234 – LES FILOUS QUI MENENT LE MONDE

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L’orage gronde et le temps se gâte pour les financiers. Cette aristocratie contemporaine a perdu de sa superbe et, si on ne lui coupe pas encore la tête, elle descend de son piédestal.

D’une façon générale tous les financiers partagent les mêmes valeurs que l’on peut résumer par la formule lapidaire de Milton Friedman, économiste célèbre : « la maximisation du profit ». Faire de l’argent, le plus d’argent possible et le plus vite possible, tel est le credo du financier. Son succès ne se mesure qu’à l’aulne de la quantité d’argent qu’il a gagné ou qu’il a fait gagner à l’institution pour laquelle il travaille. Il est comme un coureur olympique qui mesure sa performance en termes quantitatifs, en temps, en mètres, en vitesse. Rien ne lui importe hormis la performance. S’il faut se doper pour cela, il le fera, rien ne l’arrête, sauf la peur du gendarme. Le financier est un sportif en chambre qui joue avec de l’argent, sans scrupule, comme au Monopoly. Ce qui caractérise le plus un financier, c’est la déconnection avec le réel, c’est à dire avec l’économie et, pire, avec la morale et l’éthique.

Le financier est un animal au sang froid. Dans l’exercice de son métier, il n’a pas d’états d’âme, pas de sentiments inutiles, d’émotions perturbatrices. Il reste concentré sur son objet fétiche : l’argent. C’est comme cela qu’il est efficace et performant. Un bon financier ne fonctionne qu’avec le cerveau droit, le cerveau rationnel, le cerveau des tableaux et des chiffres ! Il est comme déconnecté d’une partie de lui-même et marche à cloche-pied…

Ils ont dit que nous ne pouvions pas mettre au point le système financier

 Pour simplifier, je dirais qu’il y a trois catégories de financiers, comme autrefois il y avait la noblesse de cour, la noblesse de robe et la noblesse d’épée. Les financiers de haut vol, arrogants et méprisants, représentent ce que j’appellerais les « financiers de cour». Ce sont eux que l’on retrouve dans toutes les instances internationales, au forum de Davos, au sommet des banques centrales et à la direction des grandes banques de Wall Street ou d’ailleurs. Il s’agit d’un petit cénacle, tous sortis des mêmes écoles et ayant tous transités chez Goldman-Sachs. Aujourd’hui, leur tête est mise à prix par les « Indignés ».  Certains ont déjà trébuché et ont disparu de la scène, tels Bernard Madoff,  Dominique Strauss-Kahn, Eric Woerth, Marcel Ospel, ancien patron de l’UBS et tout récemment Philip Hildebrand, à la tête de la Banque Nationale Suisse, en charge de la devise Helvétique, et qui se permettait de spéculer sur les devises à titre personnel ! Ce qui caractérise tous ces messieurs, c’est qu’ils se croyaient tout permis. Ils étaient tellement habitués à vivre au dessus du commun des mortels, et surtout au-dessus des lois, qu’ils avaient perdu toute notion de morale et d’éthique. Mais les temps changent et ils sont tout surpris de ce qui leur arrive… Pour vous faire une idée plus précise, allez voir le film Wall Street !

« Les financiers de robe » constituent la catégorie au-dessous. Ce sont eux qui œuvrent dans les ministères, dans les banques locales et dans les entreprises. Autrefois, les financiers étaient au service des entrepreneurs qui créaient de la richesse, aujourd’hui les entrepreneurs sont au service des financiers. En effet, ce sont eux qui ont pris le pouvoir dans les entreprises. Leur vision n’est pas celle d’un créateur, d’un entrepreneur, d’un novateur qui regarde à long terme. Les financiers qui, aujourd’hui, dirigent les grandes entreprises n’ont pas de stratégie et raisonnent à court terme : comment faire de l’argent le plus vite possible sans se préoccuper de demain ? Ils appliquent à la lettre la devise de Milton Friedman pour maximiser le profit en faveur des actionnaires. Pour cela, tous les moyens sont bons : l’entreprise n’est plus une réunion d’hommes et de femmes qui s’épanouissent au service des clients, mais un centre de profit !

