939 – LA PEUR: PUISSANTE ARME PSYCHOLOGIQUE

Une émotion forte peut nous faire perdre la tête. Notre cerveau conscient et logique se met alors en veille au profit du cerveau des émotions, de l’imaginaire et du subjectif. Nous devenons alors perméables à la sujétion et au lavage de cerveau.

Les premiers à avoir étudié la psychologie des foules furent les publicitaires. Ils savent que susciter une émotion fait vendre car nous perdons alors notre bon sens et notre clairvoyance.

Dès 1957, l’essayiste américain Vance Packard publia « La persuasion clandestine » où il décrit les méthodes et les mécanismes mis en œuvre pour manipuler les foules, à commencer par les messages subliminaux répétitifs du genre « buvez Coca-Cola » sur une image de jeunes couples beaux, souriants et insouciants. Le succès a été planétaire !

En sociologue de la communication et des médias, il chercha à cerner les moyens qui permettent de transformer l’homme en consommateur insatiable. Nous savons tous combien nous sommes vulnérables aux techniques modernes utilisées par les media, les politiques et les publicistes pour nous endoctriner, pour implanter une idéologie, vendre une idée ou un produit.

Court-circuiter le cerveau conscient

Disons-le tout de suite, contrairement aux apparences, nous ne sommes pas libres, nous sommes sous influence et notre cerveau est prisonnier des idées ou des slogans à la mode qui sont répétés par les media et qui pénètrent dans notre cerveau à notre insu pour devenir nôtres.

La technique est simple, il suffit de jouer avec nos émotions et nos sentiments, c’est-à-dire ce que l’on dénomme « la corde sensible ». La base de tout bourrage de crâne et lavage de cerveau consiste à nous émouvoir ! Le pire c’est que nous aimons cela, nous allons au cinéma pour avoir peur et pleurer ! Nous aimons les films d’amour, surtout lorsqu’il y a des drames et de la douleur…

Nous avons deux cerveaux, le cerveau conscient, celui que l’on situe dans le cortex cérébral, c’est le cerveau que nous sommes capables de maitriser, en temps ordinaire il analyse, il contrôle selon une logique rationnelle. Disons que c’est le cerveau de la volonté et du bon sens.

Et puis, nous avons le cerveau limbique, un cerveau primitif ou « reptilien », dit aussi « autonome », ce qui signifie qu’il n’en fait qu’à sa tête et que bien souvent c’est lui qui nous dirige. C’est le cerveau des émotions et des sentiments, et vous savez combien il est difficile de les contrôler, ce sont plutôt eux qui nous contrôlent…

Vous avez déjà compris que c’est à ce cerveau là que s’adressent les publicistes, les politiques ou tous ceux qui veulent nous vendre une idéologie ou une religion. Le cerveau conscient est trop rétif, plus vigilant et plus difficile à manipuler. Nous devons toujours avoir ceci en tête, toute manipulation mentale et tout lavage de cerveau se font à travers nos émotions et nos sentiments. C’est là que se situent notre talon d’Achille, notre défaut de la cuirasse, notre point de vulnérabilité…

Jouer avec les émotions

La situation est critique car nous ne savons pas bien jouer des deux cerveaux en même temps. Lorsque nous sommes sur le mode cérébral, logique et rationnel, nous sommes alors assez imperméables aux états d’âme et aux émotions. Le chirurgien ne pleure pas sur le cas désespéré qu’il est en train d’opérer. Cela ne veut pas dire qu’il soit incapable d’émotion ou de compassion, mais avant d’entrer en salle d’opération, il laisse ses états d’âme au vestiaire.

A l’inverse, lorsque nous regardons un film émouvant, ou lorsque l’on vit un état amoureux intense, nous ne voulons pas entendre parler de raison et de raisonnable. On dit bien que l’amour fait perdre la raison et l’on est alors prêt à croire toutes les promesses et toutes les sornettes qui sortent de la bouche de l’être aimé ! On se met à rêver et, sans doute avec raison, nous ne voulons pas « redescendre sur terre », comme disent nos amis plus lucides, qui se servent de leur cerveau conscient.

Vous l’avez compris, ce cerveau limbique et autonome, est le cerveau inconscient, celui que l’on ne maitrise pas et qui, lorsqu’il est suractivé, nous rend perméable aux idées, aux injonctions et aux slogans qui viennent de l’extérieur. Lorsque nous sommes dans un état émotionnel intense, nous perdons notre lucidité et notre bon sens, nous intégrons sans filtre les messages qui proviennent de l’extérieur.

Nous avons alors perdu notre liberté et nous sommes les prisonniers volontaires de ceux qui jouent avec nos émotions et nos sentiments. Il faut se méfier particulièrement des media qui sont devenus des maitres en la matière. Les enfants sont aussi des cibles privilégiées car ils sont plus vulnérables.

« Quand nos pensées disparaissent, la conscience n’analyse plus les informations qui lui arrivent. Aussi, ces dernières s’impriment directement dans le subconscient », écrit Joe Dispenza dans son livre « Devenir super-conscient » dont je vous recommande une lecture attentive.

