898 – MENSONGES ET OMISSIONS

Nous vivons à une époque dite de « transparence », mais il me semble que tout est opaque, et truqué. La parole officielle est trop souvent prise en flagrant délit de désinformation, ce qui ajoute au sentiment d’insécurité. Nous cherchons en vain des repères, des informations fiables et honnêtes…

L’expérience que j’ai de l’opinion publique et des convictions des citoyens m’amène à penser qu’environ 10 à 20% de la population cherche à penser de façon réfléchie et autonome, c’est-à-dire cherche à s’informer avec un esprit suffisamment critique pour se poser des questions avant d’avaler tout cru les discours officiels.

C’est-à-dire qu’un bon 80% est assez facilement disposé à croire, sans trop réfléchir ni douter bien longtemps, ce qu’affirme l’autorité. Il est vrai que c’est reposant et que cela laisse une grande partie du cerveau disponible pour mieux s’imprégner de la publicité à la télévision.

Si j’avais à caractériser notre époque d’un mot, celui qui me vient serait « méfiance ». Nous croulons sous une masse formidable d’informations, dans une société dite de la « communication ». Et pourtant, dans aucun domaine, nous ne savons à qui nous pouvons faire confiance car l’information est tronquée et orientée.

Les certitudes d’hier ne sont pas celles d’aujourd’hui. Il faut avoir longtemps vécu pour constater combien chaque époque possède ses certitudes et ses dogmes intangibles. Mais les « vérités vraies » d’hier ne sont pas celles d’aujourd’hui, ce qui rend notre monde incertain et mobile.

Nous sommes désorientés par la suspicion et la méfiance, comme si le sol sur lequel nous marchons n’était pas assez solide pour nous porter. Cette période est dangereuse car elle fait éclater la société en autant de cercles persuadés d’avoir raison, et prêts, s’il le faut, à en venir aux mains. Demain, nous pouvons être tentés de suivre celui qui parlera le plus fort et qui fera taire tout le monde ! Comme des enfants, nous avons besoin de certitudes …

La science en question

Beaucoup imaginaient que la science était un socle solide sur lequel s’appuyer. La parole du scientifique était écoutée et vénérée, comme parole d’évangile. Hélas, la vulgarisation scientifique a fait apparaitre la réalité, à savoir que les hommes et les femmes de science sont comme les autres avec leurs doutes, leurs certitudes et leurs a priori.

La science est aussi une question d’appréciation, d’interprétation et de point de vue. Il n’existe pas beaucoup plus de consensus en science qu’en économie ou en politique. Nous avons vu, par exemple, à propos du réchauffement climatique, combien la bataille fut longtemps féroce entre les tenants des diverses interprétations des résultats.

La science a aussi ses interdits, ses tabous et ses a priori. Elle refuse de pénétrer sur de nombreux territoires qui la révulsent ou lui font peur. Elle ira jusqu’à nier des évidences qui sont contraires à ses dogmes, à ses présupposés. Parlez aux scientifiques de transmission de pensée ou de précognition et vous verrez leur air hagard ou méprisant !

Finalement les scientifiques, qui se drapent volontiers dans les habits de la vertu, sont aussi obtus et bornés, aussi bourrés de préjugés que les autres humains…

La médecine est sous tutelle

Bien entendu, la médecine, qui est loin d’être une science, n’échappe pas aux tergiversations et aux querelles de chapelle sur à peu près tous les sujets. L’épisode que nous vivons en offre un exemple affligeant et peu réconfortant. Nous constatons la différence de vision et d’approche thérapeutique entre le médecin pratiquant sur le terrain et l’autorité sanitaire bureaucratique et hors sol. C’est l’éternel débat entre la pratique et la théorie qui ressurgit sans cesse, la réalité face à la virtualité.

Nous avons récemment vu des publications médicales dont le contenu avait été trafiqué, tronqué et tordu pour lui faire dire ce qu’il était officiellement autorisé de dire. En médecine, comme ailleurs, il existe une vérité officielle qu’il faut intégrer de gré ou de force pour être accepté dans le giron de la nomenklatura médicale.

