836 – LA MÉDECINE MODERNE SE DÉSINTÉRESSE DE LA SANTÉ!

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Ce titre peut paraître provocateur, mais il faut se rendre à l’évidence, la médecine moderne ne s’intéresse qu’à la maladie ! Elle cherche à soigner mais jamais à éviter d’être malade…

L’essentiel de la recherche médicale est pris en main par l’industrie pharmaceutique qui est le plus puissant secteur économique moderne. Puisque c’est son métier, elle ne s’intéresse qu’aux malades, les bien-portants ne l’intéresse pas, ni les façons d’être en bonne santé. Son but principal est de gérer la maladie.

C’est ainsi que le médicament est devenu l’alpha et l’oméga de la médecine qui a été imprégnée par cette idée sous-jacente qu’un bien-portant est un malade qui s’ignore. C’est ainsi que toute la médecine est tournée vers la recherche de la maladie…

Dépistage et prévention

Le dépistage est la grande affaire de la médecine d’aujourd’hui. Son obsession est de détecter de nouveaux malades. Avec l’épidémie au coronavirus, la médecine tourne à plein régime pour détecter de nouveaux cas. Des tests sanguins, pour détecter le virus puis doser les anticorps, ont été trouvé en un clin d’œil. La machine est lancée et le fait que de très nombreux patients n’aient pas de symptôme est sans importance, ce sont des malades…

Ce que la médecine dénomme « prévention » est en fait du dépistage, c’est-à-dire trouver de nouveaux malades, car c’est son fond de commerce. Pour cela elle a mis au point quantité de tests, d’analyses, de dosages ou de visualisations pour débusquer les malades qui s’ignorent !

Dans ce but, il faut des normes, si vous êtes en dehors des normes vous êtes malade. Si on manque de malades, il suffit d’abaisser le seuil à partir duquel vous êtes décrété malade. C’est l’exemple fameux du taux de cholestérol qui fait les choux gras des métiers de la santé depuis des lustres.

Depuis longtemps, on vous explique qu’il faut régulièrement effectuer une mammographie, ou doser votre taux de PSA, afin de vérifier si vous n’avez pas un cancer du sein ou de la prostate. Mais personne ne vous explique comment éviter d’avoir le cancer… cela ne rapporte rien à personne…

Néanmoins, l’avenir s’annonce radieux ! Si vous voulez devenir riche, achetez des actions de la société Singlera Genomics basée à San Diego en Californie. Elle est sur la bonne voie pour mettre au point un test de dépistage du cancer qui pourra être détecté 4 ans avant un diagnostic classique ! Vous imaginez le business ! Des millions de nouveaux malades, qui jusque-là vivaient paisiblement, vont pouvoir être suivis, traités, contrôlés, analysés… A la fin la peur finira par les rendre malade.

De même que les autorités de santé se sont bien gardées de vous dire que la meilleure façon de lutter contre le coronavirus consistait à booster votre système immunitaire, souvent déprimé, avec un apport de vitamine D (2000 UI/jour), du zinc (15mg/Jour) et du Sélénium (80mcg/jour) (1). Sans compter la gestion du stress, responsable de l’effondrement des défenses naturelles.

La pollution chimique

Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste de la question pour savoir, aujourd’hui, que la pollution chimique et notre hygiène de vie sont à l’origine de la majorité de nos maladies. Trois quarts de nos maladies pourraient être facilement évitées.

Les dégâts provoqués par la mal bouffe et la pollution chimique sont considérables dans le monde et se chiffrent à des millions de morts et des milliards de maladies qui handicapent fortement l’économie et le bien-être des populations. Entendez-vous beaucoup les autorités sanitaires sur le sujet ? Votre médecin vous alerte-t-il sur ces risques graves ?

La médecine ne connait que le médicament chimique qui participe grandement à la pollution générale. On en retrouve des doses non négligeables dans l’eau de boisson, y compris des antibiotiques qui génèrent une résistance bactérienne très préoccupante.

Aux Etats-Unis, la mortalité provoquée par les maladies iatrogènes concerne 250.000 patients par an et arrive à la troisième place de toutes les causes de mortalité ! Il faut ajouter à cela 70.000 morts par opiacés, trop largement prescrits par le corps médical. Il faut rapprocher ces chiffres, qui se répètent tous les ans, avec les 150.000 décès américains dus au Covid-19 qui préoccupent au premier rang la planète entière et bloque toute l’économie ce qui va entrainer la misère !

