1079 – POLLUTIONS CHIMIQUES, ENCORE ET TOUJOURS !

Il faut sans cesse revenir sur le sujet, car rien ne bouge ! Les industries chimiques et pharmaceutiques continuent à se développer en même temps que notre santé se dégrade… 350.000 substances chimiques diverses s’accumulent d’année en année, envahissent notre environnement et perturbent notre métabolisme…

Ce n’est plus un secret pour personne, sauf pour ceux qui ont décidé de fermer les yeux et se boucher les oreilles, la pollution chimique constitue certainement aujourd’hui la menace la plus grande qui pèsent sur la santé des humains. De très nombreuses maladies sont en constante augmentation depuis le cancer jusqu’aux troubles nerveux et psychiatriques, en passant par l’infertilité… (Relire la chronique libre n°1078 « Causes et conséquences du Baby Crash »).

Je me propose ici de prendre quelques exemples, parmi des centaines, pour illustrer la gravité d’une situation qui désintéresse totalement les politiciens, occupés à se chipoter, et les professionnels de santé, qui vivent et prospèrent avec nos maladies !

Si votre projet consiste à vivre vieux en bonne santé, la première chose que vous pouvez faire, individuellement, pour vous protéger, consiste à choisir essentiellement des aliments de culture biologique. Le « bio » n’est pas toujours parfait, mais il est infiniment mieux que la grande majorité des cultures conventionnelles.

Par ailleurs, il convient de s’éloigner au maximum de toutes les sources de pollution et de respirer, le plus souvent l’air de la campagne, loin des fumées et effluents d’usine, et le plus loin possible des grandes agglomérations industrielles. Les campagnes sont souvent aussi polluées, c’est pourquoi il vaut mieux choisir les coins éloignés des grandes cultures. Pour les vacances, le sud de la Loire, en France, regorge de petits paradis sauvages…

La culture de la banane

C’est un exemple emblématique qui donne une idée du désastre sanitaire engendré par la culture de la banane sous les tropiques. Un reportage récent, publié le 18 mars 2025 par le journal Le monde, nous alerte sur les ravages provoqués par les pesticides sur les travailleurs, au service des multinationales Chiquita et Del Monte.

Les pesticides sont utilisés de façon de plus en plus massive et toute l’année, étant donné le climat tropical. De 50 kg par hectare, on est passé à 100 kg par hectare pour lutter contre les parasites de plus en plus résistants… Le pesticide le plus utilisé est le mancozèbe, interdit en Europe, mais les bananes aspergées sont dans nos grandes surfaces !

80% des pesticides utilisés sont considérés comme « hautement dangereux » par la FAO et par l’OMS ! Mais qui se soucie de leur avis ? Parmi eux le Chlorothalonil, fongicide responsable de lésions oculaires graves, de cataractes extrêmement précoces, dès l’âge de 30 ans, et de « dommages persistants sur le système nerveux des travailleurs de la banane ».

« Les formulations sont aujourd’hui plus concentrées qu’il y a vingt ans et les insecticides contre la cochenille sont désormais épandus par avion » explique un chercheur. Les travailleurs dans les champs respirent souvent ces « trainées jaunes » !

La situation n’est pas meilleure pour ceux et celles qui trempent les régimes de banane dans « des bacs qui contiennent des pesticides, des pastilles de chlore et aussi de l’aluminium pour faire disparaitre les taches sur la peau des fruits ».

Comment s’étonner que parmi les populations qui vivent à proximité, les enfants présentent des affections du neurodéveloppement et que la thyroïde des femmes enceintes soit perturbée ? « La problématique doit être traitée au niveau mondial ; et nous devons apprendre où vont les bénéfices de cette activité, car ils ne vont ni aux travailleurs, ni à la planète » conclue une chercheuse locale.

La contamination de l’eau en France

Parmi la quantité innombrable des polluants dans l’eau de boisson, les français viennent de découvrir le TFA ou Acide TrifluoroAcétique, de la grande famille des PFAs , perfluoroalkylés, et autrement dénommés du joli terme de « polluants éternels »… Joyeuse perspective !

Ce TFA passait jusqu’à présent sous les radars, car son dosage n’était pas obligatoire, jusqu’à ce que des concentrations énormes furent trouvées dans l’eau à proximité d’une usine chimique dans le Gard. Une norme européenne fixe une limite à 0,1microgramme/litre.  Vous ne serez pas étonné d’apprendre que cette norme n’est pas respectée. Par exemple, à Paris la concentration de TFA s’échelonne entre 0,38 et 3,7 microgrammes par litre, c’est-à-dire jusqu’à 30 fois la dose limite !

Pour rappel, ces désormais célèbres « polluants éternels », à base de composés perfluorés, sont partout, et représentent 12% des substances chimiques autorisées. Malgré cela, ils sont qualifiés de « perturbateurs endocriniens » à l’origine de nombreux cancers, dont le cancer du sein. Mais cela ne semble déranger personne !

Cadmium, le tueur silencieux

Le cadmium n’a rien à faire dans notre alimentation ! Ce n’est pas un oligoélément utile, c’est au contraire un métal extrêmement toxique que l’on retrouve hélas dans l’environnement, en provenance de l’industrie. C’est un constituant des tuyaux et des soudures.

La fumée de cigarette est une source importante de cadmium que l’on retrouve dans le sang et les organes des fumeurs. Certains aliments peuvent être contaminés, en particulier les crustacés marins, certains végétaux et le riz en provenance de certaines régions de Chine. Des carences en zinc et en calcium facilitent l’absorption intestinale du cadmium.

