435 – L’AMERIQUE SE RELEVE

Posted on juin 3, 2013 par

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Il y a quelques mois encore,  en Europe, certains pariaient déjà sur la fin de la suprématie Américaine. Ceux qui nous lisent savent que nous avions prévu que l’Amérique avait encore tous les atouts en main pour se relever, tandis que l’Europe gaspillait son énergie en querelles stériles.

Nous poursuivons notre séjour dans l’Orégon et nous venons de nous installer pour un mois dans la petite ville de Camas (prononcer Camache), tout près de Portland. Notre première impression est très positive sur le renouveau des USA. Ici, les maisons se vendent comme des petits pains et il est même difficile de trouver facilement à acheter. La construction de nouvelles maisons a repris le chemin de la croissance.

Ectac.Economie-L-Amerique-proche-de-la-faillite.03 Mais le plus important, c’est l’état d’esprit, l’humeur. Or, c’est maintenant l’optimisme qui domine. Chacun est conscient qu’il reste du chemin à faire, mais tout le monde s’accorde pour penser que le mieux est devant ! L’Amérique est entrée dans un cercle vertueux : puisque l’humeur est positive, le business s’accélère et les américains ont recommencé à dépenser. Puisque chacun pense que l’Amérique se relève, le phénomène s’accélère de lui-même. Nous sommes dans la position inverse de l’Europe, où chacun pense que le pire est encore à venir, ce qui crée une spirale dépressive. 

Comment comprendre une pareille différence entre l’Amérique et l’Europe ? Je crois que le premier atout de l’Amérique, c’est sa flexibilité, sa capacité à modifier ses comportements lorsque la situation l’exige, son pragmatisme qui lui permet de changer ce qui ne fonctionne pas. Face à la crise qui a balayé l’occident, les américains ont tout de suite compris la gravité de la situation, ils se sont adaptés et ont pris des décisions douloureuses mais nécessaires : ils sont maintenant en convalescence.

Pendant le même temps les Européens ont minimisés l’importance de la crise, ils n’ont pas pris

Des décisions contre-productives...

Des décisions contre-productives…

conscience des changements économiques en cours et, de ce fait, n’ont pas pris les décisions nécessaires. Ainsi, lorsque nous avons quitté l’Europe il y a deux semaines, certains pays, dont la France, conservaient une législation du travail qui favorise le chômage, n’avaient pas encore remis en cause les méfaits de l’Etat Providence et n’étaient même pas capables de prononcer le mot « austérité » !… Ils restent ainsi prisonniers d’une idéologie obsolète qui leur bouche toute perspective d’avenir !

D’autres facteurs favorables jouent en faveur de l’Amérique, à commencer par le développement fulgurant des nouvelles sources d’énergie comme le gaz et le pétrole de schiste qui va donner à l’Amérique un avantage concurrentiel considérable et lui permettre de rapatrier beaucoup d’industries qui s’étaient délocalisées. Sur ce sujet l’Europe a encore un train de retard, non seulement elle tarde à se lancer dans l’exploitation du gaz de schiste, mais elle prétend abandonner l’énergie nucléaire, ce qui ressemble un peu à une sorte de suicide économique !

Selon nous, l’attraction de l’Amérique est encore intacte et sa capacité inventive et innovatrice va se poursuivre sur la côte Ouest où se concentrent les meilleurs centres de recherche scientifique et de haute technologie.

L’optimisme est communicatif et s’auto-entretient. Cela fait du bien de respirer ici un air plus léger. L’Amérique a foi en son avenir et fait ce qu’il faut pour cela …

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