Ce phénomène est aggravé par la dépendance de la médecine à l’industrie pharmaceutique, qui finance l’essentiel de la recherche, qui supervise les publications médicales, qui assure la formation continue du corps médical et qui – enfin- y puise sa cohorte d’experts dont elle a besoin pour valider ses recherches. Autant dire qu’elle exerce une surveillance attentive sur tout ce qui se dit et se décide dans le domaine des thérapies !

Nous sommes actuellement tous bien placés pour savoir combien il est difficile d’avoir des informations claires et crédibles sur les bénéfices et les dangers d’une campagne de prévention par injection. Les chiffres sont truqués et il suffit d’interroger des médecins ou du personnel médical proche du terrain pour savoir que les effets secondaires sont minorés et qu’il leur est difficile de faire prendre en compte, par les autorités, les cas qu’ils signalent. Comment, en effet, apporter la preuve absolue d’une action de cause à effet lorsque l’accident survient quinze jours après ?

L’autorité médicale, qui est sous la tutelle de la puissance pharmaceutique, non seulement financièrement, mais aussi idéologiquement, épouse parfois de façon inconsciente les thèses de son mentor. Nous avons tous été témoins de la façon dont ont été évacuées, avec force et véhémence, d’autres approches thérapeutiques qui apparaissaient efficaces, bien tolérées, mais qui avaient l’immense inconvénient d’être bon marché ! Partant de là il était impératif de discréditer au plus vite ces approches et ceux qui les préconisaient.

Nous avons ainsi assisté à une chasse aux sorcières digne du Moyen-Âge dans laquelle l’Église médicale a mis tout son poids et son aura auprès du public pour éliminer les dissidents.

Nous sommes donc arrivés au point ou le pouvoir médico-pharmaceutique est total et qu’il est même devenu dangereux de le contester. Ceux qui s’y risquent sont menacés, discrédités, excommuniés, radiés et pourchassés jusqu’à leur élimination totale du paysage médiatique. Réfléchir sur le sujet est déjà un délit punissable, comme peut l’être en Arabie Saoudite le fait de douter des paroles d’Allah !

La censure médiatique

De leur côté, les politiques conservent une longueur d’avance dans le domaine du mensonge direct ou par omission. Ceux qui sont élus sont généralement ceux qui savent le mieux mentir au peuple, qui est prêt à gober toutes les inepties pourvu qu’elles flattent son ego ou son confort.

Il n’est donc pas étonnant que les politiques aient été les alliés objectifs de l’autorité médicale et aient endossé leurs arguments, même les plus trompeurs. En effet, la stratégie proposée par le médical permettait au politique de réaliser son vieux rêve, qui consiste à tenir enfin le peuple en laisse, terrorisé par un mal dont il fallait à tout prix amplifier le danger et taire les moyens simples de s’en prémunir.

 Ce qui me parait le plus étonnant, dans les évènements que nous vivons actuellement, c’est le consensus quasi-total des media pour disséminer les théories sanitaires officielles et les chiffres, même les plus manifestement erronées, en provenance de l’Autorité médicale.

De façon étrange, les principaux media sont devenus les relais des points de vue émanant de la puissance médico-pharmaceutique, sans jamais émettre le moindre doute, sans jamais poser de questions. Comment se fait-il que les media, généralement disposés à aboyer à la moindre alerte, sont-ils soudain fascinés comme un toutou par la voix de son maitre ? Cette question demeure à ce jour sans réponse…

Ces media ont tellement intégré le discours officiel qu’ils pratiquent assidument ce qu’ils savent si bien faire, la désinformation et la censure. Rien n’est plus facile à manipuler que l’information. Dans la masse d’informations qui sont en permanence à la disposition des journalistes, il suffit de piocher les éléments qui accréditent la thèse officielle et de taire tout ce qui la contredit.

Il est facile de mettre en exergue un élément insignifiant, d’y apposer un titre choc et d’en faire un évènement de première importance. Les media font cela tous les jours sans que les 80% des lecteurs ou auditeurs n’y prennent attention. Dans le même temps, il est facile de réserver un entrefilet, en page intérieur, à un évènement dont les répercutions peuvent être majeures, mais dérangeantes pour l’idéologie dominante.

Le plus simple, bien sûr, consiste à ne jamais donner la parole ou demander l’avis de ceux qui pensent autrement ou qui simplement s’interrogent. Cette censure est actuellement largement utilisée et je dirais que c’est ce qui rend d’autant plus suspectes les affirmations des autorités sanitaires et politiques. Qu’ont-ils à cacher pour refuser le débat d’idée ?

