Liberté de ton, Liberté d'opinion
C’est à l’âge du collège que les enfants apprennent, ou non, le goût d’apprendre et le respect, ou non, de la vie en société. Or, dans beaucoup de collèges, la simple discipline n’est pas respectée et l’enseignement est considéré, souvent à juste titre, comme ennuyeux. Les horaires de classe sont tout simplement aberrants ! Les enfants doivent être attentifs et concentrés de 8 heures du matin à midi et de quatorze heures à seize heures, sans parler des devoirs à la maison ! Quel adulte en est capable ? Il vaudrait mieux envisager 3 heures de cours utiles et efficaces par jour, c’est à dire couper la journée en deux et prévoir des activités physiques dont cet âge a besoin ainsi que des activités artistiques et créatives, des travaux pratiques, des visites à l’extérieur… Toutes ces activités pourraient, par exemple, se pratiquer en Anglais.
Lycée, supposé conduire au baccalauréat 80% d’une classe d’âge. Pour arriver à cet objectif la France a dû dévaluer le niveau de cet examen. Hélas ! Le bac est un diplôme trompeur car il ne conduit à aucun métier, il permet seulement de se diriger vers l’enseignement supérieur. Mais, il est profondément stupide de vouloir emmener à l’université 80% d’une classe d’âge. Une nation n’a pas besoin d’une armée de généraux ! Tout le monde n’est pas fait pour les études théoriques, au contraire nombreux sont ceux qui s’épanouiraient mieux vers des filières plus concrètes, plus pratiques et conduisant à un vrai métier. C’est là que devrait intervenir l’apprentissage tel qu’il est largement utilisé en Allemagne et en Suisse. Dans ce dernier pays, le plus riche et le plus performant au monde, seulement 20% d’une classe d’âge obtient son baccalauréat et il existe quantité d’autres filières prestigieuses, dans quantité de métiers, depuis la banque jusqu’à l’informatique de pointe, en passant par tous les métiers manuels.
Il est affligeant de voir des élèves, non motivés, turbulents, souvent fort indisciplinés, et futurs chômeurs, continuer à user leurs fonds de culottes sur les bancs du Lycée, alors qu’il serait si facile de leurs proposer des alternatives plus gratifiantes dans lesquelles ils pourraient s’épanouir. Pour arriver à ce résultat, il faudrait casser les structures rigides de l’Education Nationale, trop centralisée, trop normative, trop corporatiste.
Il serait bon que quelques personnes au Québec puissent lire cette chronique afin de mettre au niveau leurs connaissances.Oui!oui! c’est un article qui s’adresse à l’Europe mais il y à certaines similitudes ou ressemblance que des enseignants et dirigeants ainsi que le parti politique(PQ) auraient intérêts à lire pour se mettre à jour.RS Date: Mon, 21 Sep 2015 06:32:58 +0000 To: rsimglobe@hotmail.com
Educateur spécialisé de métier, j’ai constaté que les responsables de l’état et de l’éducation nationale, n’ont jamais pris en compte réellement depuis presque 30 ans les difficultés vécues par les enfants issus de l’immigration, sans doute par totale ignorance du processus cognitif
individuel qui prend sa source dès le début dans le milieu familial et culturel. Des centaines d’ouvrages traitant de cette dynamique cognitive et d’apprentissages existent. Ce processus est toujours plus ou moins dominé par la mentalité et le mode de fonctionnement familial et culturel, le fait de grandir dans un pays, et même d’aller à l’école ne garantit en rien une intégration cognitive, sociale et psychologique. Des systèmes adjacents (ateliers de raisonnement logiques), et bien d’autres méthodes existent, quasiment ignorées par les “pédagogues” de l’éducation nationale et par une majorité d’enseignants. Intégrer des éducateurs spécialisés, ou moniteurs éducateurs formés sur ces points dans les écoles et collèges auraient peut être sauvé quelques centaines, voire millier de jeunes issus de l’immigration, maintenant de plus de 20 ans cognitivement carencés, et ayant basculé dans la délinquance, la drogue, ou le djihad…..