1092 – L’UNIVERS GLOBAL

Tout est relié et chaque élément de l’univers est connecté avec l’ensemble. Rien ne peut être isolé du tout et chaque partie est interdépendante des autres, depuis l’infiniment petit jusqu’à l’infiniment grand.

L’esprit humain est limité et nous avons de la difficulté à appréhender le tout dans sa diversité et sa globalité. La connaissance n’est jamais globale, mais toujours parcellaire. Il nous faut isoler une partie pour mieux l’étudier et l’analyser, mais nous parvenons mal à la replacer dans un ensemble plus vaste, soumise à toutes les influences.

L’esprit humain est plus analytique que synthétique car notre vision est toujours locale. Même l’astrophysicien, qui étudie les étoiles et les galaxies, ne sait rien de leur influence sur la vie des bactéries dans le laboratoire du biologiste. Le scanner le plus perfectionné, capable de scruter vos organes et d’analyser votre métabolisme, ne sait jamais rien de vos émotions et de vos rêves… (Relire Chronique Libre n° 1059 “Dualité, synergie, symbiose”).

La science est myope !

Elle prétend que l’univers a commencé il y a 13,5 milliards d’années, mais elle est incapable d’imaginer ce qu’il y avait avant, ni pourquoi soudain, à l’aube des temps, une étincelle jaillit comme la vibration primitive dont nous sommes issus ainsi que le monde qui nous entoure. Si tout ce qui existe est issu de ce big-bang primordial et fondateur, il est logique que chaque élément de l’Univers reste connecté à ce grand Tout…

Les milliards d’étoiles de toutes les galaxies sont porteuses du mystérieux message et de cette mystérieuse vibration. Par les lois d’attraction et les diverses interactions énergétiques, elles demeurent reliées entre elles dans cet immense ballet cosmique d’où aucune ne peut s’échapper. Chaque étoile demeure inexorablement liée à sa galaxie et toutes les galaxies sont interconnectées.

La matière qui s’est constituée lors du refroidissement, après la gigantesque explosion, est aussi constituée d’éléments de base microscopiques, sous forme de particules électriques qui tournent comme des satellites autour d’un noyau. Ce ballet atomique ressemble au ballet cosmique et ils sont, l’un comme l’autre, issus de fameux big-bang. Relier l’infiniment grand à l’infiniment petit fait partie des rêves des physiciens car le bon sens nous le prouve à chaque instant. Les étoiles crachent des atomes dans l’espace, ils sont comme des poussières d’étoile qui se dispersent dans l’univers jusque dans nos champs.

Notre planète s’est ainsi constituée par un amas de poussières stellaires. D’autres amas tournèrent autour de la terre, comme des électrons autour d’un noyau atomique. La terre elle-même se mis à tourner sur elle-même. Il vous suffit de regarder l’eau s’écouler de votre lavabo, dans un tourbillon lévogyre pour visualiser la preuve que notre planète tourne sur elle-même… Tout est dans tout !

Puis, vint une période d’apaisement, ces atomes infiniment petits, issus de l’infiniment grand, se sont assemblés comme un jeu de lego pour donner naissance à des composés complexes, des molécules nouvelles avec de surprenantes capacités de réplication. Ce phénomène survint sur la planète terre qui apportait les conditions environnementales compatibles avec la vie, comme peut-être ailleurs dans le cosmos…

Nous sommes des poussières d’étoiles

La vie survint au milieu de ce tumulte et chaque être vivant est issu des premières cellules vivantes, capables de s’autoreproduire. Nous portons tous en nous la trace de cet éveil, de même que chacune de nos milliards de cellules portent en elles l’empreinte vibratoire et biologique de tous les êtres vivants qui nous ont précédés. (Relire Chronique Libre n°1013 “Le miracle de la vie”).

Depuis le big-bang, jusqu’à nous, il s’agit d’une même filiation, des mêmes ondes vibratoires qui parcourent l’espace et le temps. Chaque atome de notre corps, et donc chaque molécule, sont issus d’une seule et même explosion. Nous sommes des poussières d’étoiles…

La complexité était en route. La première vie était aquatique et les premières cellules sont nées dans l’eau dont nous gardons encore la nostalgie. Les cellules se sont assemblées, des organes se sont constitués avec des tâches spécifiques. Ce fut la première division du travail ! Des petits êtres complexes virent le jour, proliférèrent et sortirent de l’eau.

La planète s’est progressivement emplie de vies aussi diverses que variées, une véritable arche de Noé. Des individus de plus en plus complexes et performants, avec des cellules nerveuses capables de transmettre des messages à travers le corps, entre les différents organes. Des amas de cellules nerveuses se sont organisés pour coordonner l’ensemble, répondre à des stimuli et s’en souvenir.