En France le cadmium provient des engrais phosphatés en provenance du Maroc, trop riches en cadmium et qui sont épandus en agriculture. La France est ainsi le pays européen le plus contaminé par le cadmium et un adulte sur deux dépasse le seuil limite avec une concentration qui a doublé en 10 ans…

Le cadmium se dépose dans le foie et les reins, puis dans le reste du corps avec une demi-vie de 25 ans ! c’est-à-dire qu’il faut 25 ans pour éliminer la moitié du cadmium que nous avons ingéré ou inhalé ! Bonjour les dégâts…

La liste de ces dégâts est très longue et je vous en épargnerai la litanie, mais vous retiendrez que cela va de l’hypertension jusqu’à l’ostéoporose en passant par l’anémie et la stérilité, sans oublier des modifications génétiques. Il est aussi à l’origine de très nombreux cancers.

L’Ubérisation de la drogue

La consommation de drogue fait partie des fléaux de notre civilisation postmoderne. Dans certains milieux, c’est devenu un produit de consommation courant, délivré chez soi par la poste ou par coursier, à la suite d’un simple SMS. On commande de la drogue comme on commande un taxi !…

« A Paris, les « cocaïne call-centers » les mieux gérés sont ceux tenus par les Albanais. Délais de livraison imbattables. Offre d’un cadeau en cas de retard. Peu de variation dans la qualité du produit. Certains clients félicitent même ces gérants pour leur respect de l’environnement, car les livreurs se déplacent uniquement à vélo » Nous précise le Journal Le monde, après un reportage… On croit rêver !

Ce reportage est très précis et indique tous les points de deal à Paris et banlieue ainsi que le nom des plateformes où se fournir. Autant dire que tout est au grand jour. Ce n’est plus la peine de se cacher.

En France, le recours aux urgences pour usage de cocaïne a triplé depuis 2010. Plus le produit est dosé, plus l’effet est soudain, plus la dépendance s’accroit. Or le produit est de plus en plus pur…

A saint Denis, près du village olympique un véritable supermarché de la drogue, recevrait la visite de 500 clients par jour ! On n’est plus dans un marché artisanal de niche, mais dans un marché de masse. Le trafic est organisé comme une PME. Une entreprise délinquante avec ses propriétaires, ses gestionnaires, ses employés, ses primes de résultat. Pour une activité florissante et rentable, illégale et dangereuse…

Mais, il y a pire, c’est un nouveau mélange kétamine et MDMA. Un analgésique hallucinogène, mélangé à une amphétamine ! Le fin du fin de l’autodestruction.

Le 10 Avril 2024, Gérard Darmanin déclarait au Sénat : « L’objectif du Minsitère de l’Intérieur est d’empêcher la puissance financière des organisations criminelles de devenir tellement importante qu’elle pourrait mettre l’État en faillite ».

Mais, pendant ce temps-là, les autorités françaises préfèrent s’occuper de la guerre en Ukraine où l’on peut aussi perdre la vie et son âme…

La chimie intoxique nos enfants

Je pourrais vous citer mille exemples d’intoxication chronique, à l’origine d’un grand nombre de nos maladies. J’ai choisi de vous perler aujourd’hui d’une étude publiée par 25 chercheurs, spécialistes de santé environnementale, et parue dans le très sérieux New England Journal of medecine.

« Au cours du demi-siècle écoulé, les taux des maladies non transmissibles se sont envolés chez les enfants. L’incidence des cancers pédiatrique a augmenté de 35 %. La fréquence des anomalies congénitales de l’appareil génital masculin a doublé, écrivent-ils. Les troubles du neurodéveloppement [retard du développement intellectuel, dyspraxie, dysgraphie, troubles de l’attention, hyperactivité, etc.] touchent aujourd’hui un enfant sur six et un trouble du spectre autistique est diagnostiqué chez un enfant sur trente-six. La prévalence de l’asthme pédiatrique a triplé. Celle de l’obésité a presque quadruplé et a entraîné une forte augmentation du diabète de type 2 chez les enfants et les adolescents. »

Depuis la fin des années 1990 le nombre d’études publiées sur les effets délétères des expositions chimiques sur l’enfant est passé d’un millier par an à plus de 11 000 en 2020, notent les chercheurs pour qui la réalité des effets délétères ne fait pas de doute. Aujourd’hui 350 000 substances chimiques de synthèse sont sur le marché, dont les quatre cinquièmes n’ont fait l’objet d’aucune étude toxicologique ! Non, vous ne rêvez pas, c’est la stricte réalité !

Vous comprendrez mieux pourquoi j’insiste sur l’importance d’une nourriture bio chez les enfants. Ce n’est pas un luxe ni un confort pour nantis, c’est une question de vie ou de mort ! Une étude confidentielle de la commission européenne, révélée par le journal Le monde, indique que le retrait des substances les plus dangereuses du marché européen permettrait d’économiser jusqu’à 31 milliards d’euros en frais de santé et en productivité économique. En cause, le laxisme des réglementations en vigueur, des deux côtés de l’Atlantique.

Il y a pourtant urgence, disent les chercheurs. « La pollution par les produits chimiques synthétiques et les plastiques est l’un des grands défis planétaires de notre époque, souligne l’auteur principal Philip Landrigan, directeur de l’Observatoire de la santé planétaire du Boston College. La situation s’aggrave rapidement. L’augmentation continue et incontrôlée de la chimie de synthèse met non seulement en danger les enfants du monde entier, mais elle menace aussi la capacité de reproduction de l’humanité. »

Cette chronique est loin d’épuiser le sujet sur lequel il faudra revenir, tant il est important pour notre avenir et notre survie en bonne santé. Je vous reparlerai aussi des effets délétères des vaccins anti-covid et antigrippaux qui vous sont soigneusement cachés, comme le reste…

 

 

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