302 – LES CANAILLES ET LES IDIOTS

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Connaissez-vous un économiste qui ait fait des prédictions justes ? Tous ceux qui n’ont pas vu venir la crise, et qui ont même souvent participés à son émergence, nous expliquent comment en sortir ! Leur faites-vous confiance ? Sont-ils des canailles ou des idiots ?

 Je vous ai déjà parlé du prix Nobel, Paul Krugman, qui propose aux gouvernements de dépenser plus et emprunter plus. Vous imaginez la situation : vous êtes ruiné et surendetté, vos amis vous conseillent, pour vous en sortir, de continuer à emprunter ! Bien sûr, vous pouvez avoir dans la tête de ne jamais rembourser, mais qui va vous prêter ? Connaissez-vous vraiment quelqu’un qui s’est enrichi en empruntant des sommes qu’il ne peut jamais rembourser ? Personnellement, j’en ai connu qui ont fait illusion quelque temps, mais aujourd’hui ils sont tous sur la paille ! C’est pourtant la recommandation de Monsieur Krugman !

Avez-vous entendu parler de Jean-Pierre Vesperini ? Il est professeur de droit et de sciences

sur un mur de Nantes

économiques, membre du « conseil d’analyse économique » en France. Lui, il prétend qu’il n’y a pas trop de fonctionnaires en France et que François Hollande a raison de demander à Angela Merkel de financer les déficits des autres pays, dont la France bien sûr ! Il plaide pour les célèbres Eurobonds, c’est à dire pour augmenter la dette des Etats sur le dos de l’Allemagne. Ce monsieur Vesperini s’étonne même, et va jusqu’à s’offusquer, des réticences de Madame Merkel. Si ce sont des économistes de cet acabit qui forment les économistes de demain, nous pouvons craindre le pire !…

Le problème est pourtant simple et il suffit d’une once de bon sens pour le comprendre : l’Europe et les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens depuis 30 ans. Les uns ont créé l’Etat-Providence et les autres ont entretenu l’armée la plus puissante du monde. Dans le même temps, ils ont ouvert leurs frontières aux quatre vents et se sont retrouvés en compétition directe avec des pays qui aujourd’hui produisent beaucoup moins cher. Selon le principe des vases communicants, les uns se sont appauvris au profit des autres. Les usines des uns se sont installées chez les autres. Cela n’est pas très difficile à comprendre. Si l’on veut persister dans cette voie, préconisée par Jean-Pierre Vesperini, la ruine totale est garantie, comme cela fut le cas pour l’empire Romain, la monarchie Française ou l’empire Soviétique!

Je voudrais bien que quelqu’un m’explique pourquoi la France, avec ses 64 millions d’habitants, a besoin de 5,5 millions de fonctionnaires, tandis que l’Allemagne, avec 82 Millions d’habitants se contente de 3.9 millions de fonctionnaires. Faut-il vraiment s’étonner que le pouvoir d’achat des français recule ? Il doit y avoir quelque part un problème d’organisation et d’efficacité ! Faut-il rappeler aux français que la fonction publique ne crée aucune richesse et que c’est un poids qui doit être porté par le secteur privé ? Lorsque les emplois privés partent en Chine… il ne reste plus que des fonctionnaires dont les Chinois ne veulent pas !

– Incroyable… La dette nationale est maintenant de même taille que la totalité de notre économie.
– Tu vois? Je t’avais dit qu’Obama équilibrerait le budget.

 Pendant ce temps là, le gouvernement fédéral américain finance, outre 2,1 millions de fonctionnaires fédéraux, une armée de 2,3 millions de membres, sans compter 1,1 million de mercenaires et sous-traitants divers. Tant que les citoyens américains ne se révolteront pas, ils continueront à être plumés par une poignée de va-t’en guerre qui s’enrichissent aux dépens des citoyens. D’un côté, il y a les canailles et de l’autre, il y a les idiots !

