961 – LES VALEURS DE LA REPUBLIQUE

La République se gargarise de ses valeurs, sans jamais les mentionner ! La démocratie ? La laïcité ? Le consumérisme ? La cancel culture et l’idéologie woke ? Mais qui serait prêt, aujourd’hui, à mourir pour défendre ces valeurs ?

Où en est-on parmi ces valeurs ? Sont-elles respectées ou à géométrie variable, selon l’idéologie du moment ? Les nouvelles valeurs dites « progressistes » et « post-modernes » sont-elles un véritable progrès ou bien un arrangement pour servir nos petits individualismes ?

Où en est la démocratie ?

C’est supposé être la valeur fondamentale des républiques qui s’oppose aux monarchies ou aux dictatures, plus ou moins déguisées. Les citoyens sont supposés être libres d’entreprendre, d’aller et de venir à leur guise, d’exprimer leurs idées et d’honorer leur religion.

C’est un bel idéal dont on imagine bien les limites car, pour vivre en société, il faut bien des règles que chacun accepte, de gré ou de force. Nous voyons bien où peuvent mener les dérives haineuses ou les mensonges provocateurs qui fleurissent sur les réseaux sociaux…

Il convient donc de réguler la liberté d’expression et c’est là que se situe la frontière mouvante et incertaine entre l’excès de laxisme et l’excès d’interdits, entre une démocratie permissive et une démocratie autoritaire. Nous constatons combien les censeurs de la République peuvent être très permissifs pour tout ce qui concerne l’idéologie post-moderne, woke et LGBT mais, au contraire, dictatoriaux dans le domaine de la politique ou de la santé.

C’est ainsi que les gouvernements sont enclins à favoriser l’individualisme dans tout ce qu’il peut avoir d’extravagant et, dans le même temps, contrôler l’information et pratiquer la censure pour ce qui concerne le collectif. Pour simplifier, je dirais que pendant que les citoyens forniquent à leur guise et regardent leur nombril, les gouvernants peuvent facilement imposer leurs règles sociales qui conviennent à leur idéologie…

Nous avons pu observer les limites de la démocratie lorsque s’est installée la dictature sanitaire qui a sévi durant l’épidémie de covid et, ensuite, concernant l’obligation vaccinale. Nous avons d’abord été la cible d’un matraquage médiatique et politique afin d’installer la terreur de la maladie. Contre tout bon sens, il fut décrété des confinements contre-productifs dont on connaissait parfaitement les effets délétères potentiels.

Les citoyens effrayés ont ainsi suivi aveuglément les consignes, sans prendre le temps de réfléchir et s’interdisant de protester. Le scénario étant au point, il fut réitéré pour imposer un vaccin expérimental sur lequel personne n’avait la moindre expérience. Les yeux fermés, et sur la foi des affirmations de la hiérarchie scientifique et politique, le peuple courut se faire vacciner !

Nous savons aujourd’hui que ceux qui nous mettaient en garde, et qui furent traités de complotistes, avaient raison de s’inquiéter : le vaccin n’avait ni l’efficacité ni la tolérance annoncée. Afin d’éviter toute contestation, les autorités ont établi une censure qui frappa les dissidents tous azimuts. Ceux-ci furent l’objet d’un ostracisme organisé au plus au niveau des États. Certains perdirent leur travail ou leur réputation fut ternie par une chasse aux sorcières acharnée.

Il est clair que durant 3 ans la République avait répudié sa valeur princeps : la démocratie ! Les choses auraient pu en rester là si la guerre en Ukraine n’était pas intervenue. S’est installée une nouvelle censure et un nouvel ostracisme vis-à-vis de ceux qui ne suivent pas aveuglément le discours officiel.

Non seulement le point de vue de la Russie est censuré mais, également, les points de vue plus nuancés qui ne pensent pas que le grand méchant ours Russe a attaqué sans raison la pauvre brebis Ukrainienne. De ce fait, la très grande majorité des citoyens épousent la thèse officielle, car ils n’ont qu’un son de cloche.

Si nous étions en démocratie, nous pourrions réfléchir par nous-mêmes et écouter le point de vue des deux parties. Deux pays sont en guerre et les républiques qui les entourent pourraient jouer les médiateurs en jouant l’apaisement. Au contraire, nos gouvernants soufflent sur les braises et agissent comme des dictatures en décidant par eux-mêmes où est le bien et où est le mal !

