918 – LE FLEAU DE LA POLLUTION CHIMIQUE

 Le plus insidieux des dangers, celui qui a les répercussions les plus graves sur notre santé et surtout sur celle de nos enfants, c’est la pollution chimique et médicamenteuse ! Progressivement, elle perturbe notre métabolisme et engendre de nombreuses maladies…

 Une molécule chimique est une molécule artificielle, créée par l’homme, et elle se différencie d’une molécule naturelle et biologique de manière fondamentale. La molécule chimique est rejetée par les organismes vivants, elle agit comme un grain de sable dans un rouage délicat, elle modifie le métabolisme, le dévie ou l’inhibe.

A des degrés divers, toutes les molécules chimiques artificielles sont potentiellement dangereuses pour notre santé. Pourtant nous sommes envahis par la chimie, dans notre environnement, dans l’air que l’on respire, dans les aliments que l’on consomme et même dans les médicaments que l’on avale les yeux fermés !

Tout le monde est complice, les chercheurs qui ne font pas toujours les essais toxicologiques suffisants, les autorités de régulation qui minimisent les effets délétères, les politiques qui sont soumis au lobbying de l’industrie et les consommateurs qui préfèrent ne pas savoir et ne font aucun effort pour s’informer…

Nous vivons dans un monde dangereux, mais jamais la situation ne fut à ce point problématique. La liste est longue des pollutions diverses et variées qui nous imprègnent depuis notre naissance jusqu’à notre mort. J’ai choisi de citer aujourd’hui trois exemples parmi des dizaines d’autres…

Les perturbateurs endocriniens

 Le système hormonal est un équilibre complexe qui peut facilement être déstabilisé par de très petites quantités de certaines substances chimiques.

  • C’est le cas des phtalates et du bisphénol A qui sont des plastifiants que l’on trouve dans des matériaux au contact des aliments ou dans des produits d’hygiène.
  • Les composés perfluorés qui sont des antiadhésifs utilisés comme revêtement dans les ustensiles de cuisines et les emballages alimentaires. Ils sont persistants et s’accumulent dans les graisses.
  • Le triclosan, antibactérien présent dans les produits de soins corporels.

Chacune de ces molécules chimiques ont leur toxicité propre, mais le plus grave danger provient de l’accumulation dans l’organisme de la totalité d’entre elles, ce qui provoque non seulement un effet toxique cumulatif, mais une exacerbation de la toxicité !

Un groupe de chercheurs, répartis dans une vingtaine de laboratoires européens et américains, vient de publier les résultats de leurs études. Ils ont fait des prélèvements biologiques réguliers chez 2000 femmes enceintes et ont enregistré leur exposition à une variété de substances.

Un cocktail de 5 phtalates, de 8 composés perfluorés, de bisphénol A et de triclosan, était associé à un retard d’acquisition du langage chez les enfants de ces femmes, ce qui est un marqueur de déficience intellectuelle et de troubles autistiques !

A l’âge de 2 ans et demi, les enfants nés de femmes ayant le taux le plus élevé de perturbateurs endocriniens avait un risque trois fois plus élevé d’un retard de langage. Les chercheurs ont montré que le cocktail chimique dérégule un ensemble de gènes impliqués dans la construction cérébrale et l’activité de la glande thyroïde. Ils concluent que cette perturbation est « liée de manière causale à des troubles du spectre autistique » et ce phénomène concernait 54% des femmes étudiées.

Ces résultats inquiétants ne donnent pourtant qu’une vision partielle, car il existe bien d’autres substances qui interfèrent avec le neuro-développement, c’est le cas des métaux lourds, des fluorures et des pesticides organophosphorés…

En outre ces résultats ne sont que préliminaires et nous attendons les conclusions des effets sur le métabolisme général et sur la maturation sexuelle !

On peut être affligés par l’inertie des gouvernements pour légiférer sur l’utilisation massive de ces substances toxiques que l’on retrouve dans nombre de produits courants. Ils demeurent sous l’influence des lobbies de l’industrie …

Les métaux lourds

 Les enfants sont aussi menacés par la présence d’importantes quantités de métaux lourds dans l’environnement : arsenic, cadmium, chrome, mercure, nickel, plomb.

Une grande enquête épidémiologique, réalisée en France, a été publiée récemment et le rapport est extrêmement alarmant !

