895 – COMMENT SE PROTÉGER DES RISQUES DU COVID ET DE LA VACCINATION ?

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 Le nom scientifique officiel du coronavirus dont tout le monde parle est le suivant :

SARS-CoV-2, ce qui signifie « Severe Acute Respiratory Syndrome », ou :

Syndrome Respiratoire Aigu Sévère

Cette désignation résume le symptôme majeur induit par l’infection au Covid 19. A cela il faut ajouter souvent une inflammation généralisée avec ce qu’il est convenu d’appeler de façon imagée, un « orage cytokinique », c’est-à-dire libération excessive et incontrôlée de médiateurs de l’inflammation (Inter-leukines 1béta, 6 et 10).

Rôle de la protéine Spike

Cet état inflammatoire est généré par les glycoprotéines qui se trouvent à la surface du virus et qui vont entrainer une réponse immunitaire de rejet. Parmi ces glycoprotéines, la plus connue est la dénommée « protéine Spike », qui peut induire une réaction si violente qu’elle peut provoquer des troubles cardiovasculaires et, en particulier, des troubles de la coagulation.

Cette protéine Spike a la capacité de se fixer à la surface des cellules sur des récepteurs spécifiques, dénommés ACE2, qui contrôlent la tension artérielle et la fluidité du sang. Ces récepteurs sont présents sur les cellules des poumons, du cœur, et des reins, mais aussi au niveau de l’intestin, du cerveau et des testicules. On comprend mieux ainsi pourquoi le covid 19 peut induire des troubles vasculaires graves et aussi des troubles neurologiques variés.

Le vaccin dénommé à ARN-messager va induire la fabrication de la protéine Spike qui, à son tour, va générer une réponse immunitaire, avec par conséquent le même ordre de risque inflammatoire que le virus lui-même. Dans les deux cas on assiste à un stress oxydatif, c’est-à-dire à un excès de libération de radicaux libres oxydants et une déficience en antioxydants.

C’est la raison pour laquelle les symptômes induits par le covid ou par le vaccin sont potentiellement plus importants chez les personnes qui ont déjà une inflammation chronique permanente, tels que le diabète, le surpoids, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires en général.

Néanmoins, la vaccination peut induire une réaction immunitaire faible, en particulier chez les personnes âgées qui ont un système immunitaire chroniquement déficient. Par conséquent, ils répondent mal aux vaccins et sont plus vulnérables que les autres face au virus.

Renforcer son système immunitaire pour lutter contre le virus ?

Il est vite apparu que les personnes en mauvaise santé étaient plus vulnérables que les autres, en particulier les diabétiques, les obèses et les hypertendus. Il était donc logique que ces « sujets à risque » soient vaccinés en priorité.

Néanmoins, nous ne devons pas oublier que nous disposons d’un système immunitaire qui est normalement chargé de faire barrage aux infections bactériennes et virales. Il nous appartient de le conserver en bon état de fonctionnement pour rester en bonne santé, quoi qu’il arrive…

L’hygiène de vie et l’alimentation demeurent les principaux facteurs à notre disposition pour préserver notre bonne santé. Ces deux éléments sont de nature à nous éviter de faire partie des sujets à risque dont nous parlions plus haut.

Par ailleurs, nous pouvons malgré tout être carencés en nutriments particuliers qui sont essentiels au bon fonctionnement de notre système immunitaire. C’est le cas d’un oligoélément, le Zinc, et d’une vitamine, la vitamine D. A cette liste il sera utile d’apporter régulièrement de la vitamine C.

Des chercheurs de l’Université de médecine de Sydney ont publié en 2019 une synthèse des besoins de l’organisme en Zinc et, en particulier, pour un bon fonctionnement du système immunitaire. Ils écrivaient : « Le zinc accompagne l’action de centaines d’enzymes clés et de médiateurs. La carence en Zinc est commune et concerne un quart de la population des pays développés. Le niveau de Zinc est un facteur critique qui influence l’immunité antivirale, d’autant que les personnes carencées font souvent partie des populations à risque… Il existe une évidence clinique de l’action du zinc comme antiviral direct, aussi bien que comme stimulant de l’immunité virale » (1).