De ce qui précède, on peut conclure que nos démocraties sont malades…

La laïcité est-elle une nouvelle religion ?

Nos Républiques sont dites laïques dans le sens où elles permettent l’exercice et le culte de toutes les religions, sans distinction, ce qui ne devrait pas exclure qu’elles aient des préférences. C’est de cette façon que la laïcité est vécue dans de nombreux pays démocratiques.

Que cela plaise, ou que cela déplaise, les bases de la culture européenne est chrétienne et il n’y a par conséquent rien de choquant à ce que cette religion traditionnelle et dominante ait une place à part dans nos républiques, mêmes laïques.

Il semble que la France ait une conception particulièrement rigide de la laïcité, vécue avec le même dogmatisme que les religions les plus intransigeantes ! La République Française, non seulement n’a pas de préférence, mais elle a une vieille tradition anticléricale qui remonte à sa fondation. En bref, elle n’est pas seulement areligieuse, elle est profondément antireligieuse…

De ce fait, la République a des rapports conflictuels avec toutes les religions, au point que l’on peut dire qu’elle est devenue dogmatique et totalitaire. On trouve en son sein des ayatollahs de la laïcité qui pourchassent, dans tous les recoins de la cité, ce qui pourrait être considéré comme l’expression d’un signe religieux.

Ils pourchassent les crèches de Noël, les croix et les croissants qui seraient contraires aux valeurs de la république ! Je rêve de mettre en place une très belle crèche de Noël dans l’espace public et attendre de voir qui osera venir la détruire ! L’Éducation Nationale, fief de l’antireligieux, a chargé des petits soldats de la République de faire respecter dans les écoles ces « valeurs de la République » et de pourchasser le croyant trop ostentatoire. Ils font la chasse, tâche ingrate, au fameux voile islamique que les jeunes filles s’obstinent à vouloir porter comme signe d’une appartenance à une culture qu’elles revendiquent. Comme en Iran, ils ont mis en place une police vestimentaire !

Retour du religieux ou provocation ? Quoi qu’il en soit je trouve cette jeunesse bien timide pour déjouer les interdits de ces ayatollahs laïcs. La jeunesse n’est ni très rebelle, ni très provocatrice, elle semble inhibée… Je regrette de n’avoir pas quinze ans ! Je les rendrais dingues les ayatollahs de la laïcité …

On veut interdire aux jeunes filles de porter un modeste voile, mais elles peuvent venir au collège le nombril ou les seins à l’air, car c’est laïc d’être dénudé… J’incite les jeunes à aller au lycée avec des T-shirts « I love Jesus », « I love Mohammed », « I love Bouddha » ou « I love Adidas » ! Que la jeunesse ose venir à l’école avec un voile, avec une grande croix ou avec une kippa !

Il existe, parait-il, une nouvelle tendance pour les jeunes filles qui consiste à porter l’abaya, une grande robe qui cache tout le corps et descend jusqu’au pied. L’abaya donne des maux de tête à la police vestimentaire car ce n’est pas un vêtement religieux, il note simplement une appartenance à une culture. Il serait si simple de régler définitivement le problème en imposant un uniforme, comme cela se fait dans de nombreux pays… mais les ayatollahs manquent d’imagination.

Les laïcs disent que l’école doit émanciper des pressions qui viennent de l’extérieur, de la famille et de la culture, mais on constate aujourd’hui que c’est l’inverse, c’est l’école qui enferme et met la pression ! La laïcité pratiquée par les petits soldats de la république est devenue une prison idéologique, une religion sans dieu… Si on les laisse faire, ils vont bientôt remplacer Noël par la fête du solstice d’hiver et les saints du calendrier par des marques commerciales !

En Iran, 2 hommes viennent d’être pendus pour « inimitié à l’égard de Dieu ». Verra-t-on ici de graves sanctions pour « inimitié à l’égard de la laïcité » ?

La liberté d’expression et la liberté religieuse, qui constituaient les deux piliers de la république traditionnelle, sont bafouées. La liberté, désormais, disparait dès que l’on a quitté le pas de sa porte ! Finalement, la seule valeur de la république moderne c’est le matérialisme, la société de consommation. C’est tout ce qui nous reste pour nous élever au-dessus de nous-mêmes. Les nouveaux temples sont marchands. « Tais-toi, jouis et consomme » ! voilà le nouveau slogan, la nouvelle valeur fondatrice de notre civilisation dépressive.

 

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