Avant de quitter l’Amérique, faisons une halte dans la Belle Province, si chère à notre cœur. Une nouvelle fois, le Québec fait un accès de fièvre…

Liberté de ton, Liberté d'opinion

Par voie de conséquence, la future politique du nouveau gouvernement Québécois fait peur, à commencer par la communauté anglophone de la Province, mais aussi au gouvernement fédéral d’Ottawa. La presse de langue anglaise s’alarme et parle déjà d’exode (comme en France actuellement). Deux référendums d’autodétermination ont déjà eu lieu en 1980 et 1995. La dernière fois, les autonomistes ont frisé la victoire. Pourquoi faut-il que le Québec soit à nouveau travaillé par ses vieux démons ?
Jean Charest, avait élaboré le désormais célèbre « Plan Nord » qui prévoit l’aménagement des zones minières situées au Nord du Saguenay. (Voir chronique libre 222 et intitulée « Le Québec, nouvel eldorado »). Ce plan, présenté au sommet de la terre à Rio, apparaît comme un modèle de développement durable. Il est certainement critiquable et on ne peut nier un certain risque écologique. Néanmoins, le Plan Nord constitue une opportunité exceptionnelle pour l’avenir économique du Québec. Le refus a priori de ce plan, comme le font certains souverainistes, ressemble fort à une sorte de suicide économique, comme on le constate actuellement dans les milieux écologiques européens.
Bonjour,
Votre chronique jusqu’à aujourd’hui nous intéressait. Mais vos prises de position face aux problèmes de notre Province vous exclues de nos futures lectures.
Quand on ne connaît pas un problème, on l’étudie et on pose des questions mais surtout, on ne joue pas les professeurs.
Survoler la question comme vous le faite démontre votre condescendance envers un peuple qui sait depuis longtemps qu’il ne peut plus compter sur les français pour l’aider à s’autodéterminer.
C’est avec ce type de discours que les français sont de plus en plus mal vus au Québec. Vous n’y comprenez rien, vous survolez notre histoire et vous vous posez en donneur de leçons : Minable est le mot qui me vient à l’esprit.
Si vous vous étiez penchés sur notre récente histoire et notamment sur les référendums, peut être auriez-vous découvert que le Gouvernement Fédéral a triché par ses dépenses hors limites fixées par lui-même. Aller voir le scandale des commandites, révélé quelques années plus tard par les journalistes. (Allez voir les travaux de la commission Gommery)
Un gouvernement qui triche pour une élection, ça nécessite de contester le scrutin en question, voire de le refaire s’il y a lieu.
Quant au problème linguistique si vous viviez dans notre environnement anglo-saxon, vous comprendriez les nécessités de nos décisions sur le sujet.
Pour la dernière campagne et sa fin tragique, si vous connaissiez le monde journalistique anglo-saxon, si vous aviez conscience des propos haineux écrit durant la campagne, (assimilant Pauline MAROIS aux régimes fascistes de la vieille Europe, la représentant avec une petite moustache sous le nez) vous comprendriez pourquoi un individu s’est cru investit d’une mission de sauvetage de son peuple en perpétrant un sordide attentat le soir des élections.
Quand on ne connaît pas un problème, le moindre des respects envers un peuple c’est de se renseigner et de se former, d’écouter de comprendre, d’analyser et de synthétiser en restant objectif.
Merci de me désabonner de votre chronique.
Parfois j’ai honte d’être français quand je croise des gens comme vous, donneur de leçons et conseiller en tout genre.
Michel MASSOUTY
Je savais qu’en abordant le sujet de la souveraineté du Québec je risquais de froisser certaines personnes. Je ne donne pas de leçon, je donne seulement mon sentiment. J’estime en effet que les Québécois ont plus à perdre qu’à gagner en sortant de la communauté canadienne. Même au sein du Parti Québécois certains pensent comme moi et Lucien Bouchard lui-même le dit tout haut: voir “le Devoir” d’hier.
Je partage votre sentiment sur ce que vous dites de la presse anglo-saxonne et son hypocrisie, voire son agressivité. Néanmoins, ma conviction profonde c’est que l’avenir du Québec est en Amérique du Nord, dans l’apaisement et non pas dans le ressentiment.
Vous avez raison de faire remarquer que je n’habite pas sur place et que je ne connais pas tout de la vie au jour le jour, mais il est vrai aussi qu’un oeil extérieur peut prendre plus de recul et ainsi aider ceux qui sont sur place à regarder les évènements autrement.
Merci de votre témoignage et de votre réaction qui montre que les Québécois demeurent combatifs…
Si vous saviez M. Ponroy, tout le ”trafficottage” qui s’est passé, se passe et j’espère ne se passera plus autour du parti libéral… Notre peuble Québécois veut être Fier et non plus être soumis. Ça prend un début pour en faire une ”province distincte”; on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs… et en bout de ligne, qui pensez-vous, recevra toutes ces redevances… encore et toujours les gros capitalistes multinationales de notre planète qui ont le dernier mot. Merci.