ce monde est une grande foire où chaque polichinelle cherche à s’attirer la foule ». Si Polichinelle faisait de la politique, c’est lui qui serait élu…

12 comments

  1. comment ne pas être d’accord avec ces propos !
    quand j’ai vu la foule des « contents » après les résultats je l’ai trouvée arrogante et agressive ! d’ailleurs dans les messages ou commentaires échangés sur FB (parfois avec ceux qui étaient en lien avec moi) j’ai lu de la haine et de la vulgarite et cela m’a fait presque peur au point de « couper » les ponts avec eux !
    je ne suis pas étonnée que des lynchages soient possibles parfois….

  2. Si j’ai bien compris ce que vous dites, une partie du peuple (la partie plutôt irresponsable) se prononce majoritairement pour un « gentil Polichinelle » au dépends d’un autre candidat qu’elle prend pour un « méchant Polichinelle ». Par conséquent, selon cette logique bizarre, lorsque Monsieur Sarkozy à été élu comme président des français, c’est le gentil et irresponsable Polichinelle Monsieur Sarkozy qui a été préféré à la méchante mais responsable Polichinelle Madame Royal.
    En réalité, selon une logique non dualiste, non partisane, « Polichinelle » symbolise les divers aspects positifs et négatifs de l’être humain et, comme le souligne Descartes : « Ce monde est une grande foire où [chaque] Polichinelle cherche à s’attirer la foule ».
    Pour ma part, je ne me situe ni au dessus ni au dessous du peuple, je fais partie du peuple au même titre que les élus, les journalistes, etc. Par principe j’ai du respect pour le peuple. Pour les uns et les autres. J’ai du respect pour chaque candidat et, en fonction de mes connaissances, de mes expériences, de mes possibilités – en mon âme et conscience -, je choisis librement qui je veux élire. Librement dis-je, car, étant foncièrement non dualiste, je ne me soumets à aucune dictature partisane.
    Il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les méchants. Il y a des plus ou moins bons et des plus ou moins méchants de chaque côté. Je ne suis donc pas d’accord avec cette affirmation manichéenne, séparatrice et dictatoriale que « le combat est [toujours] celui des gentils contre les méchants », que « c’est [toujours] le gentil qui gagne et le méchant qui reçoit les coups de bâtons. » e.b. ☼

    1. J’aime bien votre façon de rechercher le consensus et d’éviter la contre-verse. C’est une sorte de sagesse. Je dois néanmoins relever que votre interprétation de cette chronique est erronée sur certains points:
      – Tout d’abord, je ne prétend pas que le camp des gentils est systématiquement moins responsable que le camp des méchants. Je me réfère seulement à l’élection de 2012.
      – je précise que, en temps ordinaire « chaque parti est le méchant de l’autre ». Mais l’arbitrage des media permet une balance équilibrée.
      – Or, en ce qui concerne cette dernière élection française, l’ensemble des grands media nationaux avait désigné le camp du méchant ce qui contredit le principe démocratique.
      – J’ai en outre relevé que le gentil promettait la croissance et le méchant parlait de faire des économies, ce qui me semble plus réaliste. Ma pensée n’est pas manichéenne, je me sers seulement de mon bon sens pour affirmer qu’en l’état actuel de l’économie française, la croissance est une illusion.
      – Donc le gentil a été élu sur une illusion dangereuse. J’expliquerai dans la chronique 285 les raisons pour lesquelles, selon moi, cette illusion est dangereuse.
      – Enfin, je parle de « la foule », à ne pas confondre avec le peuple des citoyens dont nous faisons tous partie.

  3. Vous défendez un point de vue relatif. Moi aussi. C’est normal. Mais ce qui me paraît excessif c’est la fascination que vous affichez envers les pseudo ‘paroles d’évangile’ proférées par les prêchi-prêcheurs d’une église idéologique dont vous êtes apparemment l’un des sectateurs zélés. Cette idéologie consiste, entr’autres incohérences, à couper la réalité en deux parties séparées, d’un côté les méchants, de l’autre les gentils, à ne tenir aucun compte du non dualisme, de l’unité, de la complémentarité, des divers et multiples degrés de la réalité, des diverses et multiples possibilités qui existent entre noir et blanc, entre yin et yang, entre gauche et droite…

    Vous êtes tellement prisonnier de cette idéologie que par aveuglement, à moins que ce ne soit par crédulité naïve, vous perdez ce à quoi vous semblez pourtant tenir, le bon sens. En effet, cet aveuglement à été jusqu’à vous faire relever que ‘le gentil [promettait] la croissance et le méchant [parlait] de faire des économies’, ce qui, comme vous le dites vous semble plus réaliste mais qui, précisément, ne peut pas l’être du fait même que par idéologie partisane vous avez falsifié, consciemment ou non, la parole du gentil. Visiblement, vous n’avez pas entendu, ou vous n’avez pas voulu entendre, ce qu’il a réellement dit (mais peut-être vous êtes-vous laissé trop facilement convaincre par ce qu’ont raconté les médias que vous accusez pourtant de manière trop partisane d’être trop partisans et anti démocratiques).

