349 – LES PÊCHEURS DE PERLES …

Posted on octobre 24, 2012 par

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Mon intention, lorsque nous avons décidé de créer «Chronique Libre» était de partager des petites pierres, ou plutôt des petites «perles», pour éveiller nos consciences, nos coeurs et nos âmes, au beau qui est en nous et autour de nous. 

J’ai en effet remarqué que nous ne les voyons pas, ou peu, perdus que nous sommes toutes et tous dans les méandres de nos vies. Les chagrins, les maladies, les conditions de vie souvent difficiles peuvent parfois jalonner nos chemins, nous assombrir, et nous faire perdre de vue la lumière …

J’espère donc que ces petites perles glanées ici et là, que je vous offre comme je vous offrirais une fleur chaque semaine, vous font du bien ! C’est le but 🙂

Toutefois, l’autre jour une amie lectrice m’a fait une remarque qui m’a beaucoup touchée. Elle ne se sent pas heureuse dans sa vie et, suite à diverses chroniques, elle m’envoya une missive me demandant ce que je cachais derrière toutes ces «belles pensées» et combien elles pouvaient être agaçantes pour ceux qui, ayant perdu en route leurs capacités de s’enthousiasmer et de s’émerveiller, ne pouvaient «voir» ou ressentir toutes ces belles images.

Je lui ai, bien entendu, répondu personnellement mais je voulais aujourd’hui m’adresser à ceux et celles qui pensent un peu la même chose, qui peuvent trouver «nian-nian» et trop naïfs ces textes, poèmes ou images que je vous envoie régulièrement.

Je voudrais faire une analogie entre le fait de n’être pas bien dans sa vie, d’être malade, malheureux, dépressif ou sans joie et … le fait d’avoir soif, TRES soif !

Quand nous avons soif, nous rêvons d’un grand verre d’eau fraîche et pure. Une eau désaltérante qui assouvirait notre besoin. Imaginez … vous êtes en train de marcher dans le désert, votre gourde est vide, il fait 40°, vous êtes fatigué et vous avez horriblement, terriblement soif.

Bref, vous avancez péniblement et, tout à coup, apparait une petite source. Oh ! Une toute petite, juste un ruissellement sur le sable. Cette eau est d’ailleurs très trouble et pas très appétissante : mais enfin, c’est de l’eau ! Et vous avez tellement soif …

Alors, bien sûr, vous prenez votre timbale et vous essayez de la remplir avec cette eau. Au bout de quelques minutes votre verre contient un peu d’eau. Mais cette eau semble saumâtre, TRES trouble.

Vous vous retrouvez donc avec votre fond de timbale remplie de cette eau «poussiéreuse». Que faites-vous ? Voici l’exemple de deux personnes qui se trouvent dans la même situation :

 1 – La première personne considère cette eau comme un miracle qui va lui permettre d’hydrater momentanément sa bouche et de pouvoir continuer son chemin en souffrant un peu moins. Elle remercie les anges de lui avoir offert ce modeste cadeau ! Et elle leur demande de protéger ses intestins, au cas où … :-), mais elle est certaine que ce trouble vient du sable qu’elle contient et elle boit son eau avec confiance, en savourant le sentiment de bien-être qu’elle lui apporte. Il n’y en a pas beaucoup mais c’est mieux que rien ! Sans elle, elle risquait de mourir, déshydratée, dans ce désert immense … C’est merveilleux la vie, n’est-ce pas ?

2 – La deuxième personne réagit différemment. Elle craint tellement d’être malade avec cette eau trouble qu’elle la dédaigne. «Non ! Je préfère «rien» plutôt que cette eau sale … C’est un cadeau empoisonné ! Quelle horreur … je n’ai vraiment pas de chance, je trouve une petite source d’eau, là, au milieu de cet horrible désert, et elle est sale et polluée. De toutes façons, je n’ai jamais eu de chance, alors …». Elle regarde sa timbale et, d’un air de martyre, elle renverse l’eau qui retourne dans le sable … Elle hausse les épaules et elle repart, la bouche de plus en plus sèche, les lèvres craquelées. Bien sûr, quelques centaines de mètres plus loin, elle tombe …

Quel est le rapport, vous demandez-vous peut-être, entre cette histoire et les perles dont je vous parlais plus haut ? Et bien, pour moi, ce petit filet d’eau est une perle que la vie offre à l’assoiffé. Elle nous rappelle que nous avons toujours le choix : accepter les cadeaux de la vie ou bien les refuser. Dans l’exemple ci-dessus, les deux personnes étaient perdues dans le désert et n’avaient plus d’eau. Elles étaient donc «égales» et, pourtant, l’une a pu survivre et l’autre non. Question de chance ? Non, question de choix !

Le chemin n’était pas plus facile pour la première que pour la deuxième ! Et même la fin du trajet, pour la première, a dû être difficile : elle n’avait bu qu’un tout petit d’eau. Mais ce «petit peu» l’a sauvée, elle a su l’accepter comme un cadeau et -surtout- faire confiance !

La confiance en la vie nous amène de merveilleux cadeaux … mais ce sujet mérite une autre chronique !

Donc, en conclusion, et pour répondre à cette amie lectrice : oui, parfois je ne me sens pas au top et j’ai mes angoisses, mes démons personnels, mes peurs, mes problèmes. Comme tout un chacun … Toutefois j’ai choisi, il y a bien longtemps, que la vie était belle «malgré tout». J’ai choisi de lui faire confiance et elle me le rend en jalonnant mon chemin quotidien de «perles» belles et lumineuses. Ces perles peuvent m’apparaître sous la forme d’oiseaux, de papillons, de sourires, de nuages, de fleurs, de merveilleux échanges avec ceux que j’aime, de lectures, de musique, de films, de ciel bleu, de lumière … et elles pourraient très bien passer inaperçues si je ne choisissais pas de les «pister» ou, tout simplement, de les reconnaître.

Ces perles embellissent ma vie, la rendent plus joyeuse, plus légère, plus intéressante. Elles lui donnent un sens …

J’espère donc que vous serez nombreux à vous joindre aux «pêcheurs de perles», c’est à dire à tous ceux qui fabriquent de merveilleux colliers de bonheur avec les perles que la vie leur offre.