931 – LE DEFERLEMENT TOTALITAIRE

Deux évènements majeurs ont bousculé nos vies : le covid et la guerre en Ukraine. Dans le même temps, nous avons assisté à une dérive totalitaire exercée par des media de masse qui pratiquent la pensée unique. Il existe une pensée officielle à laquelle les « bons citoyens » doivent souscrire et le doute n’est pas autorisé, assimilé à un complot !

Le totalitarisme peut s’installer sournoisement dans la durée en supprimant progressivement les libertés et en faisant croire aux gens que c’est pour leur bien. La vérité officielle, qu’il s’agisse de la guerre en Ukraine ou du covid conduit mécaniquement aux mensonges d’État, aux omissions et à la censure. Le parallélisme entre ces deux épisodes de notre histoire contemporaine est frappant.

Comme l’affirma Hanna Arendt lors d’un entretien : « Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez à ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien… Et un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et l’on peut faire ce que l’on veut d’un tel peuple ».

La contagion délirante

La philosophe Ariane Bilheran a particulièrement décrypté le mécanisme de ce qu’elle dénomme « la contagion délirante », entre individus ou au sein des communautés, et qui conduit à l’adhésion des peuples au totalitarisme et aux crimes contre l’humanité.

En quelques années, nous avons assisté à un « totalitarisme rampant », décomplexé, banalisé, et même revendiqué par beaucoup, comme si le totalitarisme était justifiable. Certains ont parlé, à juste titre, de « dictature sanitaire ». Comme pour la guerre en Ukraine, les citoyens n’ont pas le droit à la critique, ou même au doute, face à la doctrine officielle.

Les media de masse, qui véhiculent tous les mêmes messages et engendrent une sorte de saturation de la communication, ne laissent pas de place pour les échanges et la pensée critique. On peut parler d’un véritable lavage de cerveau qui favorise le sensationnel au détriment du rationnel. Les choses ont le mérite d’être simples, voire simplistes : Ainsi, la vaccination expérimentale constituait, selon eux, la seule arme sûre et efficace pour vaincre le covid ; de même, les Russes ont envahi l’Ukraine sans motif valable et sont les uniques responsables du chaos. Ainsi, tout est dit et il n’y a rien à ajouter.

Pour assoir ces certitudes et ne pas risquer la controverse, les gouvernements, avec l’aide des media, pratiquent le mensonge en affirmant des contre-vérités et ont installé une censure tous azimuts. Ceux qui professent des messages contradictoires sont ostracisés et privés de moyens d’expression dans les media, y compris dans les media sociaux, de plus en plus manipulés par des robots.

Effondrement des valeurs et des repères

Pour dominer un peuple, il convient de le priver de ses repères culturels et de ses valeurs fondamentales. Il est alors perdu, comme un chien sans collier, et prêt à suivre n’importe quelle idéologie pour trouver de nouvelles certitudes.

Au nom de la modernité et du progressisme se sont installés, dans les universités et les media, des discours dont le but avoué est de détruire les fondements de notre civilisation, jugée patriarcale, raciste et dominatrice. Ce fut l’émergence des mouvements ultra-féministes, de la cancel culture, woke et LGBTQ+

Nous assistons à un effondrement identitaire qui nous fragilise et nous ne savons plus qui nous sommes, mais ceux qui nous dirigent le savent à notre place ! Comme l’ont fait avant eux les régimes nazis ou communistes, il convient de modifier le vocabulaire, d’inventer de nouveaux mots pour altérer la réalité et de manipuler le langage. Une langue corrompue est le marqueur de la corruption morale des esprits.

Désormais, au nom de leur émancipation, on sexualise les enfants. Supprimer un enfant de 9 mois, selon les nouvelles orientations de bioéthiques, n’est pas un infanticide mais un avortement. « Le droit à disposer de son corps » permet toutes les dérives depuis l’exploitation du ventre des femmes pauvres, jusqu’à la vente d’organes et même de bébés entiers…

Pour arriver à leurs fins, et mieux manipuler les peuples, les gouvernants ont fait appel à des influenceurs et à des cabinets de consulting. L’OMS a payé des influenceurs sur les réseaux sociaux pour plaider en faveur de la vaccination de masse. L’État français a largement utilisé le cabinet McKinsey pour influencer l’opinion, ce même cabinet qui vient d’être condamné à une amende de 573 millions de dollars pour avoir favorisé l’usage des opiacés aux USA, ce qui a entrainé 400.000 décès !

« La perversion transgresse et jouit de la transgression tandis que la paranoïa en recueille les fruits pour enrégimenter les esprits. Tout est lié : sans perversion, le pouvoir ne peut parvenir à devenir totalitaire » nous prévient Ariane Bilheran qui conclut : « J’ai l’impression de vivre dans un hôpital psychiatrique à ciel ouvert !».