    Je l’ai écouté plusieurs fois avec respect et attention celui que vous désignez arbitrairement comme ‘le gentil’. J’ai écouté aussi plusieurs fois avec respect et attention le Président sortant. Je le souligne avec force, c’est injuste de faire croire que M. Hollande a affirmé ‘qu’il [ne faudrait pas faire des économies]’. Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas ce qu’il a dit. Il n’a pas dit non plus qu’il [promettait] la croissance. En fait, il a expliqué tout simplement et à maintes reprises, que pour ne pas se contenter de rester dans ‘l’état actuel’, il faut dès maintenant s’orienter vers la croissance, sans quoi il sera impossible de faire des économies et de sortir de la crise dont la cause n’est pas à imputer au peuple qui en paie indûment les conséquences fâcheuses mais aux systèmes financiers désordonnés, déséquilibrés, non régulés, excessivement ‘libéralistes’.

    De votre côté, vous affirmez qu’en l’état actuel ‘la croissance est une illusion’. Mais je vous demande pour qu’elle raison, sinon par soumission aux pseudo ‘paroles d’évangile’ auxquelles vous semblez tant attaché, pour quelle raison croyez vous que nous serions nécessairement et absolument condamnés à rester dans ‘l’état actuel’ ? Je ne le crois pas et je ne le souhaite pas. Il est vrai, je vous l’accorde bien volontiers, qu’il n’est pas honnête de porter toute la faute de cet ‘état actuel’ sur le Président sortant et son gouvernement, mais pourquoi tant de méfiance et de pessimisme par rapport au changement possible ? Pourquoi ne pas aller intentionnellement de l’avant avec confiance, avec courage ? Librement.
    e.b. ☼

    1. Je ne suis le partisan zélé d’aucune idéologie, je suis seulement un pragmatique. Il existe des lois intangibles, comme la pesanteur par exemple. Il en est de même en économie: il est impossible de s’enrichir en dépensant longtemps plus que ce que l’on gagne. Ce n’est pas une idéologie, mais une évidence, une contrainte absolue. Par conséquent pour sortir de cette crise il faut avant tout réduire de façon drastique le train de vie de l’Etat, ce qu’aucun des deux candidats dont nous parlons n’a envisagé. Lorsque les français auront réduit les déficits sérieusement, et pas de façon homéopathique, ils pourront commencer à parler de croissance. C’est peut-être triste et pas agréable à entendre, mais c’est ainsi. C’est donc sur cette analyse de la situation économique que nous divergeons. Naturellement je souhaiterais que vous ayez raison…

  4. Oui Yves ce que tu dis est juste; mais il y a également deux concepts qui ont été mis en avant par « le gentil » et qui ne cessent pas de m’étonner: la Normalité et la Vertu.

    On a tous bien compris que ces deux caractéristiques s’adressaient « en creux » au méchant, mais enfin tout de même , mettre ça en exergue comme l’alpha et l’omega du comportement présidentiel parfait me parait osé.

    La frontiére entre un homme normal et un homme ordinaire est ténue, et ce dernier se rappoche dangeureusement du médiocre; dans « Nous ne vieillirons pas ensemble », l’inoublliable Jean Yanne dit à sa partenaire Marléne Jobert, lors d’une scéne de ménage mémorable: » Tu es pire que moche, tu es ordinaire » En terme de cruauté, on peut difficillement faire pire…. et hop, voilà que non pas l’ordinaire certes, mais le normal refait surface dans le marketing politique, cette fois sous forme de qualité. Etonnant n’est ce pas?

    Quant à la vertue en politique, je m’en suis toujours méfié comme de la peste: confére Savonarole. Et puis que demande-t’on à un chef d’état : courage , vision, art de gérer le temps, déplaire, certes, mais de se priver de déssert ou de laisser aux autres le soin de nommer je ne sais quel obscur président d’entreprise publique, certainement pas!

    Normalité et Vertu sont des qualités qui étaient autrefois honorées dans les villages sous la forme d’un petit pécule donné aux jeunes filles pauvres et méritantes. Une rosiére à l’Elysée! Je serai curieux de savoir ce qu’en auraient pensé Talleyrand ou Felix Faure.

