674 – LES FEMINISTES

Posted on juin 26, 2017 par

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L’étendard féministe n’est pas encore rangé dans le placard ! Elles sont encore sur la brèche, toujours prêtes à un nouveau combat, insatiables dans leurs revendications jusqu’au ridicule et à l’absurde. La nouvelle tendance est au néo-féminisme, version intégriste du féminisme de maman…

L’origine

Simone de Beauvoir telle une adolescente, voulait choquer le bourgeois!…

 Je ne vais pas faire ici l’historique du mouvement féministe qui eut ses heures de gloire et ses succès bien mérités. Néanmoins, je situe vers le milieu du 20ième siècle l’apogée du mouvement féministe dont le point d’orgue fut sans doute atteint en Mai 68, date à laquelle on peut dire que le monde a basculé.

Il faut dire que nous venons de loin, dignes héritiers des valeurs judéo-chrétiennes qui enfermaient les femmes dans un rôle strictement familial, sous la sujétion masculine. Il fallut attendre les philosophes de l’existentialisme pour que le mouvement féministe reçoive ses lettres de noblesse grâce en particulier à Simone de Beauvoir.

Mais la plus grande aide à la cause féminine est venue des philosophes, dits de la «déconstruction», qui entreprirent le formidable travail de démolition de l’ensemble de nos mœurs et de nos valeurs traditionnelles. C’est Derrida qui utilisait l’expression de « phallo-logo-centrisme » pour suggérer à la fois la domination masculine (le phallus) et celle de la raison (logos). Ce phallo-logo-centrisme étant, selon lui, à l’origine du colonialisme, de l’oppression des femmes et de la nature en général.

C’est aux USA qu’est né l’éco-féminisme selon lequel il existerait un lien direct entre l’oppression des femmes et l’asservissement de la nature. Ainsi, la défense des unes et de l’autre ne saurait être séparée.

La pensée 1968

 En 1968, on est passé de la théorie à la pratique. Le slogan « faire l’amour et pas la guerre » fut le plus écouté sur les campus ! Ce fut comme un grand moment de délivrance après des siècles de séparation des sexes jusqu’au mariage. Si les femmes furent les bénéficiaires de ce mouvement de libération, les hommes en profitèrent aussi !

Dans le même élan, un beaucoup plus grand nombre de filles entreprirent des études longues et la majorité quittèrent les travaux domestiques pour un travail rémunéré.

Au fil des années, les idées qui percèrent à l’occasion de Mai 68, s’infiltrèrent dans la société au point que progressivement les femmes pouvaient se féliciter d’avoir atteint l’égalité des sexes tant réclamée.

Désormais, elles peuvent conduire un tracteur, porter des sacs de ciment et même faire la guerre. Elles sont donc supposées être épanouies et sereines. Restait encore à atteindre la même responsabilité politique que les hommes, c’est chose faite en France avec l’élection de la nouvelle assemblée.

L’amour

Jadis les mariages étaient arrangés. On ne parlait pas beaucoup d’amour, mais de patrimoine, d’intérêts des familles, ou de lignées. Le pater familias décidait du destin de ses enfants et il n’était pas question de se rebiffer.

On peut dire que le 20ième siècle a vu naître le mariage d’amour, puis l’union libre sous-tendue par l’amour. L’amour est désormais ce qui donne sens à la vie et qui permet à la femme de choisir son destin pour le meilleur et pour le pire.

Le couple n’est plus fait pour durer, mais pour célébrer l’amour. Si l’amour s’estompe parce qu’il n’a pas été assez entretenu, le couple se dissout. Pour faire face à ces aléas, la femme travaille et assume sa liberté, même si elle est parfois lourde à porter.

Dans le même mouvement de libération, de plus en plus de jeunes femmes se sont affranchies presque totalement des tâches ménagères qui sont devenues, à leurs yeux, humiliantes et dégradantes. Ce féminisme triomphant revendique la liberté et l’absence de contraintes au point parfois qu’il conduit à une certaine irresponsabilité puérile.

Un grand nombre de jeunes femmes modernes attendent tout de l’homme. Il doit être irréprochable à tous les niveaux : un excellent amant, cela va sans dire, mais aussi un gentil mari, un père exemplaire, un travailleur bien rémunéré et enfin un aide ménager efficace. Ces exigences élevées peuvent s’accompagner de récriminations véhémentes à la moindre négligence. Ces jeunes femmes, filles de la génération 68, mettent la barre très haut et sont donc difficiles à satisfaire. Elles peuvent même devenir des sortes d’adjudants pointilleux.

Je connais bien des hommes de ma génération qui remercie le ciel ne de pas avoir 30 ans aujourd’hui !

Le néo-féminisme

Les jeunes filles modernes s’exhibent volontiers de façon provocante et mettent en avant leurs atouts féminins. L’impression qui en ressort, c’est qu’elles sont en permanence dans une surenchère outrancière.

 Il est bon que la jeune femme soit fière de son corps mais, sous l’influence d’un féministe conquérant, elle se transforme en aguicheuse professionnelle. Sous l’influence d’une idéologie victimaire, elle se plaindra sans vergogne, et non sans hypocrisie, de l’assiduité excessive des hommes. Je leur dirais qu’un attitude vulgaire attire la vulgarité !…

Comme chacun sait, la provocation n’a pas de limite et l’intégrisme guette toujours tous les mouvements qui se radicalisent. La dernière trouvaille, le dernier étendard des néo-féministes n’est autre que le sexe féminin qu’il faut désormais montrer dans son intimité la plus profonde ! Elles sont encouragées « à célébrer les vagins, les vulves, les lèvres, les poils pubiens, les règles, la confiance sexuelle, l’amour de soi ». Les réseaux sociaux sont naturellement les véhicules idéaux pour diffuser ces images.

Montrer son sexe, pourquoi pas, Gustave Courbet, avec son tableau célèbre « l’origine du monde », avait déjà brisé ce tabou. Mais je vois comme une provocation d’adolescente le besoin d’écarter les cuisses afin de filmer son clitoris. On peut se demander si finalement ce féminisme intégriste ne conduit pas à une régression qui infantilise la femme et, une fois de plus, en fait un objet !

La morale n’est pas ici en question. Ce qui interpelle est plus grave : la bêtise érigée en slogan idéologique !

En 1882 Nietzsche avait inauguré l’ère qui annonçait « la mort de Dieu », après 1500 ans d’un règne sans partage. Aujourd’hui, les néo-féministes élèvent un panthéon à leurs nouvelles idoles, le vagin et le clitoris. Tout cela se célèbre sur Gynopedia ou sur les réseaux sociaux.

Gustave Courbet: « l’origine du monde »