La docilité des citoyens

La majorité de la population est prise dans un narratif délirant des media, qui raconte une histoire d’angoisse généralisée, qui ne correspond d’ailleurs pas à ce que nous vivons dans notre quotidien. Mais la peur est devenue l’arme privilégiée des media et des gouvernants qui la manient à répétition : après le covid, l’hystérie guerrière, puis la variole du singe, la peste porcine et encore d’autres fléaux à venir. Le but est de mettre le bon peuple sous des décharges permanentes d’adrénaline afin de sidérer sa pensée !

C’est ainsi que les citoyens ont avalé tout rond la pensée monolithique paranoïaque qui soutenait la certitude délirante du « vaccin sauveur », malgré l’accumulation de preuves qui démontrent le contraire, mais qui sont occultées. Ce bourrage de crane légitimait le discrédit et la persécution des mauvais citoyens, qualifiés de complotistes. C’est toujours le même mécanisme qui est en jeu dans la paranoïa, on accuse l’autre de ses propres forfaits…

Un témoin m’a rapporté que cette semaine s’est tenue à Genève une importante réunion qui regroupait le grand patron du laboratoire Merck, fabricant du vaccin contre le covid, le patron de l’OMS et les responsables de la plateforme Facebook qui, ensemble, élaboraient leur stratégie future pour mieux influencer les citoyens. Ils n’employaient pas le mot « manipuler » mais, au contraire, ils étaient persuadés d’apporter la lumière au monde entier. En fait, le projet consiste à élaborer une plateforme qui ferait le tri entre les informations afin de mettre en avant la vérité officielle et de bloquer les informations contradictoires ! Il s’agit donc bien d’un véritable complot qui correspond parfaitement à la définition même du totalitarisme et de l’arbitraire…

Dans « l’Archipel du goulag », Soljenitsyne s’inquiétait de la « docilité des citoyens » qui pouvaient devenir eux-mêmes les pires juges et les pires policiers ! C’est le même phénomène que nous avons observé durant le covid quand certains proposaient de ne pas soigner les non vaccinés. Aujourd’hui, en Ukraine, on accuse les Russes de crimes contre l’humanité mais on ferme les yeux sur les exactions commises par les Ukronazis depuis des années dans le Dombass !

Résistance

C’est encore Soljenitsyne qui ajoutait cette phrase terrible : « A mouton docile, loup glouton ». C’est grâce à notre paresse intellectuelle, à notre manque de vigilance, à notre désintérêt de la vie publique et à notre assuétude aux réseaux sociaux que nous sommes devenus si faciles à manipuler.

Nous ne sommes plus capables de penser par nous-mêmes, mais nous répétons mécaniquement le discours officiel qui est, en fait, le discours élaboré par les groupes industriels et les lobbies qui travaillent pour eux. D’un côté l’industrie pharmaceutique et de l’autre le très puissant complexe militaro-industriel.

Il est probablement illusoire de penser que la situation va s’améliorer d’elle-même, les symptômes de la maladie de notre civilisation sont trop graves pour espérer un auto-rétablissement. Ariane Bilheran nous incite à « résister au phénomène totalitaire, résister physiquement, psychologiquement, émotionnellement, intellectuellement et spirituellement ».

Notre apathie est une attitude coupable. Nous devons analyser et comprendre le processus en cours et, à la manière des Stoïciens, se poser des questions pour se tenir droit dans un monde chaotique : que s’est-il passé ? Quel fut le processus ? Comment les discours politiques ont-ils évolué ? Quelles sont les conséquences et sont-elles acceptables?

Telle est notre responsabilité d’Homme aujourd’hui dans le monde Occidental qui, progressivement et de manière furtive, s’enfonce dans le totalitarisme. Nous devons conserver notre esprit critique et ne pas suivre les yeux fermés les nouvelles idéologies à la mode qui se parent des mérites de la modernité et du progressisme. Nous devons contester et protester chaque fois que nous ne sommes pas en accord, en âme et conscience, dans les décisions ou les orientations qui sont prises.

Les puissants qui gouvernent nos vies sont atteints par la folie de la démesure, ce que les Grecs nommaient « hybris », c’est-à-dire se prendre pour un dieu, à la place d’un dieu. Cette attitude est grave et dénote un délire paranoïaque de toute puissance…

Il est très facile de détruire les piliers d’une civilisation, car ils sont très fragiles et nous devons tout faire pour les maintenir, sinon la maison s’écroule. Lorsque les gens ont perdu leurs repères fondamentaux ils vont chercher du réconfort et des certitudes du côté des sectes et des idéologies liberticides.

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