384 – UNE HISTOIRE DE FOI …

Posted on janvier 23, 2013 par

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Foot prints on the sand

Bonjour,

Je me pose une question à laquelle, peut-être, vous pourrez m’aider à répondre.

Cela concerne la Foi. La Foi avec un grand «F», c’est à dire cette faculté de «savoir» avec toutes nos cellules, de ressentir, de sentir, de connaitre … Il y a ceux qui ont «Foi» en Dieu et d’autres qui «croient» en l’homme. Voilà donc ma question : pourquoi, dès que l’on parle de «Foi», les poils de ceux qui disent ne croire qu’en l’homme se hérissent-ils ? 

Ils se prétendent convaincus, mais deviennent très vite agressifs lorsqu’ils entendent les mots Foi, Dieu, anges, etc … Je ne vous parle pas là de discussions autour des religions officielles. Non, simplement d’échanges autour de nos croyances et sentiments personnels.

J’ai remarqué que lorsque vous voulez partager, parler de votre Foi, ceux qui se prétendent «athée» s’énervent et ils s’agacent lorsque vous prononcez le mot «Dieu». Pourquoi ? Pourquoi ceux qui ont la Foi, quelle qu’elle soit, respectent tout à fait que d’autres ne la partagent pas tandis que le contraire est plus difficile à trouver ?

J’ai un tout petit début de réponse : peut-être, tout simplement, parce que la Foi apaise. Comme je le disais plus haut, elle «habite» la personne, elle est là, elle n’appelle même pas de question, elle est une évidence. La Foi n’est pas du ressort de la pensée, elle se ressent mais ne s’explique pas … Tandis qu’une «croyance» ou une «conviction» naissent d’une réflexion, donc ce sont des pensées. Lorsque nous croyons à quelque chose, nous nous battons pour le prouver, nous voulons d’ailleurs souvent convaincre les autres ! 

La Foi est une bienfaisante sensation.

La croyance est un point de vue à défendre.

Cela fait une grande différence ! Les uns sont donc en paix, les autres inquiets que leur athéisme soit mis en péril …

La Foi apaise également grâce à ce sentiment de reliance qu’elle apporte. Si vous avez la Foi, vous ne vous sentez jamais seul. Vous ressentez, en vous, toutes ces présences, ces énergies invisibles à l’oeil. Par contre, une personne athée se retrouve avec un manque cruel : elle est toujours seule avec son corps et ses pensées. Avant ? Après ? Pendant ? Quel vertige ! 

– «Dieu ? Vous avez dit Dieu ? Mais enfin, quelle preuve avez-vous que Dieu existe ? Regardez tous ces malheurs qui assombrissent le monde ? Et vous pensez toujours que Dieu existe ? Ma pauvre, vous êtes bien naïve, je vous plains, je préfère ne compter que sur moi»

– «Je ne «compte» pas sur Dieu, il est en moi, tout simplement. Il est une force secrète qui m’habite et me permet de traverser les sombres moments plus sereinement. Dieu n’est pas une assurance bonheur, il est cette énergie qui nous accompagne tout au long de notre vie, avec ses hauts et ses bas. A ce propos, connaissez-vous cette belle histoire symbolique, qui illustre tellement bien la Foi ? Je vais vous la raconter …»

Man thinking and watching the sea «Il était une fois un homme, assis sur le bord d’une plage, qui traversait une grande souffrance et faisait le point sur sa vie. Il avait eu ses joies et ses peines, comme tout homme. Il avait la Foi mais, comme toujours, celle-ci est souvent remise en question lorsque nous allons mal ! Aussi, en ce moment où il n’allait pas bien, il l’a mise en doute et s’en prit à Dieu.

– « Bon Dieu, je t’ai toujours prié et honoré. J’ai toujours agit en ton nom et je suis un de tes fidèles croyants. Pourtant tu m’as abandonné. Pourquoi n’as-tu pas toujours été là lorsque j’avais vraiment besoin de toi ? »

 A ce moment là, Dieu lui répondit :

– « Mon frère, j’ai toujours été là. Tu as souffert mais je t’ai protégé. Retournes-toi et regardes ces pas sur le sable. Tu vois, ce sont tes pas, ceux de ta vie. Tu vois que les miens ont toujours été près des tiens : il y a toujours 4 empreintes dans le sable » 

Etonné, l’homme regarde cette longue ligne de pas et, effectivement, il voit deux empreintes supplémentaires auprès des siennes. Toutefois, à certains endroits, il n’y a plus que les siens ! Oh ! Juste pendant quelques pas, mais à chaque fois cela correspondait à des pas très difficiles et il aurait bien aimé que Dieu ne le lâche pas à ce moment là … Tout content de pouvoir exprimer sa colère, l’homme s’en prit donc à Dieu et lui dit :

– « Tu vois, la preuve que l’on ne peut compter sur toi ! Tu es là quand tout va bien mais au moment où j’ai le plus souffert, où j’ai eu le plus besoin de toi et bien, regardes, tes pas ne sont plus près des miens. »

 Un souffle de vent, très doux, entoura alors l’homme et il entendit la réponse de Dieu :

 – « Ces quelques pas, où tu ne vois que deux empreintes, ce sont les miens. Ce sont les moments où je t’ai porté dans mes bras …»