Attiser la peur

L’émotion la plus puissante, la plus animale et la plus primitive, c’est la peur. La peur est l’arme de destruction massive utilisée par les politiques et les media pour annihiler nos volontés et anesthésier notre conscient. C’est l’arme de tous les dictateurs. Lorsque les Américains ont voulu trouver un prétexte pour envahir l’Irak, ils ont suscité la peur au monde entier en prétendant, de façon mensongère, que Saddam Hussein détenait des armes surpuissantes…

La peur tétannise et inhibe le mental. La peur est contagieuse et lorsqu’elle se répand dans une population, celle-ci devient à la merci de ceux qui l’attisent. Répandre la peur est même devenu une méthode de gouvernement pour mieux manipuler le peuple. Rien n’est plus efficace que la peur, d’autant que les citoyens apeurés deviennent des suppôts des gouvernants pour leur demander plus de sévérité et de rétorsion vis-à-vis de ceux qui ne sont pas envahis par la peur.

La peur qui se répand pourchasse ceux qui gardent encore la tête froide. Ceux qui gardent la tête sur les deux épaules et qui relativisent un danger sont montrés du doigt, vilipendés et exclus. Nous avons tous vécu ce mécanisme et les méfaits catastrophique de la peur lors de l’épisode du covid.

Les gouvernants et les media se sont servis de l’arme de la peur pour asservir les populations et leur imposer des contraintes disproportionnées et souvent dangereuses. Vous aurez remarqué combien les foules ont été dociles, elles ont accepté, sans contrôle ni vérification, les chiffres émanant des autorités qui promettaient des morts par millions. Dans les faits, il s’agissait, sauf exception, d’une surmortalité chez des malades très âgés, sans conséquence grave pour les plus jeunes.

La même arme de la peur fut brandie pour justifier l’utilisation massive et quasi obligatoire d’un pseudo-vaccin expérimental dont on ne savait pas grand-chose. C’est la même peur qui a obligé à se taire ceux qui prétendaient avoir encore le droit de réfléchir. Sous l’effet de la peur les gouvernements ont infligé une dictature sanitaire sans précédent, avec une censure totale sur l’information, sans que les peuples ne bougent, leur cerveau conscient étant court-circuité !

Cette peur est savamment entretenue pour que ne soient pas divulgués les milliers d’effets secondaires qui sont apparus. Pour cela, on nous parle maintenant d’une septième vague, d’un nième variant, sans doute, ou peut-être, encore plus virulent que les précédents… C’est pire qu’un roman feuilleton aux multiples épisodes.

Il faut dire que les autorités de santé sont devenues des pros en ce qui concerne le maniement de la peur. Ce sont des experts pour effrayer les foules et semer la peur de la maladie. Ils préconisent des analyses et des check-up permanents pour débusquer la maladie, mais jamais ils ne disent comment l’éviter. Selon eux, si vous êtes bien-portants, c’est que vous êtes un malade qui l’ignore !…

La peur comme méthode de gouvernement

Après une telle efficacité et un si grand succès, on peut craindre que les gouvernants usent et abusent d’une arme aussi puissante. C’est en effet, le rêve de tout gouvernement que de diriger une masse informe de citoyens dociles et tétanisés, incapables de réagir et de contester.

Après la peur du covid, fut brandie la peur de la guerre. Au lieu de laisser l’Ukraine régler les problèmes qu’elle a elle-même suscités, les occidentaux ont sauté sur l’occasion pour brandir un nouveau sujet de peur, pour prétendre que la Russie allait utiliser l’arme nucléaire et peut-être envahir l’Europe ! Poutine devenait un fou irresponsable et il fallait s’attendre à tout, et même au pire…

Le même délire et la même hystérie que pour le vaccin se sont ainsi répandus, laissant les peuples sans voix, unanimes dans leur peur et approuvant des gouvernants qui les manipulent.

Depuis que les grands media, dans leur ensemble, sont détenus pas une poignée de personnages issus du même sérail et partageant les mêmes intérêts, il est devenu plus facile que jamais de manipuler les foules, qui sont peu motivées pour chercher des sources d’information alternatives et documentées.

Il faut donc s’attendre à ce que chaque saison on nous serve une nouvelle raison d’avoir peur afin d’anesthésier notre jugement et plus facilement nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! Déjà, le journal « Le Monde » de cette semaine titrait : « Comment Paris se prépare à vivre sous 50°C », titre qui laisse supposer que dès demain il fera 50° sur les bords de la Seine. Soyez-en sûrs, avec la peur climatique on vous fera bientôt avaler, avec le sourire, toutes les couleuvres !

Pendant ce temps là les publicistes continuent leur business en jouant avec d’autres cordes sensibles. Ils promettent le bonheur, la vie facile, l’opulence, la seule limite, le garde-fou, c’est notre portefeuille ! Mais spéculer sur la peur, c’est sans limite !

 

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