Les peuples applaudissent car la Banque Centrale Européenne vient d’être autorisée à créer 120 milliards d’Euros supplémentaires. Ils s’ajoutent aux 1000 milliards déjà créés. Ces milliards sortis de nulle part, sans contre partie, vont alimenter la spéculation, faire monter la bourse, le prix des matières premières et de l’immobilier. Cela va donc enrichir un peu plus les actionnaires et creuser davantage le fossé entre les riches et les pauvres. Mais tout le monde est content, car pour quelques semaines, l’Euro est sauvé. Mais, je le répète, on ne sauve pas une économie en imprimant de la monnaie.

Dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y a aucun exemple d’un peuple qui se soit enrichi en imprimant artificiellement de l’argent. Dépenser en fonction de ses moyens, telle est la seule recette efficace à long terme : apporter de la valeur ajoutée, par son travail et son inventivité. Toutes les autres formules magiques proposées par de soi-disant économistes ne sont que des illusions.

3 comments

  1. Très intéressante analyse Monsieur Ponroy à moins que vous manquez quelques détailles indispensables à la lecture des théories des analystes économique. En ce qui suit vous trouvez de quoi je parle :
    • Pourquoi aucun économiste n’a prévu les crises ?:
    Vous vous demandez pourquoi aucun analyste économique n’avait réussit à prévoir les crises économiques ; pourtant que s’était visible chez plusieurs depuis le 2001. En effet l’analyse des économies est un travaille scientifique ; par contre la gestion des économies des nations est un travail de politicien. La science économique en étant la science la plus préjudiciée n’a jamais était aux goûts ni sujet d’appréciation des larges communautés des sociétés modernes et ces sont aussi le cas pour l’Amérique et l’Europe. C’est en jouant sur ce facteur que souvent entreprennent les politiciens des décisions au nom de l’économie ; mais qui n’a rien à avoir avec la science économique et ça ce qui provoque les crises.
    A mon avis ; les crises économiques modernes sont des crises bien dressées ; bien contenu de manière à servir les intérêts de certains personnes et organisations (officiellement bien… mais réellement mafieux). Personnellement j’avais mis au doute tous ce qui se passe et c’est depuis 2001 avec les coûteuses guerres de Monsieur Bush… des guerres qui étaient financés par des créations monétaires directes (ce que vous appelée « impression d’argent »). Nous avons tous vu la baisse intensive de prix de devise américain ; chose qu’était synonyme d’une injection monétaire massive. Et puis s’était lui-même Bush qui doit contenir les effets négatifs de sa propre création. Il a ainsi inventé des évènements chaotique du genre (faillites des banques ; faillites de multinationale etc.) pour réabsorber la monnaie qu’il a injecté.
    Résultat : l’Amérique occupe deux nations ultra-riche ; les démocrates en crises ; Israel contente…
    Je dis tous ça pour vous expliquer le fait que la science économique est tout comme la technologie militaire ; elle crée des armes. Ses armes avaient était déployées avant pour anéantir l’URSS ; puis pour réduire en sandre Saddam. Et maintenant ils ont utilisé ces mêmes armes pour arnaquer leurs propres peuples. La question n’est pas si la science économique est vérace ou non ; mais plus tops « si nous sommes entrain de bien utilisé les moyens et les armes fournis par la science économique ou non… »
    • La spéculation et les emprunts publiques :
    Passant à un cas plus précise pour mieux vous expliquer…La spéculation :
    La spéculation consiste à placer une somme d’argent et d’être rémunéré contre le facteur « risque » que le bailleur a pris en plaçant cette somme d’argent. Ainsi plus le risque est important ; plus le placement est coûteux ; plus le bailleur est rémunéré.
    Pour les risques ; il y a deux types : risque stable ; systématique ; macro-risque etc. c’est le genre de risque qui influe tous les émetteurs des billets de fonds (action ; obligation, bon de trésor etc.) puis il y a une risque individuelle qui touche seulement l’émetteur d’une billet en particulier.
    Dans le cas de l’Etat ; en émettant des billets de fonds (souvent des bons de trésor) sur le marché national ou international ; ces billets sont sensées être le moins risqués sur les marchés financiers et par conséquence elles sont le moins rétribués (taux d’intérêt légèrement supérieur aux taux de refinancement bancaire appelé aussi taux d’intérêt nominale ou TMM). Au sens monétaire ; ces billets sont sensées être de la monnaie…
