740 – AVONS-NOUS UNE ÂME?

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Cette question parait banale, mais elle est fondamentale ! Sommes-nous seulement une machine biologique perfectionnée qui va retourner en poussière ou bien restera-t-il quelque chose après notre mort ?

Je sais que beaucoup d’entre vous ont une réponse tranchée et définitive sur la question. D’autres, dont je fais partie, se posent encore des questions…

Le monde occidental est imprégné de la pensée scientifique et rationnelle qui veut que tout se mesure et se quantifie. La science promet qu’elle peut disséquer et comprendre l’ensemble de l’univers, décrypter tous les mécanismes à l’œuvre, depuis l’infiniment petit jusqu’à l’infiniment grand.

Or, personne n’a jamais vu une âme, personne n’a pu en peser une. Descartes la localisait dans la glande pinéale, les Indiens dans le chakra du cœur, mais aucun instrument de mesure n’a jamais décelé dans le corps humain la moindre entité qui pourrait ressembler à une âme. Donc, quand vous êtes mort, vous êtes bien mort, sauf pour quelque temps dans la mémoire de ceux qui vous ont connu…

Le point de vue des cyniques

Cette approche est inattaquable et fait le jeu des cyniques. Si nous ne sommes qu’une machine biologique, si nous venons du néant pour y retourner prochainement, si rien ne nous relie à un ensemble plus vaste, si nous sommes là sans but et sans dessein, dans ces conditions, la vie est absurde, en effet.

Pourquoi s’encombrer de morale ou d’éthique ? Puisque notre vie est absurde, vivons-la dans la jouissance du présent, « profitons de la vie » comme disent les vendeurs de bonheur. D’ailleurs « carpe diem » est à la mode, nous vivons en Occident l’époque du développement personnel, de l’épanouissement individuel, du culte de l’ego.

Dans ces conditions, seule la loi permet de vivre en société, sinon tout serait permis. Tuer celui qui nous gêne ne porterait pas à conséquence, la mort n’étant que la mise au rebut d’une machine sans valeur. Pourquoi s’encombrer des enfants que nous ne voulons pas ou des vieillards qui coûtent plus qu’ils ne rapportent, puisque la vie n’a pas de valeur ?

Bref, si nous n’avons qu’une dimension matérielle, sans transcendance, si nous ne sommes pas reliés au reste du cosmos, nous n’avons aucune responsabilité, ni vis-à-vis de nous-même, ni vis-à-vis des autres. Les « Droits de l’Homme » ne sont alors qu’une supercherie de plus, mise en place pour remplacer les religions qui ont perdu leur crédit!

Pour ceux qui doutent

D’un autre côté, face à cette vision effrayante, il y a ceux qui tentent de nous rassurer et qui plaident en faveur de l’existence de l’âme. Ils tentent d’apporter des preuves indirectes pour ceux qui doutent, car ceux qui affirment qu’ils ont une âme ne disposent que de leur intuition profonde.

Parmi ceux qui doutent, mais qui aimeraient bien croire, je citerais François de Witt, polytechnicien, qui a écrit un livre que je vous recommande et dont le titre est tout un programme : « La preuve par l’âme ».

La question est de savoir si nous avons quelque chose en plus qui nous distingue des robots. Avons-nous une dimension cachée, une énergie subtile qui va survivre à notre corps physique ? Après tout, les physiciens spéculent bien sur l’énergie sombre qu’ils n’ont jamais vu et qui n’existe que dans leurs formules mathématiques… Seulement 5% de l’univers est actuellement accessible aux instruments de mesure !

Notre monde est régi par la trilogie de la matière, du temps et du mouvement, qui constituent nos limites sur lesquelles on se heurte depuis que nous sommes incarnés. Lors de ce processus d’incarnation notre conscience se serait individualisée, en provenance d’un plus grand Tout.

Les indices sérieux

A l’appui de cette hypothèse séduisante, on peut citer un certain nombre de phénomènes psy particulièrement bien documentés, qui accréditent la thèse d’une conscience cosmique : la transmission de pensée, la vision à distance, les rêves prémonitoires, la précognition et les phénomènes de synchronicité, sans parler de ceux qui se souviennent de leur vie antérieure.

Dans ces manifestations qui dépassent notre pensée rationnelle, habituée à la logique qui va de la cause à l’effet, il faut envisager la possibilité d’un monde différent de notre monde matériel à l’intérieur de l’espace-temps, et auquel on pourrait parfois avoir accès et puiser dans cette connaissance universelle.

D’autres phénomènes sont tout aussi intriguants, à commencer par les expériences de morts imminentes (NDE ou Near Death Experience) dans lesquelles les sujets qui sont arrivés aux portes de la mort rapportent souvent un sentiment d’extase après avoir progressé à travers un tunnel de lumière. Des milliers de cas semblables ont été rapportés sous toutes les latitudes.

