556 – SOS-STUPIDITE !

Posted on mars 16, 2015 par

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Oui, c’est de la France dont il s’agit ! Les années passent et nous voyons la France s’enfoncer inexorablement dans le déclin, à tous les niveaux de ses activités. Le pays se meurt de mort lente, à petit feu, c’est sans doute la raison pour laquelle personne ne songe à réagir. Comme une marche vers la vieillesse, à petits pas comptés, jusqu’à la grande défaillance.

C’est le problème des démocraties parlementaires faibles, gangrenées par la démagogie, d’être incapables de se réformer sauf sous la contrainte comme nous le voyons en Grèce actuellement. L’exemple Grec aurait pu servir de leçon aux français et les mettre en garde devant les dangers qui les guettent. Mais non, ils préfèrent écouter les sirènes des politiciens qui continuent de leur promettre que « demain on rasera gratis ». Les media amusent le peuple avec des jeux télévisés et les politiciens enfument les citoyens avec des débats oiseux pour savoir si les parents peuvent ou ne peuvent pas donner une fessée à un gamin odieux, ou bien si les handicapés ont droit aux services d’auxiliaires sexuels ! Pendant ce temps là, personne ne parle des vrais problèmes.

L’économie est le moteur de toutes les autres activités humaines. Si l’économie va mal, tout le reste suit. Une économie saine a besoin de capitaux, c’est-à-dire de richesse, et elle a besoin de compétences. C’est toujours, sous toutes les latitudes, la meilleure adéquation possible du capital et du travail qui fait les économies prospères. Or la France, par aveuglement idéologique, a volontairement cassé ce couple indispensable. Le gouvernement a procédé à un tel matraquage fiscal, qui s’assimile à une véritable spoliation, que les riches qui constituaient le tissu économique du pays se sont exilés en masse. Un exemple récent, le champion d’échecs Vladimir Kramnick, vient de quitter la France où il payait 63% d’impôts pour s’installer à Genève. Dans un monde ouvert, la concurrence est dure, y compris la concurrence fiscale !

Des centaines de milliards se sont exilés aussi et maintenant les jeunes français diplômés sont obligés de partir à l’étranger s’ils ont l’ambition d’une carrière professionnelle. Londres est devenue la deuxième ville francophone d’Europe ! Il faut aujourd’hui une bonne dose de masochisme pour entreprendre en France, compte tenu du maquis administratif qui complexifie toute initiative, et de la spoliation par l’Etat en cas de réussite !

51AvCb74CfL._AA160_ Le poids excessif de l’Etat est probablement à l’origine principale des maux de la France. Le système français est devenu fou. Les taxes, les structures administratives, les normes, les interdictions, les décrets, les lois, s’accumulent chaque jour comme dans une espèce de névrose obsessionnelle, un carcan qui ligote les initiatives. Le code du travail, qui à lui seul pèse 1,5 kg avec ses 3500 pages, est devenu le meilleur ennemi de l’embauche des salariés ! Tout le monde critique le système mais personne n’y porte remède. Une nouvelle étude vient de paraître sur le sujet, écrite par Agnès Verdier, une chercheuse en administration publique. Elle fustige, une fois de plus les 400.000 normes, les 10.500 lois, les 127.000 décrets, répartis dans 62 codes différents. Elle montre du doigt les 1244 agences publiques qui emploient 442.830 agents dont les missions se recoupent et qui se marchent sur les pieds. Elles citent les 37 régimes de retraites, les 618.384 élus de tout bords et les centaines de taxes absurdes qui coûtent plus cher à collecter que ce qu’elles rapportent…

C’est dans ce contexte que la société française a perdu sa cohérence. Elle a été à la fois incapable de contrôler son immigration et incapable d’intégrer ceux qui se sont installés sur son sol. Une frange importante de la société française est exclue, dans les faits, par une sorte d’ostracisme culturel. Les mouvements soit disant antiracistes, tel SOS-Racisme, n’ont fait que culpabiliser les citoyens et monter les communautés les une contre les autres. Ce n’est pas en inondant les citoyens sous un déluge de slogans, et en traitant tout le monde de raciste, que l’on permettra une meilleure intégration. D’autant que ce sont les mêmes qui plaident pour l’interdiction du voile islamique, intolérance spécifiquement française qui attise les ressentiments.

Tidjane Thiam

Tidjane Thiam

 A ce sujet, il est des symboles qui parlent d’eux-mêmes. Je ne sais pas si vous avez entendu parlé de Tidjane Thiam ? Il s’agit d’un franco-ivoirien de 50 ans qui a fait toutes ses études en France, sorti major de l’école des mines, diplômé de Polytechnique et, excusez du peu, diplômé de l’Insead, prestigieuse business school. Il parle lui-même du « plafond de verre » qui bloquait sa carrière en France. Il raconte qu’un de ses camarades d’école devenu chasseur de tête, lui avoue un jour, embarrassé, « qu’il a cessé d’inclure mon profil dans ses réponses à ses clients, parce que la réponse, invariablement, était : profil intéressant et impressionnant mais vous comprenez… tout était dans les points de suspension. »

C’est donc en Angleterre que Tidjane Thiam a développé sa carrière après avoir été approché par un cabinet Anglais : « Ton problème ici, ce n’est pas que tu es noir, c’est que tu es français ! », lui aurait-on dit, en semi-boutade. Il est ainsi devenu le grand patron de Prudential, la première société d’assurance Anglaise. Sollicité un temps par le Président Ghadbo, il a prononcé cette phrase très belle sur laquelle Monsieur Macron pourrait méditer : «  Il ne faut jamais travailler pour un mauvais leader ». Mais comme il ne manque pas d ‘ambition, il vient d’arriver en Suisse à la tête du Crédit Suisse, une des premières banques mondiales. SOS-Racisme ne sévit ni en Grande Bretagne, ni en Suisse, mais comme l’écrit un journaliste helvétique : «  Le patron de Crédit Suisse est Français, polytechnicien, mais n’a jamais travaillé en France parce qu’il est Noir ! SOS-Stupidité. »

Pas étonnant donc que la France soit déboussolée, sans leader, prise en

"Il ne faut jamais travailler pour un mauvais leader"

« Il ne faut jamais travailler pour un mauvais leader »

étau entre les mensonges des politiques et les discours moralisateurs des media. Les remèdes sont pourtant simples : moins d’Etat, moins de contraintes, moins de charges, moins d’assistanat, pour laisser les initiatives individuelles se développer et aussi moins d’influence des partis politiques et plus de démocratie directe, en questionnant directement les électeurs.

Posted in: Economie, Politique