336 – CET HOMME EST-IL DANGEREUX?

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 Lorsque François Hollande a été élu Président de la République, il connaissait l’état catastrophique de l’économie française, criblée de dettes et ayant perdu sa compétitivité. Chacun aurait pu imaginer qu’il ait mesuré l’importance du danger et qu’il prenne des décisions pour y remédier.

Lorsqu’un individu, une entreprise ou un Etat sont endettés à l’excès, suite à des années de laxisme financier et de dépenses inconsidérées, il n’y a qu’une réponse possible : réduire drastiquement les dépenses et faire des économies tout azimut. La conséquence est évidemment une baisse du niveau de vie, mais c’est une conséquence salutaire et provisoire pour rétablir une économie saine : c’est un traitement de choc qui prépare la guérison. Toute autre solution est une fuite en avant qui mène inéluctablement à la catastrophe. C’est pourtant la voie choisie par le nouveau gouvernement qui, sur ce chapitre, ne diffère pas beaucoup de l’ancien.

La solution choisie pour résorber la dette est double: d’une part, emprunter toujours plus, et d’autre part, augmenter les impôts. L’emprunt se fait auprès de la BCE grâce à la création monétaire qui consiste à faire surgir l’argent du néant ! Mais, emprunter pour rembourser ses dettes est une supercherie qui ne dure qu’un temps. Par ailleurs, la France était déjà le pays Européen dont la fiscalité est la plus élevée. Plus d’impôts, c’est moins d’argent en circulation, c’est aggraver la crise, c’est réduire l’activité économique et finalement c’est donc, à terme, réduire les rentrées fiscales à cause d’une économie anémique. L’économiste Patrick Artus ne s’y est pas trompé en écrivant : «Aucun pays ayant tenté de réduire ses déficits par des hausses d’impôts n’y est arrivé ». C’est donc la voie d’une récession durable et sans espoir qu’a choisi le gouvernement français. Un traitement qui ne guérit pas mais qui tue le malade.

 Le plus dangereux c’est que ces mesures sont prises dans un climat délétère et haineux vis à vis de ceux que François Hollande dénomme « les riches » dont il dit qu’ils ne les aiment pas. Personne n’aime particulièrement les riches, même si ceux qui ont de l’argent l’ont obtenu par le travail et l’économie. Mais il se trouve que l’on a souvent besoin de plus riche que soi, ne serait-ce que pour créer des emplois, faire tourner l’économie et payer des impôts. Il n’est pas inutile de rappeler que « les riches » payent déjà l’essentiel de l’impôt en France.

Le résultat catastrophique pour l’économie française de cette chasse aux sorcières, c’est que ceux qui sont très riches vont voir ailleurs, là où ils sont mieux acceuillis et où la fiscalité, sans être le paradis, n’est pas l’enfer ! Dans le même temps, les entreprises auxquelles on reproche de faire trop de bénéfices et que l’on veut une fois de plus mettre à contribution, commencent à s’organiser pour faire des bénéfices ailleurs. Toutes ces mesures confiscatoires et humiliantes ne font qu’appauvrir la France en freinant la création d’emploi et la compétitivité des entreprises. Quelle entreprise internationale a aujourd’hui le désir de s’installer en France? Beaucoup se préparent à se développer ailleurs, y compris les entreprises nationales.

On peut légitimement s’interroger sur les motivations du nouveau Président à prendre des mesures à ce point contre-productives et antiéconomiques? Est-il incompétent et mal informé des faits économiques? Sans doute en partie les deux. Mais je crois surtout que ses décisions ne tiennent qu’à des considérations de politique de partie. L’idéologie remplace la compétence : quand on n’a pas d’idée on répète son bréviaire avec des phrases toutes faites. Il a été élu par une majorité de fonctionnaires et ils sont majoritaires à l’Assemblée Nationale : c’est cette armée qu’il convient de remercier et de satisfaire dans leurs dogmes.

 Ainsi, le budget de l’Etat est en grave déficit permanent à cause d’une fonction publique pléthorique. La France compte 7 millions de fonctionnaires, plus 3 millions de retraités de l’administration et 800.000 contractuels, tous payés par l’impôt. La fonction publique représente 26% des actifs, c’est-à-dire le double de la moyenne européenne. Le mal qui ronge la France, c’est une bureaucratie tentaculaire et inefficace.Dans ces conditions comment imaginer que la France puisse être compétitive ?