    1. Oui Dominique, c’est le retour de la vertu en politique et tant mieux, si ce ne sont pas que des mots. Il faut relire Alexis de Tocqueville qui avait parfaitement prévu ce que deviendrait la démocratie « molle » et cette « normalité » du personnel politique. Bien qu’étant lui-même profondément démocrate, il ne se faisait pas trop d’illusions. Il rêvait en quelque sorte d’une démocratie aristocratique, un peu ce que fut De Gaulle… Depuis quelques temps déjà, les démocraties occidentales en sont loin. On peut dire qu’Angela Merkel est le prototype du chef de l’Etat, vertueux et normal.

      1. Je suis d’accord concernant ton appréciation sur Angela Merkel qui doit néanmoins être tempérée de la façon suivante (ton appréciation, pas Angéla….)
        – Je serais étonné qu’un Grec soit de notre avis….
        – La relative bonne santé de l’Allemagne est due partiellement à sa structure fédérale qui fait reporter le poids de la dette sur les Lands et les municipalités;
        – Enfin, l’apprehension de la valeur « travail » est évidemment trés differente entre l’Allemagne et les pays du sud ; dans la premiére , le chomeur n’est pas traité comme en France pour l’inciter à retravailler (il doit y avoir un ratio de 1 à 4 entre les plafonds d’indémnisation allemand et français) en conséquence de quoi le budget social (chomage et assurance maladie ) allemand et français n’ont rien à voir.

        En conclusion la démocratie ne serait-elle donc pratiquable qu’à deux conditions cumulatives:
        – éxistence d’une structure fédérale ou confédérale;
        – culture majoritairement protestante (cf Max Weber….)

      2. Tu connais la formule lapidaire: au Nord les protestants buveurs de bière, au Sud les catholiques buveurs de vin. Deux cultures, deux visions du monde, deux approches différentes du travail et de la responsabilité. Ce n’est pas un hasard si l’Etat Providence si généreux et laxiste est l’apanage des pays du Sud !….
        Ton interprétation sur les Nations fédérales mérite réflexion. Si on considère l’Espagne quasi fédérale, on n’est pas très convaincu ???

      3. La structure fédérale est (peut-être)nécessaire, mais pas suffisante; il faut aussi une culture majoritairement protestante, ce qui n’est évidemment pas le cas de l’Espagne.

  5. Mais oui, Yves, bien évidemment je suis tout à fait en accord avec vous sur ce point : « il est impossible de s’enrichir en dépensant longtemps plus que ce que l’on gagne ».

    En revanche, je ne peux pas être d’accord avec l’idéologie unilatéralement partisane que vous défendez et qui n’a, ni logiquement ni pratiquement, aucun rapport réel avec le véritable pragmatisme ; idéologie qui consiste à envisager l’intention et l’action (politiques ou autres), en deux entités non complémentaires, totalement dissociées, les « gentils » d’un côté, que vous considérez indistinctement et de manière excessivement partisane et injuste comme des incompétents, incapables d’oeuvrer pour une meilleure gestion économique, financière, etc. et, d’un autre côté, les « méchants », que vous considérez indistinctement et de manière excessivement partisane et injuste comme seuls compétents et capables.

    L’évidence et la contrainte (non pas absolue mais relativement absolue) que vous soulignez très justement se manifestent indépendamment des idéologies relatives auxquels les uns ou les autres s’attachent plus ou moins excessivement. Toutefois, fort heureusement, il n’y a pas qu’une seule manière de connaître, de comprendre et d’agir. Une femme (même si elle est gentille) peut gérer les finances de sa famille aussi bien, ou même mieux, qu’un homme (même s’il est apparaît comme méchant). Elle n’abordera pas nécessairement les problèmes à partir des mêmes connaissances ni par le même biais que lui ; elle ne s’y prendra pas nécessairement de la même façon. Quelle que soit la croyance plus ou moins partisane qu’aurait l’un ou l’autre d’être le seul à détenir et à être le seul capable de mettre en oeuvre un système de connaissance et de gestion relativement absolus, ce qui comptera finalement c’est ce qui en résultera bénéfiquement pour l’ensemble des membres de la famille, non seulement au seul niveau de positivité des bénéfices financiers mais à celui de la plus juste équité possible.

    e.b. ☼

    1. Je ne veux pas vous inonder de mes réponses. Je voudrais seulement vous dire que vous attachez peut-être trop d’importance à l’image que j’ai prise des gentils et des méchants. Je voulais simplement illustrer l’image que les media ont donné des 2 candidats, l’un étant manifestement le gentil et l’autre présenté comme le méchant. Mais, si vous relisez bien le texte, je ne fais nullement l’apologie du méchant. Je suis beaucoup plus mesuré que vous ne semblez le dire. Il est vrai que je supporte mal la démagogie qui est d’ailleurs venu des deux candidats. Nous avons à ce sujet assisté à une surenchère affligeante!….

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