  La troisième catégorie de financiers est constituée des «financiers d’épée » ; ceux qui vont au combat et prennent des risques, ceux qui n’ont peur de rien et ne s’encombrent pas de scrupules : il s’agit de la caste des Traders, brasseurs d’argent, jongleurs de Hedge Funds, spéculateurs de tous poils. Ils sont totalement déconnectés de la réalité économique et font de l’argent avec des clics de souris. Ils achètent et vendent à la vitesse de l’éclair au gré de la fluctuation des courbes. Disons-le sans ambages, c’est la caste la plus canaille parce qu’elle spécule sur la sueur et la misère du monde. Leurs salaires sont 400 fois supérieurs à ceux du bas de l’échelle et leurs bonus de fin d’année sont stratosphériques ! Une étude effectuée par des chercheurs de l’Université de St Gall, en Suisse, montre que le profil psychologique des traders est similaire à celui des psychopathes, caractérisé par un manque d’empathie et de compassion. Les traders abandonnent toute attitude réfléchie dans le seul but d’écraser leur adversaire!…

Hélas nous avons donné le pouvoir aux financiers filous en leur

Cours des oranges

empruntant des sommes astronomiques, bien au-delà de nos capacités de remboursement. C’est pourquoi ils nous ont passé la corde au cou et le nœud coulant se resserre. Ils deviennent aussi les boucs émissaires de nos imprévoyances et de nos gaspillages!

Vous n’êtes pas sans savoir que nous vivons une époque où tout bouge très fort et très vite. Je ne serais pas étonné si, lors de la révolte à venir, le peuple demande des comptes aux financiers. Mais, ce qu’il faut changer, et c’est le plus difficile, ce sont les mentalités…

2 comments

  1. Bonjour Amis Français,

    Votre article est très intéressant.
    Toutefois, il faut faire attention aux travers qui traverses l’articles.

    Ecoutez ce récit:

     »
    Ils étaient tous montés dans le navire EON.
    Quand l’heure fut venue, le capitaine dit à ses passagers et membres d’équipage:

    « Nous connaissons quelques difficultés et sommes amenés à vous inviter à quitter le navire tant qu’il est encore temps. »

    Le sang froid des officiers de marine a permis de sauver plus de 99 % des personnes occupées à participer à la fête.
    Les victimes sont des innocents. »

    Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le TITANIC.

    Certains éléments sont hors de portée de notre vue. Le capitaine ne peut pas voyager à vue.

    Un ‘Très marrant’ n’est pas un ‘TITA nique’. Dans l’un, on vous voit, dans l’ô on vouvoye.

    Connaissez-vous le temps qu’il faut pour changer de CAP, de Capitaine.
    Dans le premier cas, X minutes et dans le second, c’est sur le champ.
    Méditez, réfléchissez!
    Que celui qui n’a jamais péché, pêche et celui qui n’a jamais pêcher, pèche.
    Traduisez-moi cela en morse et je vous donnerai une plaquette de chocolat (double lait)

    Attention! Attention!
    Prenez du recule, recule et recule!
    Il y a la théorie et la pratique.
    Ayez foi dans ce que vous dites et faites.

    Revenons à nos moutons car ça urge cô aurait dit PanUrges!

    Ce qui est capital dans la vie, c’est qu’il faut absolument associer notre intention à nos faits et gestes et cela au quotidien 24h/24.

    Si l’intention positive est notre compagne, nous partirons mieux en campagne pour de nouvelles aventures.

    Il a été prouvé que la majorité des Nobles se trouve au centre gauche ou centre droit et qu’elle permet d’assurer le relais entre l’extrême gauche et l’extrême droite.
    C’est cô la courbe de GAUSS en statistique, nous sommes tous sous la cloche.
    Si elle résonne, c’est grâce à tout le monde…tout le MONDE! Les uns et les ô et tous les ô.

    Les extrêmes se rejoignent bien heureusement.
    Ce qui compte, c’est la référence: le MERIDIEN.

    Quand vous parlez et écrivez, n’oublié pas de commencer par décrire de façon claire et précise le cadre de références.

    Aussi, ne perdez pas votre temps et mon temps.

    Cô le chantait Yves Montand: « A bicyclette! »

    Partons pour un Tour du Monde et faisons étapes.
    Je termine en disant ceci:  » Attachons de l’importance aux racines qui nous relient. et regardons ou nous étions il y a 2 mille ans, 4 mille ans.

    A bientôt et bonne journée!

    Vincent (Citoyen du Monde)
    Mâchons, mâchons…

  2. bonjour ,

    j’ apprécie beaucoup vos petits billets et les idées qu »ils véhiculent.

    mais désolé de vous le dire et ne le prenez pas mal , sur ce coup ci vous êtes d’une naiveté enfantine.
    tous les noms cités ne sont que des seconds couteaux.
    quand à la révolte des indignés , connaissez-vous le contrôle des masses ?
    il est bien plus subtil que vous ne pensez .
    la seule alternative que nous ayons , c’est de créer un monde parallèle en commencant par nous changer nous-même et appliquer la méthode gandhi de résistance pacifique.
    et si quelques millions de contribuables oubliaient de payer leurs impôts , et si on supprimait tous notre compte en banque.
    c’est nous qui détenons le pouvoir , mais comment y croire ?

    excellente journée à tous

    roger

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