La seule solution, pour espérer un jour surmonter la grave crise économique, consiste donc à couper de façon énergique dans le fonctionnement de l’administration, c’est-à-dire de diminuer en priorité le nombre de fonctionnaires. C’est la voie inverse qui est choisie. C’est donc le chemin de croix qui commence pour la société française dans son ensemble. L’augmentation sévère des impôts va handicaper durablement l’économie et va aggraver la récession qui se dessine, de façon irréversible à terme. L’argent et les forces vives vont quitter la France. Le remède choisi va sans doute tuer le malade.

 L’homme que les français ont mis au pouvoir est dangereux car il n’a pas de vision d’avenir, il agit par esprit partisan et par idéologie. Nous allons vivre en direct l’agonie d’un pays, matraqué par son chef. Lorsqu’il quittera le pouvoir la France sera probablement à genoux!… Comme le dit Jacques Attali: « Si les politiques ont peur de la révolte des français, ils auront la révolution.« 

9 comments

  1. Vous vous demandez : « On peut légitimement s’interroger sur les motivations du nouveau Président à prendre des mesures à ce point contre-productives et antiéconomiques? Est-il incompétent et mal informé des faits économiques? Sans doute en partie les deux. »
    J’ajouterai que le pire c’est que beaucoup de ces hommes de pouvoir se moquent de la France et des Français comme de leur premier coup de pied ! L’important pour eux c’est « ON Y EST, ON EN PROFITE ! après nous le déluge ! »
    Et donc déluge il y aura….
    Comme vous le dites, il faudrait prendre des mesures drastiques et impopulaires…. pour les fonctionnaires comme réduire leur nombre et baisser leurs privilèges mais cela c’est impensable !!
    Mais quand enfin, les Français auront assez de courage (ou de ras le bol) et iront demander des comptes, ils se lèveront pour faire la chasse aux sorcières, après la révolution qui ne manquera pas d »éclater, et croyez moi, j’y serai !!!! Il est inadmissible que « les pères » de la Nation qui ont charge de veiller sur elle se remplissent les poches avidement sans se soucier le moins du monde de la misère de leurs concitoyens !!! Patientons encore. Un jour les choses s’inverseront….

  2. Pardonnez moi de répondre sur le même ton. Ce que je viens de lire est effectivement soumis à ‘l’esprit partisan et à l’idéologie extrémiste’. Comment et pourquoi pouvez vous vous livrer aussi péremptoirement à des conjectures et jugements aussi excessifs? Ce sont des ‘idées toutes faites’, des ‘phrases toutes faites’, répétées comme par des perroquets par tous les esclaves d’un ‘bréviaire’ extrémiste qui ressemble étrangement à celui des ‘laveurs de cerveaux’ de tous bords.
    Désolé d’être aussi incisif. Je ne cherche pas à être blessant ou irrespectueux envers vous. Notre expérience et notre connaissance de la vie sont certainement très différentes, notre personnalité, notre mentalité, sont très différentes ; par conséquent, nous n’avons, ni la même philosophie ni la même pratique de la vie. Mais je veux vous faire remarquer qu’indépendamment de ces différences relatives, en principe, cela ne devrait pas nous détourner de ce qu’il convient à tout ‘honnête homme’ de réaliser dans sa vie : la paix, l’amour, la liberté, la joie, la sagesse… Réaliser ces valeurs universelles en soi-même, en sa famille, autour de soi, afin qu’elles puissent se communiquer et se réaliser, autant que possible, dans sa société et dans le monde.
    Or, puisque vous prenez la responsabilité d’être publiquement ‘un donneur de leçons’, – un ‘guide’, un ‘gourou’ -, via la publication continue d’une chronique, il me paraît incongru que vous ne défendiez pas, avant tout, ces valeurs ; et il serait malséant que votre vie ne soit pas une vie pleinement réussie, une ‘vie pleinement bonne’.
    Cela dit, bien que mon idéal ‘philosophique et pratique’ soit très différent du votre, je veux vous faire remarquer, que j’accorde la priorité non pas à des opinions partisanes relatives mais aux principes et valeurs universels que je viens d’indiquer ; et je vous affirme sans prétention que ma vie est pleinement réussie, ‘pleinement bonne’. Je le dis avec d’autant plus d’assurance et de joie que cette vie affichera 75 ans dans quelques jours.
    Aussi, suis-je de plus en plus surpris de constater qu’avec votre qualité d’être et vos aptitudes personnelles indéniables vous puissiez encore accorder autant d’importance, dans vos chroniques publiques, à des opinions et jugements non seulement relatifs et partisans, mais aussi, disproportionnés, démesurés, excessifs. b. ♥ ☼

