567 – L’EUROPE A BESOIN DE PLUS DE LIBERALISME

Posted on juin 1, 2015 par

0


Les différents pays européens sont tiraillés entre deux pôles inconciliables qui font que l’Europe n’est pas homogène et devient ingouvernable: le socialisme d’un côté et le libéralisme de l’autre. Chacun, prenant le pouvoir à tour de rôle, détruisant ce qu’a réalisé le précédent gouvernement. En France, la situation est différente puisqu’il n’y a jamais d’alternance, les français cultivent l’étatisme avec délectation et il n’existe aucun parti politique libéral. Chaque parti n’est qu’une variante du socialisme.

LE SOCIALISME

LE SOCIALISME

 Personne, de bonne foi, ne peut nier que le libéralisme est beaucoup plus efficace économiquement que le socialisme, comme le démontrent magistralement les performances économiques des différents pays en fonction de leurs orientations politiques. L’Allemagne suit depuis longtemps une politique libérale basée sur la responsabilité individuelle et un faible endettement. L’Angleterre qui a suivi ce chemin du pragmatisme depuis quelques années voit son économie s’améliorer, de même l’Espagne, qui a été très durement touchée par la crise après une décennie de socialisme, mais qui retrouve peu à peu un regain d’activité et d’optimisme, tout comme le Portugal et l’Irlande. Les Etats-Unis, pays libéral s’il en est, a montré au monde ses capacités de récupération après la crise de 2008.

Au contraire des pays comme l’Italie, la France ou la Grèce, qui n’ont pas réussi à s’éloigner d’un étatisme étouffant et d’un surendettement chronique par refus de réformes et de mesures sérieuses d’économie, continuent à s’enfoncer dans une crise chronique dont ils ne semblent pas vouloir sortir par idéologie, alors qu’un peu de bon sens, de pragmatisme et de courage politique, le permettrait facilement. Tous les pays gouvernés par une idéologie socialiste et populiste ont toujours apporté la preuve de leur totale inefficacité économique, ce qui se traduit bien sûr par plus de pauvreté et plus de chômage. Comme le disait un jour Margaret Thatcher : « Le problème avec le socialisme, c’est qu’on arrive très vite à court de l’argent des autres ! ». Aucun gouvernement socialiste, dans aucun pays, n’a jamais pu améliorer l’économie !

Ainsi, les citoyens ne sont pas rationnels et continuent inlassablement à redonner le pouvoir aux socialistes dont les promesses utopiques vont à nouveau les ruiner ! C’est exactement le sens du dernier vote en Espagne où se dessine une nouvelle majorité qui refuse les économies imposées par un gouvernement semi-libéral. L’Espagne qui était sur la voie du redressement risque donc de retomber dans les affres de la misère si, aux élections générales de fin d’année, l’ultra gauche arrive au pouvoir. Tous les efforts que le peuple a dû consentir ces dernières années risquent d’être anéantis !

mixremix-euro C’est ce chemin qu’a déjà emprunté la Grèce qui joue les équilibristes au bord du précipice. Les Grecs ont cru aux promesses mensongères et aux mirages, énoncés par une armada de populistes qui leur ont fait croire qu’il n’était pas nécessaire de payer ses dettes et que le reste de l’Europe continuerait à les entretenir indéfiniment. Nous avons toujours dit que les Grecs ont tout intérêt à sortir de la zone Euro, sans rembourser leurs dettes, de façon à pouvoir rebondir avec une monnaie dévaluée. Leurs créanciers perdront l’argent qu’ils ont prêté de façon inconsidérée, mais personne ne les plaindra ! En quelques années les Grecs peuvent ainsi retrouver une économie plus saine et non endettée. C’est aussi l’intérêt des autres pays européens qui trainent le problème Grec comme un boulet, depuis des années!

Mais l’Europe est faible politiquement et personne ne veut prendre la grece-12-04-12responsabilité d’une sortie de la Grèce. Elle prend donc le risque de menacer toute l’Union, car si l’Europe cède aux injonctions du gouvernement Grec, c’est le prochain gouvernement Espagnol qui fera les mêmes demandes qui seront alors impossible à satisfaire. Continuer à renflouer la Grèce à fond perdu, sans exiger de profondes réformes de leur économie et de leur réglementation sur le travail, c’est demander aux peuples plus travailleurs et plus organisés de porter le fardeau des autres !

rd_brexit_en_grexit_110515 L’Angleterre est l’autre épine dans le pied de l’Europe. Nous avons déjà écrit combien les anglais ont été néfastes à l’Europe dans laquelle ils ont accepté de mettre un pied, et un pied seulement, dans le but de la saborder. En bref, les anglais prennent ce qui arrangent leurs affaires et refusent les contraintes de la CEE. Mais l’Angleterre est devenue utile à l’Europe car elle y apporte une vision plus libérale face à la vision étatique et socialisante de certains pays du Sud. En outre, l’Allemagne a besoin du Royaume-Uni car elle ne veut pas se retrouver seule face à une France ingouvernable qui roule à toute vitesse vers le chaos économique et politique. Enfin, les anglais sont pragmatiques, c’est leur principale qualité, et ils savent que leur intérêt est de rester au sein de l’Union, donc ils y resteront, et ils se permettront même de se faire payer le renouvellement de leur adhésion.

Il n’est pas impossible en effet que les Britanniques parviennent à faire réformer des institutions européennes qui ont été prises d’assaut par une clique de fonctionnaires internationaux qui ont réussi à rendre complexes les choses les plus simples. Amener un peu de libéralisme, de flexibilité et de pragmatisme au sein de la CEE ne peut faire que du bien à l’Europe qui étouffe sous le poids d’une cohorte d’idéologues plus ou moins socialisants.

Il faudra que les européens choisissent entre le libéralisme qui donne plus de liberté, et aussi plus de responsabilité, et le socialisme qui privilégie le contrôle étatique, l’assistanat et la fuite en avant de l’endettement. De ce choix fondamental dépend le sort de l’Europe. Si les gouvernements continuent à alterner des politiques inconciliables, l’Europe se délitera car elle ne pourra pas supporter la confrontation avec des économies plus dynamiques et plus ouvertes en Asie ou en Amérique.

Posted in: Economie, Politique