193 – CRAINDRE L’ECHEC OU ESPERER LA REUSSITE ?

Posted on octobre 19, 2011 par

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Dernièrement,  j’écoutais deux amis s’exprimer  sur leurs «méthodes» respectives pour atteindre leurs objectifs. L’un disait qu’il exprimait haut et fort ce qu’il voulait éviter en réussissant à atteindre son but et l’autre, au contraire, racontait que pour arriver à ses fins il «visionnait» le bonheur qu’il ressentirait lorsqu’il serait arrivée à bon port.

Je les connais et je sais que l’un ET l’autre arrivent, en général, à atteindre leurs buts. Toutefois … je me disais que les résultats n’étaient pas tout à fait les mêmes !

Jim, lui, vit toujours dans le stress et la tension : il a sans arrêt les sourcils froncés et ne semble pas se réjouir vraiment quand il arrive à son but. Oh ! Il y arrive, c’est vrai. Pourtant cela ne semble pas être une source de joie. Il bosse sérieusement, consciencieusement et semble être mû par la peur : il est tellement inquiet notre Jim ! Aussi, ses buts il les crée par «évitement» : je ne veux pas qu’il m’arrive ceci, je ne veux pas qu’il se passe cela. Je ne veux pas finir sous les ponts, je ne veux pas vivre tout seul. Je veux gagner de l’argent car j’ai peur d’en manquer pour mes vieux jours, je veux avoir ce contrat car j’ai peur de ne pas avoir assez de chiffres d’affaires. Vous voyez comment il fonctionne, Jim ? Il veut éviter ce qui lui fait peur … Toutefois, lorsqu’il signe le contrat, par exemple, il n’est toujours pas satisfait : et si le client ne le respectait pas ? Et si la société n’arrivait pas à produire autant ? Car la peur l’habite, ses pensées créent de la peur et finalement il se crée une vie de peur. Comment être heureux avec la peur dans la tête et le ventre ?

Mathieu est plus «cool» : il a toujours un petit sourire au coin des lèvres et sifflote sans arrêt. Il semble heureux de vivre et a toujours un projet dans la tête ! C’est lui qui prétend, lorsqu’il se fixe un but, qu’il lui est nécessaire de se visionner heureux de l’atteindre : il dit que cela le motive, lui donne l’énergie d’avancer. C’est aussi un grand bosseur mais … il bosse différemment de Jim : on dirait qu’il s’amuse. Il dit souvent que la vie est un jeu et que ce jeu l’amuse ! Il veut, comme Jim, que sa société engrange de beaux contrats mais sa motivation est plus de «gagner» le jeu que de ne pas perdre … Alors, forcément, ses pensées sont plus ludiques, plus joyeuses et il se crée une vie plus amusante. Il me disait l’autre jour que, lorsque des peurs viennent le titiller, il ne leur laisse pas la place dans ses pensées : «Je pense immédiatement à être plus fort qu’elle ! Pas de place pour toi, vilaine peur, je te chasse de mes pensées ! Je la remplace très vite par de belles images, par la visualisation d’un beau rêve. Et hop ! Elle disparait.» «Tu sais, Chantal, me dit-il encore, la lumière chasse toujours le noir …».

Visualiser son rêve réalisé est une source de joie et est très motivant

Bref, vous l’avez compris, ce sont deux personnalités différentes. Les deux réussissent professionnellement, les deux sont des fonceurs. Toutefois, in fine, l’un est toujours stressé et tristounet tandis que l’autre semble décontracté et heureux de vivre.

C’est pourquoi je me disais que, finalement, c’est bien d’atteindre ses buts mais c’est encore mieux s’ils nous apportent de la joie ! Et comment faire pour atteindre ce double but ? La réussite du projet ET la joie qui accompagne cette réussite ?

J’ai donc réfléchi et j’ai conclu qu’il s’agissait, encore et encore, de faire un choix : choisir son mode de pensée, choisir de créer la joie AVEC ses pensées. Comme Matt … Il réussit bien, lui, à créer la joie, pourquoi par nous ? Bien sûr, c’est une discipline personnelle de chaque instant :  les pensées sombres arrivent, vite je mets en place des pensées lumineuses. Car Mathieu a raison «La lumière chasse toujours le noir».

Cette discussion, que j’ai eue avec Jim et Mathieu, m’a permis de prendre conscience d’une chose : les buts qui ne m’amusent pas, je ne me fatiguerai plus pour eux. Ils ne m’apporteront aucune joie et j’ai envie d’être joyeuse, c’est à dire amoureuse de la vie !

Et vous, chers amis, quelle est votre stratégie pour atteindre vos buts ? Les sentez vous dictés par la peur ou par le simple plaisir du jeu ? Vous amusez-vous dans la vie ou bien avez-vous l’impression d’être «obligé» ? Vous sentez vous amoureux(se) de la vie ?

En résumé je poserai cette question : pour atteindre notre objectif, faut-il craindre l’échec ou bien, au contraire, espérer la réussite ?

Pour terminer, une citation de William Ward :

«Le souci, c’est la foi négative, c’est la croyance en la défaite, en la possibilité du désastre. Le souci est un aimant qui attire ce qu’il y a de négatif ; la foi est une force plus puissante qui crée les circonstances positives.

Se faire du souci, c’est perdre l’aujourd’hui en sabotant les opportunités de demain avec les problèmes d’hier».