Liberté de ton, Liberté d'opinion
Ceux qui étaient étudiants dans les années 70 ont lu le livre prémonitoire et d’avant-garde de l’économiste britannique Ernst Friedrich Schumacher et dont le titre résume la pensée : « Small is beautiful ». Hélas, cette génération et aussi la suivante, n’ont rien retenu de la mise en garde développée dans ce livre merveilleux ! L’origine du mal se situe à l’aube de l’ère industrielle du XIXème siècle et a traversé le XXème siècle sur le même modèle, pour finalement venir s’échouer en ce début du XXIème siècle, comme épuisé. On pourrait résumer ce modèle par ces mots : la course au gigantisme.
gigantisme qui atteint aujourd’hui son apogée et nous donne le vertige. Les villages se meurent car les populations s’entassent dans des mégapoles qui peuvent dépasser les 10 ou 20 millions d’habitants, les hypermarchés ont remplacé les petits commerces, les conglomérats avec leurs super-usines ont remplacé les artisans, l’agriculture industrielle et hyper-mécanisée a remplacé la ferme à visage humain, la surconsommation a supplanté la consommation raisonnable et durable, enfin, la mondialisation a donné un pouvoir exorbitant à des multinationales plus puissantes que les Etats. La croissance du PIB est devenue une névrose obsessionnelle !