Ce qui est étrange dans les NDE, c’est la capacité de survoler son corps, de voir et d’entendre les propos échangés, y compris dans la pièce à côté, comme dans une vision globale.

La communication avec les morts a été pratiquée par des milliers de gens et la précision de certaines informations recueillies permettent d’écarter la possibilité de supercherie. Chacun peut faire cette expérience assez facilement et cela permet d’ébranler un certain nombre de certitudes ! Si les morts peuvent nous envoyer des messages, c’est donc qu’ils ne sont pas tout à fait morts : CQFD

Quelle serait cette énergie qui subsisterait après la mort physique si ce n’est l’âme ? Finalement, l’existence de l’âme n’est pas plus étrange que l’intrication quantique !

L’énigme de la conscience

Tout s’éclaire. Notre expérience consciente de tous les jours n’est qu’une fraction de nos possibilités. Le cerveau serait la grille d’entrée de la conscience, donnant accès à une conscience plus vaste. L’âme serait cette connexion à un réseau universel dont nous sommes partie intégrante.

Le cerveau humain serait un système quantique macroscopique. Ses structures peuvent entrer en résonance avec des sources d’information auxquelles elles sont liées, quasi instantanément, par la fameuse intrication (non-localité) des entités quantiques.

Il faut faire remarquer que si nul n’a pu localiser l’âme, il en est de même pour la conscience. « Jusqu’à présent nous ne pouvons localiser aucune région dont l’activité neuronale corresponde à l’image précise que nous avons du monde » affirmait Francis Crick, le découvreur de la structure en hélice de l’ADN.

Lorsque l’énergie devient matière, elle s’alourdit et perd en fluidité. L’incarnation procède de même et nous limite. Nous étions spirituels avant de nous matérialiser, transcendants avant d’être immanents, comme disent les mystiques. « Borné dans sa nature, infini dans ses vœux, l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux » selon Lamartine, le poète.

Je terminerais cette courte réflexion sur un sujet infini, par la très belle phrase de Pierre Teilhard de Chardin qui résume tout: « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels vivant une expérience humaine ».

7 comments

  1. Chronique intéressante mais qui ne cite aucune de ses sources au sujets des phénomène « paranormaux ». Cela affaiblit le propos considérablement.

    1. Cette chronique n’est pas une publication académique qui doit donner ses références bibliographiques. C’est une réflexion, une suite de questionnements. Il existe quantité de livres sérieux et bien documentés, celui de François de Witt est une excellente introduction sur ce sujet et il cite de nombreux documents en référence.

  2. Mais des sources, il y en a tellement maintenant (y compris des anesthésistes qui ont des témoignages concordants) qu’i Suffit d’aller dans une librairie (dernier en date, à ma connaissance : Après de Stéphane ALLIX, un journaliste.

  3. Déjà le livre de François de Witt est extrêmement riche de sources qui consoliderons le propos, mais il suffit de lire les quelques livres de Stéphane Allix : j’en ai lu 3 et ils sont très convaincants: La mort n’est pas une terre étrangère; Le test. Une enquête inouïe : la preuve de l’après-vie ?, Lorsque j’étais quelqu’un d’autre.

  4. Avec tous les témoignages qui affluent de toutes parts, comment peut on encore douter de l’existence de l’âme ….seul un esprit purement matérialiste peut se poser cette question….et se dire , je ne crois qu’à ce que je vois….!! mais SI son esprit ne veut pas voir plus loin en lui, ALors cette vérité restera sienne durant cette Vie.

  5. Vous citez les cyniques : « nous venons du néant pour y retourner…» Les conséquences des lois de la thermodynamique permettent de comprendre que quelque chose ne peut pas exister à partir du néant. Cela permet de considérer l’opinion des cyniques comme invalide. Selon la thermodynamique encore : rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Cela me permet de penser déjà que je ne viens pas du néant et que je n’y retourne pas mais que je viens de quelque chose d’autre et que j’y retourne. Cela certes ne suffit pas à affirmer que j’ai une âme, mais ce qui précède me permet de l’espérer. Or, de plus, la science constate que tout ce qui existe et qui est matériel est soumis à l’entropie, donc subit une dégradation. L’entropie exige donc une nég-entropie. La matière n’en profitant pas cela ne peut que bénéficier à l’esprit selon les conclusions de la thermodynamique. Si notre esprit ne va pas dans un ciel religieux peut-être pourrions nous le chercher dans la noosphère si appréciée par Theilhard de Chardin ? – Cordialement, et merci pour vos textes.

    1. J’aime beaucoup votre brillante démonstration à l’aide du principe de base de la thermodynamique: tout se transforme en effet…

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