LA DEMOCRATIE DIRECTE

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Si vous ne saviez pas ce qu’est la démocratie directe, la Suisse vient de vous donner une leçon. Là-bas, c’est le peuple qui décide et non pas une oligarchie d’irresponsables qui décide à votre place. 

Ce n’est pas l’immigration que les Suisses ont refusée, mais l’immigration de masse dont chacun peut voir les ravages en Europe et en France en particulier. C’est surtout le contre-exemple français qui a poussé les Helvètes à prendre des mesures de simple bon sens.

Hélas, il ne faut pas que les français s’attendent à être interrogés sur le même sujet. Là-bas, en France, la démocratie ne s’exerce que dans les mots dont les politiciens ont plein la bouche. Dans la réalité la démocratie est confisquée.

Tant que les français ne se résoudront pas à descendre dans la rue pour exiger la parole, ils se verront contraints de subir le dictat de ceux qui, à tour de rôle, les gouvernent. Ne vous faites pas d’illusion, la Nomenklatura politico-médiatique ne lâchera une parcelle de son pouvoir que sous l’effet de la force.

One comment

  1. Comme il me semble qu’il y a un amalgame un peu facile et hors propos qui a été fait entre la situation de la Suisse et celle de la France « C’est surtout le contre-exemple français qui a poussé les Helvètes à prendre des mesures de simple bon sens », je me permets d’ apporter les commentaires suivants:

    En Suisse, l’initiative de l’ UDC contre l’immigration de masse a été menée de main de maître par un « tribun populiste » (Blocher) qui a exactement comme en 1992 attisé les craintes de la Suisse rurale et primitive (aucune injure en celà, ce terme est utilisé en Suisse), et ainsi permis une « victoire écrasante par 0,3 % de votes favorables supplémentaires » au détriment des régions supportant l’ économie et l’emploi en Suisse (Genêve, Vaud et Bâle Ville, ainsi que Zurich).

    Ces zones rurales sont particulièrement sensibles aux terribles effets du chômage qui les lamine, le taux de chômage des ces cantons étant en dessous de la moyenne suisse (entre 1,2 % et 1,7 %). Heureusement un même lien indeffectible les unis et les protègent de l’adversité. « Le sermont du Grütli » si cher à Blocher et à l’ UDC. Et là je tiens à souligner que le terme « Helvètes » que tu emploies dans ton article est à bon escient. Mais les temps changent et on ne parle heureusement plus non plus des Gaulois, à part dans Asterix et Obelix.

    Beaucoup plus curieux par contre, les cantons les plus fortement touchés par le chômage (de 3,3 % à 5,8 %) ont tous refusé l’initiative. De plus, Genève, Vaud, Neuchâtel, le Jura et Bâle Ville sont tous des cantons qui ont toujours eu la plus grande population de travailleurs transfrontaliers. Encore une fois, ces cantons sont aussi les pôles économiques de la Suisse et non pas les zones rurales. Etrange paradoxe, non?

    Pour ceux que ça intéresserait voici deux liens où vous trouverez des graphiques qui parlent d’eux-même:

    http://info.rts.ch/votations/index.php?voteID=2562 (cartographie des résulats des votations)

    http://www.tdg.ch/suisse/Le-chomage-en-Suisse-a-legerement-augmente/story/19935348 (taux de chômage en Suisse et par cantons)

    La démocratie directe oui, le respect du choix populaire oui encore, mais ce n’est pas pour autant qu’elle tienne son peuple à l’abrit de lendemains qui pourrait s’ averrer (très) amères, voir douloureux.

    Je laisse à tout un chacun le choix de se faire sa propre idée sur ce qui s’est vraiment produit en Suisse et da la possible implication de la « situation française » dans le vote d’ une population germanophone partageant un intérêt plus qu’ incertain avec la culture et la vie politique française.

    N’en déplaise à Yves, ils n’ont que faire des problêmes français, mais malheureusement ceux de la Suisse et de ses futures générations semblent leurs être lointains aussi. Les premiers effets se font déjà sentir. La participation suisse aux programmes «Horizon 2020» et «Erasmus » est suspendue. Pour un pays important comme la Suisse (8 Mios d’habitants) qui a dû faire appel à des cadres provenant pour la plupart de l’ UE afin de rester compétitive, et dont les jeunes générations estudiantines et ses universités se font mettre à ban, les nuages approchent à grande vitesse.

    Espérons que l ‘UE saura une fois encore être magnanime. Par contre le montant de la facture risque d’ être salée. Dans le cas contraire quel gâchi, mais au mieux quelle perte de temps.

    Ah j’allais oublier, Blocher est maintenant aussi propriétaire d’ un quotidien suisse la « Basler Zeitung » (non des moindres), donc tu as raison « Ne vous faites pas d’illusion, la Nomenklatura politico-médiatique ne lâchera une parcelle de son pouvoir que sous l’effet de la force », et il en a déjà fait usage pour mettre de l’ huile sur le feu. Là effectivement on pourrait faire un parallèle avec la France, mais alors Blocher que veux-tu et qui es-tu ?

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