Liberté de ton, Liberté d'opinion
Ce problème de la fuite des élites met en avant le casse-tête du financement de l’enseignement supérieur. Actuellement, en France, 90% du budget provient de l’Etat. Les droits d’inscription ne présentent que 2% du budget. C’est-à-dire que plus d’un étudiant sur quatre est formé gratuitement pour ensuite se mettre au service de l’étranger. Je propose donc de laisser les droits d’inscription à leur niveau actuel, ou un peu au-dessus, pour les deux premières années d’université mais, ensuite, de les augmenter très sensiblement, quitte à ce que les étudiants obtiennent des prêts pour financer leurs études. Il n’est pas normal que les étudiants de 20 à 25 ans se fassent financer leurs études par les impôts des jeunes ouvriers ou employés qui travaillent depuis l’âge de 16 ou 18 ans !
Il n’est pas exagéré de dire que l’enseignement universitaire et la recherche sont en France les otages d’une véritable mafia syndicaliste qui influe, de façon sournoise, sur les affectations du personnel et les destinataires des subventions. Pour y réussir, il est nécessaire de savoir « grenouiller » et passer plus de temps en réunions et lobbying qu’à faire de la recherche dans son laboratoire. Il s’est installé une sorte de mandarinat qui fait que, une fois en place, l’universitaire français est indéboulonnable et peut dormir tranquille ! Pendant que l’université française se ferme sur elle-même, nombre d’universités étrangères attirent les meilleurs, ceux qui excellent dans leur domaine.
professeurs de lycée et des médecins pour lesquels la formation continue devrait être une obligation pour continuer d’exercer. Un médecin peut avoir un diplôme qui date de 40 ans et continuer d’exercer sans jamais avoir suivi de formation pour tenir compte des avancées médicales ! Ce budget de la formation professionnelle est conséquent et de nature à donner un ballon d’oxygène à l’université, mais surtout, à l’obliger de se rapprocher des réalités concrètes de la vie professionnelle.