De son côté, une équipe Allemande a récemment étudié l’effet du Zinc sur l’épidémie de Covid-19 et recommande vivement une supplémentation. En effet, non seulement le zinc stimule le système immunitaire, mais il réduit le risque vasculaire induit par le virus ou par le vaccin (2).

En ce qui concerne la vitamine D, une équipe californienne rappelle son rôle essentiel à de multiples niveaux : « Elle réduit la réplication et la survie du virus, elle réduit le risque inflammatoire suite à la production de cytokines, elle augmente la concentration de l’enzyme de conversion de l’angiotensine et elle maintient l’intégrité de la paroi vasculaire ». Les auteurs concluent leur étude par cette phrase : « L’évidence est assez forte pour que les gens utilisent et que les médecins recommandent la supplémentation en vitamine D pour prévenir ou traiter le covid-19 ». (3)

Dans une vaste revue analysant 27 études épidémiologiques différentes les auteurs concluent ainsi : « Nous avons observé une association positive entre la carence en vitamine D et la sévérité de la maladie » (4).

Des chercheurs du département de pharmacologie de l’université d’Oxford insistent par ailleurs sur l’importance d’un apport complémentaire de vitamine C comme traitement adjuvant ou à titre préventif, dans les maladies infectieuses respiratoires, et en particulier dans le covid 19 (5).

Importance d’un apport de N-Acétylcystéine

Nous avons vu que l’infection au coronavirus, de même que la vaccination qui génère la protéine spike, provoquent un stress oydatif, parfois violent, qui peut dégénérer en troubles de la circulation et de la coagulation. Ce phénomène a été étudié par les chercheurs du département de biochimie de l’université du Wisconsin qui précisent qu’il peut être enrayé par des biomolécules soufrées telles que le Glutathion. Ce dernier freinerait la fixation du covid-19 sur les récepteurs ACE2 et par conséquent réduirait sa pénétration dans les cellules ainsi que la sévérité de l’infection virale (6).

Des chercheurs Russes ont mis en évidence le rôle critique du glutathion, antioxydant naturel présent normalement dans tous les tissus et qui est chargé de contrôler l’équilibre redox (oxydo-réduction). En effet, le glutathion est une pièce majeure dans le mécanisme d’oxydo-réduction. Selon ces auteurs, c’est la quantité de glutathion qui détermine la gravité des symptômes. Ils concluent : « Sur la base de l’analyse approfondie des publications scientifiques et de l’observation, la carence en glutathion est l’explication la plus plausible des effets graves ou du taux de mortalité provoqués par le covid-19 » (7).

Le glutathion étant détruit lors de la digestion, l’intérêt des chercheurs s’est tourné vers un précurseur métabolique du glutathion : la N-acétylcystéine, molécule soufrée, couramment utilisée dans les compléments nutritionnels pour ses propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes. De nombreux travaux ont été publiés concernant ses bienfaits, en particulier dans le syndrome métabolique et le stress oxydatif à l’origine de la neuro-dégénérescence.

Plus récemment, plusieurs équipes de chercheurs ont publié des études montrant l’importance de la N-acétylcystéine pour lutter contre le covid-19. Ce fut le cas par une équipe de Portland dans l’Oregon qui rappelle que « de nombreux travaux cliniques ont montré l’efficacité de la N-acétylcystéine pour rééquilibrer le statut redox lors du stress oxydatif ». Par conséquent « la N-acétylcystéine pourrait constituer un traitement efficace contre le covid-19 en augmentant le taux de glutathion cellulaire et en modulant l’inflammation » (8).

