591 – POUR UNE POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE

Posted on novembre 16, 2015 par

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Les démocraties européennes sont à bout de souffle. La démocratie parlementaire donne l’illusion de la démocratie. En fait, le peuple délègue son pouvoir à des intermédiaires qui en font ce qu’ils veulent. Les partis politiques sont des entraves à la démocratie et la pervertissent. Il est urgent de rénover la démocratie en redonnant la parole au peuple, sinon elle sera balayée et remplacée par le pire !… (Vous en profiterez pour relire cette chronique percutante n°281 et intitulée « LE DOGME DEMOCRATIQUE).

Dans de nombreux pays, les partis politiques ont confisqué la démocratie au profit de leurs intérêts partisans. Ils cherchent le pouvoir, bien plus qu’ils ne travaillent au bien être du peuple. Ils divisent le pays en clans rivaux et ils attisent l’intolérance et la haine. Ils pratiquent la démagogie en faisant des promesses ruineuses ou mensongères, à seule fin de conquérir le pouvoir et en laissant la facture à ceux qui ont voté pour eux. Lorsqu’ils accèdent au gouvernement, ils s’empressent de détruire, sans discernement et par idéologie méprisante, ce qu’a réalisé le précèdent gouvernement. Ainsi le peuple est balloté d’un bord à l’autre et le pays est conduit sans cap, comme un bateau ivre. (voir aussi chronique 468 « Les partis politiques insultent la démocratie ».

1001578_10202678047845941_626996174_n Ceux qui animent les partis sont des politiciens de métier, sans aucune expérience particulière. Ils ont appris à haranguer les foules et à les inonder de phrases creuses. Ils sont prêts à toutes les turpitudes, à toutes les trahisons et à tous les renoncements pour être élus ou réélus. Leur principale idéologie, c’est la tromperie et le mensonge. De ce fait, les élections ne servent qu’à sélectionner ceux qui savent le mieux mentir et le mieux manipuler le marketing politique. Ainsi, dans le système actuel de la représentation parlementaire, les qualités qu’il faut pour être élus sont antinomiques de celles qu’il faudrait pour gouverner. Plus grave, un homme politique honnête et courageux n’a aucune chance d’être élu !…

Une fois portés au pouvoir, les politiciens renoncent à leurs promesses et décident souvent contre l’opinion du peuple qui les a élus. Les citoyens sont toujours déçus et amers et il en résulte une très grande méfiance vis-à-vis de leurs représentants. Les politiciens constituent une mouvance oligarchique au sein de laquelle le pouvoir oscille de l’un à l’autre, en donnant l’illusion d’une alternance démocratique. Cette oligarchie antidémocratique inclut les principaux media nationaux qui veillent à ce que le pouvoir reste entre les mains d’un cercle étroit d’initiés. (relire chronique 461 « Profession : Politicien »).

Pour casser le pouvoir malfaisant des partis politiques et pour faire s’ouvrir cette oligarchie nous faisons une première proposition pour redonner le pouvoir au peuple. La base de la démocratie, c’est la consultation des citoyens pour qu’ils donnent leur avis sur le plus grand nombre de sujets possibles. Le référendum est la voie la plus directe vers la démocratie. Un référendum doit pouvoir être suscité par le gouvernement et aussi par le peuple lui-même. Ces référendums peuvent concerner des sujets nationaux ou locaux, ils peuvent porter sur des problèmes sociétaux aussi bien que fiscaux. Il n’y a guère de limite au champ du référendum, ce qui apporte beaucoup d’apaisement aux débats publics puisque c’est le peuple qui tranche. Il est inutile de barrer les routes, de faire grève ou de manifester en hurlant des slogans haineux, il suffit de voter…

Unknown Or, il se trouve que le peuple a plus de bon sens et de modération que ses représentants. Le premier avantage du référendum est donc de calmer la véhémence des politiciens. Ils s’expriment avant le vote et chacun développe son point de vue, mais ils doivent être prudents afin de ne pas se sentir désavoués par leur électorat. Le peuple est ainsi capable d’accepter des réformes indispensables que les politiciens n’ont pas le courage de défendre. Le peuple n’a pas besoin d’être démagogue, le peuple n’a pas besoin d’être populiste ! Il se parle à lui-même, il décide pour lui-même, avec pragmatisme.

Nous proposons également une réforme concernant la constitution du gouvernement. Ce dernier n’a pas besoin de 30 ou 40 ministres et autant de secrétaires d’Etat, au point que chacun empiète sur les prérogatives de l’autre et qu’à la fin on ne sait plus qui fait quoi ! Pour être bien soudée et cohérente, une équipe doit être restreinte, c’est-à-dire se compter sur les doigts des deux mains, sinon cela tire à hue et à dia ! Ensuite, cette équipe resserrée devrait être issue des principales tendances politiques du pays, en fonction de leur poids électoral, afin d’obliger les partis politiques à se parler, à collaborer et à gouverner ensemble. Autrement dit, les décisions doivent être collégiales et doivent engager l’ensemble du gouvernement. De cette façon les politiciens sont habitués à se respecter et l’on est assuré que le prochain gouvernement ne défera pas l’œuvre du précédent, par pure défiance.

Telles sont les bases fondamentales de cette nouvelle démocratie que nous proposons et qui s’appuie d’une part sur la pratique assidue du référendum et, d’autre part, sur un gouvernement collégial d’alliance pluripartite. Finies les haines partisanes, finies les promesses mensongères, finies les révoltes, c’est le peuple souverain qui décide, en toute sagesse. Est-ce utopique ?

Vous savez sans doute que ce système fonctionne déjà depuis des siècles et à merveille, dans un pays européen proche, modèle de démocratie et de stabilité : la Suisse. Le modèle n’est pas loin, il suffit d’aller le voir fonctionner, en live. Mais les démocraties parlementaires sont arrogantes et les politiciens ne veulent pas perdre un pouce de leur pouvoir. Il faudra donc le leur arracher de force !… (relisez aussi la chronique 504 « La démocratie va t-elle s’autodétruire ? »)

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Notre prochaine chronique sera la dernière et peut-être la plus importante de notre série sur un programme politique que nous proposons depuis plusieurs semaines à vos réflexions et à celles des politiciens.

Elle sera intitulée : POUR UNE POLITIQUE EUROPEENNE

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