232 – L’ENVOL VERS LA VIE

Posted on janvier 18, 2012 par

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Aujourd’hui, je vous emmène au cinéma … J’ai sélectionné deux vidéos, toutes les deux riches d’enseignement … Elles m’ont été envoyées par ma soeur Colette et je la remercie. Vous verrez, il n’y a pas besoin de beaucoup de commentaires, les images se suffisent à elles-mêmes. Pourtant, vous me connaissez, je ne peux m’empêcher de glisser mon grain de sel !

La première vidéo parle de la confiance en la vie mais également de l’apprentissage qui ne peut se faire que dans la confiance. La vidéo nous permet d’assister aux premiers envols d’une nichée de canetons. Le nid se trouve dans le creux d’un arbre, à plusieurs mètres au-dessus du sol. La maman sort son nez et s’envole lourdement pour atterrir en bas de l’arbre. Arrivée au sol, elle attend. Derrière elle, un petit bec apparait, puis deux, puis trois, etc … Chacun à leur tour ils regardent leur maman, qui les attend en bas de l’arbre, et ils ne se posent même pas la question de savoir s’ils vont y arriver ou pas : maman les attend en bas donc … ILS PEUVENT Y ARRIVER !! Et, hop  … ils se lancent ! Non pas dans le vide mais VERS leur maman qui les attend avec confiance : «Vous pouvez le faire, mes petits, vous avez toutes les capacités en vous». Voilà ce que semble exprimer cette maman cane. Comme ils ne savent pas vraiment voler, l’atterrissage est un peu rude mais … c’est la vie qui commence. Parfois, il faut oser se lancer même si cela remue un peu !

Combien d’entre nous avons entendu, ou même ressenti, cette confiance lorsque nous étions petits ? Chez nous ou à l’école ? Combien d’entre nous avons plutôt entendu : «Fais attention !», «C’est dangereux, n’y va pas», «Résultat moyen», etc … Sans parler de ceux que personne n’attendait au bas de l’arbre et qui n’avaient alors que deux choix : ne pas oser se lancer ou bien sauter dans le vide. Car, si personne ne nous attend avec confiance, c’est bien d’un saut dans le vide qu’il s’agit !

J’ai déjà partagé avec vous ce poème de Guillaume Apollinaire qui illustre parfaitement cette vidéo :

«Venez jusqu’au bord !

Nous ne pouvons pas, nous avons peur

Venez jusqu’au bord !

Nous ne pouvons pas, nous allons tomber

Venez jusqu’au bord !

Et ils y sont allés

Et ils les a poussés

Et ils se sont envolés»

La deuxième vidéo m’a beaucoup touchée également. Elle nous parle de la naissance et de la confiance en la vie qu’ont les animaux. Une maman girafe met au monde un bébé : elle le vit sereinement, sans chichi, sous les yeux émerveillés de spectateurs humains … Le petit sort et, pouf, le voilà avachi par terre jusqu’à … ô merveille … ce que sa maman le lèche. Et, là, il commence à bouger, à s’éveiller à la vie : il avait besoin de ce geste de tendresse et de reconnaissance qui semblait lui dire : «Je suis là, mon petit, mais il n’y a que toi qui peut choisir de vivre ou non. Si tu veux vivre, lève-toi !». Et là, tout doucement et après plusieurs tentatives, nous voyons le petit girafon se mettre sur ses frêles jambes jusqu’à tenir maladroitement debout.

Sa maman le regarde et, par petits coups de jambe, le pousse à marcher «Avance, mon bébé, tu peux le faire, tu as la force et l’énergie pour cela».

La première réaction des animaux est donc d’avoir confiance dans le potentiel de leurs petits. La maman est là, tout près, elle surveille, elle protège, mais les petits ne peuvent voler sur son dos ou bien rester allongés près d’elle ! Pour survivre, il est nécessaire de voler ou de marcher …

N’est-ce pas la même chose pour nous, êtres humains ? Personne ne peut vivre à notre place, avancer à notre place ou bien nous protéger de nous-même. Nous pouvons accompagner quelqu’un mais non pas faire pour lui !

Pour terminer, méditons cette petite phrase attribuée à Confucius :

 «Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner du poisson»