On y apprend que 97% à 100% de la population française ont des taux trop élevés de mercure et de nickel, ce qui confirme les résultats des études précédentes. Mais on observe une nette aggravation en ce qui concerne les taux d’arsenic, de cadmium et de chrome.

Le cas du cadmium est emblématique car la moitié de la population française présente des niveaux supérieurs aux valeurs limites acceptables et le taux est le double des pays voisins. Ce phénomène, typiquement français, serait dû à la consommation de céréales au petit déjeuner : ce sont les engrais phosphatés, trop massivement utilisés en agriculture, qui contiennent naturellement des quantités importantes de cadmium !

Le cadmium est un toxique cumulatif, c’est-à-dire qu’il s’accumule dans l’organisme avec le temps, provoquant des lésions aux reins et au squelette.

Il y a aussi une sur-imprégnation de la population française en mercure, en chrome et de l’ordre de 30% pour l’arsenic… Ce sont les mers qui sont polluées avec ces trois éléments, or les Français sont de gros consommateurs de poissons et de coquillages, ce qui est par ailleurs recommandé par les autorités de santé !… Il faut aussi accuser les plombages dentaires pour le mercure et les implants médicaux pour le chrome.

Le monde des médicaments

 Il faut prendre conscience que la toxicité réelle des médicaments chimiques est très sous-estimée, parce que personne n’a intérêt à le faire savoir. Il est fréquent qu’un médicament soit retiré du marché à causes de ses effets secondaires trop voyants. Mais ceci n’intervient que lorsque les risques sont d’une gravité extrême, par exemple si le médicament est tératogène, entraine de l’hypertension artérielle pulmonaire ou des valvulopathies, provoque des infarctus du myocarde, des atteintes hépatiques graves, des dépressions, des addictions ou présente un risque mortel trop élevé.

La liste est longue des médicaments pour lesquels les fabricants ont été lourdement condamnés pour « tromperie aggravée ». Certains ont été retirés du marché à cause des effets secondaires gravissimes, mais après des années de prescriptions, les yeux fermés !

Quantité d’autres médicaments continuent d’être allègrement prescrits, malgré des listes d’effets secondaires qui font frémir, sans compter qu’ils sont souvent prescrits en association avec d’autres spécialités en cumulant ou amplifiant les effets secondaires et l’hépato-toxicité, qui concerne la majorité des médicaments chimiques.

La revue médicale « Prescrire », qui est une référence internationale en matière de prescription médicale, répertorie 112 spécialités pharmaceutiques qui sont plus dangereuses qu’utiles et dont la prescription est fortement déconseillée : 8 anticancéreux, 11 dans le domaine cardiovasculaire, 3 en allergologie, 6 antidiabétiques, 2 pour la perte de poids, 7 antidouleurs, 2 contre l’arthrose, 3 relaxants musculaires, 8  en gastroentérologie, 3 en gynécologie, 10 en neurologie, 14 en pneumologie et 14 psychotropes !

Pourquoi cet acharnement à synthétiser des molécules chimiques artificielles qui sont des corps étrangers qui trompent et intoxiquent l’organisme ? Pourquoi la recherche pharmaceutique ne s’oriente-t-elle pas plus délibérément dans la mise au point de molécules naturelles capables de corriger le métabolisme, de réparer les lésions biochimiques, de débloquer les échanges, etc… ? Il suffirait d’administrer aux malades les pièces manquantes du puzzle métabolique et d’agir directement, et avec précision, au cœur de la maladie. On remplacerait une thérapie aveugle par une thérapie lucide et clairvoyante.

La vraie raison, c’est que les molécules chimiques peuvent être brevetées et vendues chères, tandis que les molécules naturelles appartiennent à tout le monde et sont souvent bon marché ! Elles n’intéressent donc pas l’industrie pharmaceutique…

La conclusion de tout ce qui précède, c’est qu’il est impératif de consommer des aliments de culture biologique, beaucoup plus sains et moins pollués. Par ailleurs, il convient de se méfier des médicaments chimiques et toujours préférer des compléments nutritionnels naturels, lorsque cela est possible. Je maintiens ce que j’ai toujours affirmé : nous pourrions facilement éviter les ¾ de nos maladies…

 

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