Les media ont toujours pratiqué la censure dans le domaine politique en n’invitant jamais celui ou celle qui pourrait exprimer une pensée différente de l’idéologie portée par le media en question. Nous aurions pu naïvement penser que la santé échappe à la censure idéologique, et qu’au contraire ils cherchent à comprendre et laissent s’exprimer des approches différentes, dans un domaine qui est loin d’être simple. Confronter calmement les faits, les expériences, les connaissances et les témoignages des différents acteurs de la santé, à tous les niveaux, semblent être au-delà des capacités des media actuels et cela ne rend pas optimiste sur la suite des évènements.

Les réseaux sociaux se sont invités dans les campagnes de désinformation. Sous le prétexte louable de lutter contre les Fake News, comme l’on dit maintenant, les réseaux sociaux ont élaboré des programmes intelligents qui pratiquent assidûment la censure. Il est des mots qui sont interdits d’écrire sinon votre blog ou votre post est bloqué, éliminé ! Il est donc des mots que je ne peux plus utiliser, sauf de façon codée, par exemple va**in ou pa.s sa..tai.e.

Lorsque l’on constate comment, en France, certains spécialistes de santé dissidents furent discrédités par les media, cloués au pilori et censurés par les réseaux sociaux, cela préfigure de l’acharnement et du lynchage médiatique dont sera l’objet l’homme ou la femme politique qui, demain, voudra s’exprimer en dehors de l’idéologie dominante, lors de la prochaine élection présidentielle. Qui ose encore parler de démocratie ?

Voilà où en sont les dissidents et les résistants d’aujourd’hui, comme sous un régime d’occupation qui discrimine sa population. Les informations circulent sous le manteau et nous pouvons être inquiets pour l’avenir. Cela me rappelle un slogan placardé sur les murs, que diffusaient les résistants pendant la guerre en France, lorsque l’information était entre les mains des Allemands : « Radio Paris ment ! Radio Paris ment ! ». Nous y sommes à nouveau…

 

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8 commentaires

  1. Votre parole est utile pour notre société DEBOUSSOLEE qui doit absolument SE REBOUSSOLER car demain ce sera trop tard .
    Votre contribution notamment dans la perspective de la Présidentielle de 2022 serait précieuse et bénéfique .

    Que comptez vous faire ?

    Bertrand DARGNIES 6 enfants 10 petits enfants né le 17 Juin 1940 et passionné par l’avenir de notre grand pays .

    PS Je suis abasourdi de voir que vs n’avez que 500 abonnés alors que vous devriez en avoir des dizaines de milliers ! Que comptez vous faire à ce sujet ?

    1. Merci pour votre encouragement à continuer d’écrire, malgré la faible audience dont vous faites allusion. Je compte sur mes lecteurs pour mieux faire connaitre chronique-libre !
      Je crois que beaucoup de lecteurs n’osent pas s’abonner de peur d’avoir quelque chose à payer ou d’être envahis de propositions commerciales …

      1. Vous devez avoir plus d’ambition pas pour vous mais pour notre pays ! Il faut amener nos concitoyens à positiver et à trouver des raisons pour vivre autrement !

        Je vous suggère le livre de Jacques PERRIN qui nous parle des BIENS ESSENTIELS .

        Cordialement ,

        B;DARGNIES

  2. Votre diatribe serait plus crédible si vous illustriez vos points de vues d’exemples concrets. Non ?

    1. Oui, vous avez raison ! J’ai déjà donné des exemples dans de précédentes chroniques et je pensais que mes lecteurs étaient assez au fait des nombreuses désinformations et truquages en provenance des autorités…
      Je reviendrai sur le sujet …
      Merci de votre remarque

  3. Les “résistants représentent une dizaine d e millions de français qui s’informent, il y aurait urgence pour les postulants à l’élection qu’ils entendent leurs voix,

    1. Vous avez raison, mais aucune autorité ne supporte les dissidents ! Il faut les faire taire !

      1. XAVIER BERTRAND que je connais les écoutera . Je lui transmettrai .

        Cordialement ,

        B.DARGNIES

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