Il faudrait parler aussi des actes médicaux inutiles ou redondants. Selon un rapport d’experts, en Suisse, 20% des opérations et traitements sont superflus. Ainsi 80% des radiographies de l’abdomen seraient inappropriées, exposant inutilement les malades à une irradiation toxique. De même les transfusions sanguines, les examens radiologiques, les sondages urinaires sont prescrites de manière trop libérale, selon le rapport.

Monoculture de la santé

Mon attention a été attirée par une publication sur le blog de la genevoise Marie-France de Meuron dont je vous conseille la lecture. Elle fait l’analogie entre l’agriculture et le terrain biologique de chacun : « Notre terrain est en quelque sorte notre corps qui vit et respire comme le sol, reçoit de l’eau et des aliments ainsi que les énergies du soleil et des astres. Sa vie est rythmée par le jour et la nuit, de même les différents organes comme le coeur et les poumons suivent leurs rythmes… Je prends l’audace d’établir un parallèle entre les drames écologiques accompagnés de la destruction de la diversité avec l’écologie du corps humain. »

Elle ajoute : « De même que les dirigeants de la monoculture cherchent à imposer l’uniformité aux agriculteurs, ainsi les dirigeants gouvernementaux tendent à réduire la médecine officielle à des protocoles très délimités – masques, confinement – privant les praticiens de leurs libertés et leur imposant même des interdits. »

Je n’hésite pas à affirmer que le corps médical souffre du syndrome de la pensée unique, maladie très fréquente à notre époque particulièrement moutonnière. Elle raisonne par protocoles rigides, décrétés par une hiérarchie pyramidale d’un autre âge. La médecine gère la maladie au mieux de ses intérêts, elle recrute des malades mais ne cherche pas à ce qu’ils soient en bonne santé.

Lors d’un interview récent, Jean de Kervasdoué, ancien directeur des hôpitaux au ministère français de la santé, n’hésitait pas à affirmer : « en pleine crise sanitaire l’Etat a continué de penser en priorité à lui-même, à l’hôpital public, au respect des normes, aux procédures d’appel d’offre pour les masques ».

Responsabilité individuelle

Jean de Kervasdoué ajoutait :« la santé n’est pas la médecine. Un médecin s’intéresse d’abord à ses malades ». Dont acte ! Mais qui s’intéresse à votre santé ?

Vous êtes le ou la seul (e) à pouvoir prendre soin de votre santé. Telle est votre première responsabilité. Prenez votre santé en main, informez-vous, posez des questions, ne suivez pas aveuglément les prescriptions des médecins, soyez votre propre médecin. Puis-je me permettre de vous signaler un livre que j’ai écrit il y a quelques années et intitulé Rester jeune et en bonne santé ?

Méfiez-vous des normes et des tests de dépistage. L’individu idéal sous tous rapport n’existe pas. A force de vous scruter sous toutes les coutures on finit toujours par trouver une anomalie biologique quelque part et c’est à ce moment-là que vous devenez intéressant et que la machinerie médicale se met en route… et on ne peut plus l’arrêter !

La responsabilité commence par le bon sens. Parfois la médecine veut trop bien faire car elle fascinée par la technologie où elle excelle. La chirurgie et l’imagerie médicale font des prouesses, mais il y a toujours autant de cancers, de maladies cardiovasculaires et de diabètes dont nous mourrons.

Finalement, la médecine scientifique de haute technologie n’avait que les masques et le confinement à nous proposer, comme au Moyen-âge du temps de la peste ! Elle a sans doute besoin de faire une cure de modestie.

La puissance médico-pharmaceutique ne repose que sur notre bon vouloir. C’est nous, en tant que patient, qui lui conférons ce pouvoir exorbitant en lui délégant notre responsabilité. Consultons la médecine, mais conservons notre bon-sens et notre pouvoir de décision. Le médecin propose, le patient dispose… La surmédicalisation fait partie des fléaux médicaux.

(1) A review of micronutrients and the Immune system-working in harmony to reduce the risk of infection – Nutrients, 2020, 12, 236-

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