    Puis une fois les fonds sont collectés par voie d’emprunte publique ; L’Etat dépense ses fonds dans des projets d’investissement qui doivent en principe faire des retours sur investissement. Ces retours serviront pour rembourser la dette de l’Etat ; et en principe aussi ces retours réalisent un excédent puis que les retours sur investissement sont pratiqué à un taux supérieur aux taux d’emission des bons de trésors.
    Exp :
    Année 0 : l’Etat emprunte 100 000 $ à un taux TMM + 1
    Année 0 : l’Etat dépense 100 000 $ à un taux de retour TMM + 2
    Année 1 : l’Etat rembourse 100 000 $ + 100 000 $ X (TMM + 1)
    Année 1 : l’Etat collecte 100 000 $ + 100 000 $ X (TMM + 2)
    Différence = excédent 100 000 X ((TMM+ 2) – (TMM + 1))
    C’est comme ça que fonctionne le principe de krugman. Je suis certain que ce Monsieur avait bien mentionné qu’il faut que l’Etat dépense ses fonds dans des projets dont le retour sur investissement excède le taux de financement public. De même est ma certitude que des politiciens tel que Sarko ; Bush ; et plein d’autre n’ont pas vue cette détaille. Rien que parce que la presse ; les journaux ; les TV ; les radios na parlent pas de cette détaille et se contentent seulement des grands énoncés tellement qu’ils la rendent fautives…
    Et puis je vous rappel que certains nations comme Dubai ; avait réussit à se développer d’une manière phénoménale grâce à cette voie. On appele ça l’économie anticipé. C’est toute une économie qu’était fondé sur des fonds anticipés. Ces gens avaient réussit juste parce qu’ils ont employé l’argent qu’ils ont emprunté dans des projets dont le retour sur investissement excède ce qui sera remboursé dans le future…
    • L’évolution de l’économie
    Il n’est toute fois pas question qu’en parlant de l’évolution ; tous les théories de l’économie moderne heurtent à des énormes obstacles. En effet l’évolution crée des nouveaux marchés et démolies des autres. Les économistes en étant incapable de prévoir le quel des marchés, les quels des produits qui sera la vogue dans quelques années, de même est face à leurs incapacités de prévoir ce qui sera démolie se confondent et perdent la boussole. Il encore un autre facteur aux quels ils ne peuvent rien faire ; la sociologie. Qu’est ce que fait que deux pays qui appliquent un même model économique aboutissent à des résultats différentes ? Prenant le cas de la France et de l’Allemagne.
    Il n’est sans doute pas question que le niveau de discipline ; le niveau de persévérance des sociétés ; le mode de vie ; la productivité ; les politiciens de chaque nation créent forcément la différence entre un pays et un autre. En Tunisie ; le peuple Tunisien a fait une progression économique moyenne (5%) annuellement et c’est malgré la corruption ; malgré la Mafia de la famille de président déchu ; malgré la dictature et la manque de transparence. Depuis que les Islamistes ont tenu le pouvoir ; le pays succombe de pire en pire…
    Des économistes ne peuvent que répéter des mots du genre : confiance ; consommation ; épargne… Mais d’autres discipline scientifique explique bien ça. Des sciences qui parlent de l’importance des valeurs culturelles et des normes de chaque société ; ils parlent de l’importance d’un organe de décision qui soit capable et compétant ; ils parlent de l’importance de la théâtralisation de la société et d’un mis en scène efficace mettant en scène tous les facteurs de cohésion et de motivation de la société etc. ces sciences s’appellent « Les théories Des Organisations ». Je ne suis pas en position d’énoncer des prédictions mais je me permets de le dire :
    « L’Europe est le jardin d’amour de l’Amérique… et en Amérique la socialisme ; la communisme et tous ses énoncés n’ont aucun valeur. C’est ainsi qu’en mettant un socialiste au champs élysée la France ne fait que nager contre le courant d’eau… c’est déjà sa faute historique …. »

  2. Je suis d’accord avec vous sur le fait que les hommes politiques n’écoutent que ce qu’ils veulent bien entendre. Ils n’écoutent guère les économistes car aucun ne dit la même chose. Selon moi, l’économie n’est pas une science, elle une approche pragmatique pour essayer de comprendre l’économie. L’erreur fondamentale des économistes c’est d’avoir abandonné leur bon sens au profit des équations mathématiques.
    L’endettement sert à accompagner la croissance mais pas à la créer. Augmenter l’endettement quand il n’y a pas de croissance, c’est aller directement à la ruine. C’est pourtant la position de Mr Krugman qui sait très bien qu’aujourd’hui la croissance est impossible tant que la dette est si importante.