    1. Edouard, j’aime bien votre plume « incisive », même si je ne comprends pas toujours l’objet de votre courroux! Le seul parti que je représente est celui du bon sens. Lorsque j’écris que la France n’est pas compétitive et que par conséquent elle se trouve face à un risque mortel, je ne fais que décrire une évidence. Une des raisons de cette non compétitivité repose sur une bureaucratie pléthorique et inefficace. Il existe d’autres causes sur lesquelles je reviendrai ultérieurement. Or, il se trouve que le nouveau gouvernement refuse de s’attaquer à ce problème crucial, probablement pour des raisons idéologiques et électoralistes. Les conséquences seront désastreuses parce que, sauf miracle, il ne peut en être autrement.
      Si un de vos amis est alcoolique, vous ne lui réservez pas à boire et vous tentez de le mettre en garde, même si cela ne sert à rien. Mais vous savez que les conséquences seront aussi désastreuses. Dans ce cas là votre jugement est-il « partisan, disproportionné, démesuré, excessif »?

  3. Réponse à E.B. : ?????? Pourquoi cette réaction épidermique ?
    Vous n’êtes pas en cause personnellement dans cet article…
    Il y est question d’un homme politique porté aux nues il y a peu et qui est en train de tomber de son pavois par son manque de jugement sur la situation réelle du pays…. Rien de partisan là dedans, seulement un peu de jujotte !

  4. Article provocateur. Zorro n’existe pas mais on dirait qu’il y en a qui y croient encore. Comme au Père Noël …

  5. commentaires laissés sur facebook:

    Borgia Maghella et que dire de Vallslaval?
    Hier, à 08:22 · J’aime

    Corinne Bouxin OUI
    Hier, à 08:32 · J’aime

    Daniel Hoppe complètement félé,les caisses sont vides et il veut créer 16000 emplois dans l’éducation.avec quel pognon les payera t il.
    Hier, à 09:36 · J’aime

    Michel Brohez …attention danger…quand chaque point de vue est …le bon !…le monde est en fin, donc en renouveau de paradigmes..la lutte des classes, riches…pauvres…c’est fini…le tiers-mondisme…le nord…le sud…c’est fini…les états nation en tout souverains…c’est fini…la croissance finalité et …remède universel…c’est fini….il n’y a aucun remède…il y a trop de poissons dans l’aquarium….le changement de paradigmes se fera …et il se fera dans la douleur….dire autre chose c’est mentir….c’est de force morale et de discernement que les femmes et les hommes vont manquer le plus….
    il y a 23 heures · J’aime · 1

    Jacqueline Lebourgeois on est dans le caca………normal !!!
    il y a 22 heures · J’aime · 1

    Muriel Vila Il est clair que Le POUVOIR dans les mains de n’importe quel homme est potentiellement dangereux ! Il n’existe pas de solution miracle….. Un nouveau mouvement d’ailleurs s’est cr…Voir plus
    il y a 12 heures · J’aime

  6. il est dangeraeux pour les empires et les empereurs les grandes firmes et les multinationales

    c’est connu que la france a l’un des meilleurs systemes d’aides sociales et medicales en faveur des malchanceux des faibles revenus alors lui ou un autre la plupars des francais ne courent aucun risque c les pharaons a milliards qui ont peut etre peur pour leurs ptrimoines et empires en tout cas ce n’est que mon modeste avis

  7. La politique française en profondeur est la manière américaine, où le Parti républicain et la marée du Parti démocrate et de la différence mais en profondeur la politique de structure ainsi que le droit politique de la France et de gauche et une tempête dans un verre d’eau qui d’autre structurelle profonde si oui, pourquoi la peur et l’anxiété diffusion de cette dans la communauté, même si je retournais à l’histoire vous verrez que la différence ne nuit pas aux intérêts de la maison Laissez modérés dans le jugement

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