L’évolution continua sa course folle et déboucha sur des mammifères, encore plus complexes, doués d’instinct, capables d’élaborer des plans et de vivre en sociétés structurées, avec une hiérarchie et des rôles spécifiques pour chacun.

Nous pouvons observer une étrange ressemblance entre la structure d’une cellule, d’un organe, d’un être vivant global, et d’une société animale. Chaque niveau est caractérisé par une structure hiérarchique, une spécificité de chaque élément et un tout au service d’un ensemble plus grand.

Les humains apportent de nombreuses complexités supplémentaires, à commencer par une conscience de soi, une capacité d’échanges complexes par la parole, des notions de bien et de mal, des capacités imaginatives et créatrices, un développement mental important, des dimensions affectives, des structures familiales particulières et originales, et enfin des structures de sociétés extrêmement variées et évolutives, sans compter des dimensions inconscientes, des talents artistiques et des aspirations spirituelles.

Par conséquent, si l’on ne peut nier que l’homme est biologiquement un animal, il faut aussi admettre que le développement considérable de son cerveau lui confère une spécificité unique et qu’il existe plus qu’une différence de degré entre l’homme et l’animal, pour le meilleur comme pour le pire.

Les différentes civilisations humaines qui se sont succédées au cours de l’histoire, et toutes celles qui existent encore aujourd’hui, constituent une palette extrêmement variée. Mais ce qui est intéressant de remarquer, c’est qu’à l’heure de la mondialisation notre planète s’est considérablement rétrécie et que nous sommes tous extrêmement dépendant les uns des autres. À de nombreux point de vue notre monde moderne est plus que jamais global.

Chacun d’entre nous est le reflet de sa civilisation, de sa culture, de sa langue, des valeurs de sa famille. Mais nous sommes aussi influencés par les autres cultures. La globalité se fait dans la diversité, dans la différence, et non pas dans l’homogénéisation. A l’intérieur de chaque culture il existe une diversité, comme il existe une diversité entre les cultures et entre les individus, entre les cellules, ou entre les organes. Une société homogène serait une société morte.

Le vertige du Grand Tout

Finalement, depuis le big-bang, l’évolution est continue, sans rupture. Au niveau du cosmos, au niveau de l’atome, au niveau de la cellule vivante, au niveau des organes, au niveau des êtres vivants, au niveau des sociétés animales et humaines, nous retrouvons une même analogie structurelle. Surtout, l’ensemble de l’univers est constitué des mêmes atomes qui se sont formés lors du big-bang primordial. Le monde est bien global, nous sommes des poussières d’étoiles et nous sommes récepteurs de tout ce qui se passe dans l’univers.

De la même façon un citoyen dépend des décisions politiques de son pays, un enfant est le reflet de sa culture familiale, la bonne santé d’un individu est reliée au fonctionnement de ses organes ou de ses cellules et une étoile est prisonnière de sa galaxie. Chaque atome de l’univers est totalement dépendant de son environnement, depuis l’infiniment petit jusqu’à l’infiniment grand.

Ces considérations donnent le vertige et montrent les limites de nos cerveaux humains qui ne peuvent embrasser la compréhension intime de ce grand Tout. Se pose alors cette question fondamentale : le monde est-il fini et limité dans l’espace à ses 13 ou 14 années lumières ? Ou bien, notre univers est-il entouré de multiples autres univers qui nous influencent ?

Ce qu’il faut retenir de ces réflexions, c’est qu’aucun phénomène ne peut être isolé du reste. Nous mesurons l’illusion de notre science qui prétend tout connaitre, mais ne peut étudier qu’une parcelle de l’univers à la fois, sans jamais appréhender les multiples influences en provenance des environnements proches et lointains. Que sait la science sur l’influence des étoiles sur notre destinée ? Que sait-t-elle de l’influence de nos pensées sur notre métabolisme ou sur la marche du monde ? Imagine-t-elle que nos ancêtres puissent encore peser sur notre destin individuel ?

Nous sommes frappés par l’ordre qui est en vigueur dans cet univers, quel que soit le niveau où nous l’observons. Ce grand Tout devrait nous rendre humble et nous pouvons nous étonner de la prétention et de la suffisance d’une certaine science qui croit tout savoir et tout comprendre. Puis, vient alors la question fondamentale, toujours sans réponse définitive : d’où vient cet ordre et cet agencement qui force le respect ? Faut-il encore croire en la légende du hasard et de la nécessité (1) ? Ou bien, y aurait-il un grand ordonnateur ?

(1)- « Le hasard et la nécessité » Jacques Monod, 1970

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