Une équipe chinoise plaide aussi pour l’utilisation de la N-acétylcystéine pour lutter contre la détresse respiratoire induite par le covid-19 et pour inhiber la multiplication virale (9).

Les éléments précédents sont confirmés par des chercheurs italiens qui rappellent que les biomolécules soufrées comme le glutathion et la N-acétylcystéine bloquent le récepteur ACE2 où se fixe le virus, inhibant ainsi sa pénétration dans la cellule. Les auteurs de la publication ajoutent : « Il est vraisemblable que l’administration orale de N-acétylcystéine diminue le risque de développer le covid-19, comme cela fut déjà démontré pour les virus de la grippe » (10).

Le département de pathologie et d’immunologie de l’université de Houston confirme ce qui précède ainsi que les propriétés anti-inflammatoires, anti-oxydantes et modulatrices de l’immunité de la N-acétylcystéine. Les auteurs proposent son utilisation en prévention et en traitement du covid-19, comme il a déjà été démontré dans d’autres maladies infectieuses, d’autant qu’il est très bien toléré (11).

Conclusion :

  • Il existe plusieurs molécules naturelles qui peuvent agir efficacement et de concert pour prévenir et pour combattre l’infection virale au Covid-19 et les effets qu’elle génère, chez les personnes vaccinées ou non vaccinées.
  • Par ailleurs, étant donné que la vaccination peut induire une réaction inflammatoire provoquée par la protéine spike, il est conseillé une supplémentation avec ces molécules protectrices.
  • Quoiqu’il en soit, une supplémentation régulière est nécessaire pour avoir un bon système immunitaire, un statut oxydant équilibré et une meilleure protection contre tous types d’infection.
  • Quatre molécules essentielles ont été sélectionnées par nos soins et c’est aussi le choix d’une équipe américaine dans une publication toute récente (12).
    • Vitamine D : 1500 à 2000 UI par jour (Unité Internationale)
    • Zinc : 15mg/jour
    • Vitamine C : 500 mg/jour sous forme liposomale
    • N-acétylcystéine, précurseur du glutathion : 1 gélule de 600 mg, une à deux fois par jour

Bibliographie

(1) “The role of Zinc in antiviral immunity”- Adv Nutr. 2019; 10(4):696-710

(2) “The potential impact of Zinc supplementation on Covid-19 pathogenesis”- Front Immunol. 2020 Jul 10; 11:1712

(3) “Evidence regarding Vitamin D risk of Covid-19 and its severity

– Nutrients. 2020; 12(11):3361

(4) “Vitamin D deficiency aggravates Covid-19: systemic review and meta-analysis”- Crit Rev Food Sci Nutr. 2020 Nov 4; 1-9

(5) “Vitamin C – an adjunctive therapy for respiratory infection, sepsis and covid-19”- Nutrients. 2020; 12(12):3760

(6) “Role of oxidative stress on SARS-CoV infection: a review”- Protein J. 2020; 39(6):644-656

(7) “Endogenous deficiency of glutathione as the most likely cause of serious manifestation and death in Covid-19 patients”- ACS Infect Dis. 2020; 6(7):1558-1562

(8) “N-acetylcysteine: a potential therapeutic agent for SARS-CoV-2– Med Hypotheses. 2020 Oct; 143:109862

(9) “Perspectives for the use of N-acetylcysteine as a candidate drug to treat Covid-19”- Mini Rev Med Chem. 2021; 21(3):268-272

(10) “Rationale for the use of N-acetylcysteine in both prevention and adjuvant therapy of covid-19”- FASEB J. 2020; 34(10):13185-13193

(11) “N-acetylcysteine to combat covid-19: an evidence Review”- Ther Clin Risk Manag. 2020 Nov 2; 16:1047-1055

(12) “What is the role of supplementation with ascorbic acid, zinc, vitamin D, or N-acetylcysteine for prevention or treatment of Covid-19?” – Cleve Clin J Med. 2021 Sept 1;88(9)

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