  3. Cher monsieur Ponroy ; il est évident que la « politique économique » en général est une arme à double tranchant. C’est aussi la partie submergée de la montagne de glace. De ma part un économiste intéressé à la politique ; je savais que la réussite ou l’échec de n’importe quel logique politique dans le monde commence par la réussite de l’économie. De même je savais que les models et les réflexions économiques toutes seules ne sont guères capables de résoudre l’énigme d’un économie réussissant non plus apporté remède à un économie malade. Ceci est déjà prouvé par plusieurs exemples : le Japon est devenu le deuxième économie mondiale pour des dizaines d’années ceci juste après avoir était occupée et avoir reçue deux bombes atomiques. La France et l’Angleterre qu’avaient à certaines époques les plus grandes colonies au monde ont était dépassées par l’Allmagne qu’était divisé en deux sous républiques. L’Arabie Saoudite qui dispose actuellement de plus grandes réserves de richesses est encore loin d’être une économie développée, etc.

    Les sciences modernes de théories des organisations mettent en avant des autres variables socioculturelles ; les normes ; les valeurs ; les artefacts. Ces sciences partent jusqu’au mis au point de models et des méthodologies agissant sur ces variables à fin de promouvoir la prospérités des sociétés… ces sciences demeurent malheureusement trop peut propagés voir même absent chez les décideurs politiques…

    Les équations ne sont pas toutes choses ; mais les équations sont indispensables. En effet le mathématique ne peut remplacer la logique humaine subjective et changeante. Toute fois ; c’est le mathématique ; et rien que le mathématique peut nous résoudre les problèmes d’optimisation ; d’efficacité ; d’efficience ; et de pertinence… et donc j’aperçois la science économique comme plate forme de départ pour tout projet de développement sociale et économique.

    Venant au problème de dette publique ; il est vrai qu’avec un taux d’endettement important (dépassant le 50% du PIB) l’Etat sacrifie automatiquement son rôle historique de garant des équilibres économiques (puis qu’elle-même s’est tombé en déséquilibre). Ceci n’est que la bonne façade de l’image. Le pire ce qu’en perdant son équilibre ; l’Etat devient souvent sujet de chantage et d’arnaque. Imaginez un pays où des banques ou des multinationales disposent d’un budget supérieure au budget de l’Etat ; et que cette Etat se met volontairement en déséquilibre…

    Bref souvent en perdant son rôle de grand garant économique ; crée l’Etat un mécanisme dynamique de garantie : le marché financier. Mais lui-même ce marché sensé remplacer l’Etat, devient après une certaine période une boucherie de faibles et des incultes. Nous appelons ça le passage de positivisme au normativisme. Ce qui s’est arrivé en Amérique dans la deuxième mondât une sainte Bush où se sont produits des crimes à tout bout de genre. Des informations ont étaient altérés ; des rapports de commissariat aux comptes ont étaient falsifiés ; conspirations ; mauvais usage de fonctions et de pouvoirs ; mensonge sur « Walstreet ». Le procureur de New York a laissé passé tous ça par ordre de ses patrons politiciens ! Rien que parce que les auteurs de ces crimes sont plus puissants que ces politiciens ; ils sont plus puissants que l’Amérique.

    Je dis tous ça pour clôturer disant que celui qui ne sait pas marché ne peut pas courir. Celui qui ne sait pas contrôler un membre dans son équipe ne peut contrôler l’équipe entière. L’Etat qui ne peut pas se débarrasser de ses dettes ne peut faire débarrasser ses citoyens de leurs pauvretés et ignorances…

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