Les sociétés humaines suivent des cycles de prospérité puis de déclin. Nous traversons actuellement de fortes turbulences qui font craindre le pire. Peut-on parvenir à porter notre regard plus loin et envisager l’espoir d’un renouveau ?
Dans les chroniques que j’égraine, chaque semaine, depuis près de 15 ans, j’ai souvent anticipé l’effacement progressif de l’Occident et j’ai surtout insisté sur le déclin accéléré de l’Europe, en particulier de l’Union Européenne, entre les mains d’une clique de fonctionnaires apatrides qui la mène à sa perte.
Mais, désormais, c’est l’ensemble du monde qui entre en ébullition et l’avenir proche est sombre. Mon challenge a toujours été de tenter d’anticiper les évènements qui nous attendent, à la lumière des décisions que nos dirigeants prennent aujourd’hui.
Les années sombres
Depuis 2020, le monde entier est malmené. Tout a commencé par l’épisode du covid, particulièrement mal géré par la quasi-totalité des gouvernements. Cette grande peur qui s’est abattue sur le monde développé fut savamment entretenue par les media et les politiques pour asseoir notre asservissement.
Dans le même temps, les USA et l’Europe rivalisaient de machiavélisme pour provoquer les Russes dans le Donbass en prévoyant d’y installer des bases militaires malgré les mises en garde de Poutine. Cette attitude guerrière obligea Poutine a réagir militairement.
Depuis trois ans sévit une guerre de tranchées inutile et excessivement meurtrière de part et d’autre. L’Ukraine n’est pas en mesure de résister durablement aux assauts russes malgré l’appui suicidaire de l’OTAN. Le pays sortira exsangue de ce conflit, les morts et les blessés se compteront par centaines de milliers.
L’Europe a tout à perdre dans ce conflit dans lequel, non seulement elle se déshonore, mais elle montre ainsi son asservissement à l’Amérique. L’Union Européenne poursuit son lent effacement sur la scène internationale et elle a perdu une occasion historique de se positionner en médiateur dans un conflit qui ne la concernait pas.
Simultanément, les occidentaux laissent se perpétuer un génocide en territoire palestinien. Les Européens étant incapables de condamner fermement les exactions répétées des Israéliens et préférant, une fois encore, s’aligner sur Washington. C’est l’ensemble du Moyen-Orient qui est déstabilisé, à commencer par le Liban et la Syrie.
Les dirigeants du monde semblent atteints d’une sorte de folie autodestructrice. Les Américains sont dirigés par un vieillard proche du gâtisme. L’Union Européenne est à la veille de signer un accord commercial suicidaire avec l’Amérique du Sud. Les dirigeants européens, dans leur ensemble, sont de plus en plus menaçants à l’encontre de la Russie et semblent envisager calmement une troisième guerre mondiale. De son côté la France est entrainée dans une spirale infernale dont elle sortira durablement anéantie, avec un Président qui a perdu le bon sens et des partis politiques minables.
Les regards vont maintenant se porter vers la Chine qui répète chaque jour ses prétentions sur Taiwan. Il se peut que les dirigeants chinois profitent de la confusion, en Ukraine et à Gaza, pour avancer leurs pions en mer de Chine et infliger un nouveau camouflet à l’Occident.
Le Soudan est à feu et à sang. L’Afrique francophone entre en ébullition. En réponse à la diplomatie brouillonne et incohérente d’Emmanuel Macron, l’ensemble des anciennes colonies françaises qui, jusqu’à présent, ont toujours entretenu des liens amicaux avec la France, lui tourne désormais le dos…
En considérant l’étendue de ces différents problèmes auxquels le monde doit faire face, il n’est pas exagéré de dire que la situation est fortement instable, voire explosive. Après ces considérations objectives et rationnelles, l’année 2025 qui nous attend risque d’être fortement perturbée, à moins que l’arrivée de Donald Trump aux manettes apaise les tensions ?…
Le 7 décembre 2024 pourrait constituer une date charnière, un tournant dans le destin du monde occidental avec le lever d’un nouvel espoir. La restauration de Notre-Dame de Paris célébrée ce jour-là, en présence de très nombreux chefs d’États, pourrait marquer un sursaut salutaire, une lumière nouvelle.
A cette occasion, la rencontre entre Donald Trump et Zelenski pourrait marquer un tournant décisif dans la guerre en Ukraine qui mine l’Occident. L’un et l’autre ont parlé de paix prochaine. Enfin, l’espoir renait… sous la protection de Notre-Dame ! Merveilleuse et magique coïncidence…
Dans ce contexte imprévu, la censure imposée par le Rassemblement National au nouveau gouvernement exécutif français apparaitra vite, avec le recul, comme une faute politique grave qui pourrait éloigner durablement ce parti politique du pouvoir !
Que disaient les oracles de la crise actuelle ?
L’expérience a montré que, contre toute attente, l’étude des positions des planètes permettait d’anticiper les grandes lignes des hauts et des bas des convulsions des habitants de la Terre.
Le maitre en ce domaine, de langue française, demeure sans conteste André Barbault qui a consacré sa vie à ce sujet. Il a publié en 1990 un fascicule consacré au XXIème siècle (1). Il annonçait, en particulier, une lente dégradation de la situation globale de notre planète à partir de 2015 « qui amorce la plus importante chute du siècle, qui aboutit au creux ultime de 2021-2022… Ici se place certainement un cap critique pour l’humanité, l’un des plus dangereux du siècle » (Page 18).
On pense naturellement à la pandémie de covid qui a frappé toute la planète, à des degrés divers. L’auteur écartait d’ailleurs l’hypothèse d’une guerre en précisant : « Il n’y a nullement lieu de dramatiser en craignant, par exemple, une troisième guerre mondiale ». Barbault ne prévoyait pas de drames majeurs pour 2024 ce qui signifierait, si on lui fait confiance, une résolution rapide des conflits guerriers en cours, et qui ne devraient pas dégénérer. Le pire serait donc derrière nous …
Les années lumineuses
2025 devrait donc constituer une année de transition nous permettant de sortir définitivement de la grande crise de 2020. Comme évoqué plus haut, il se peut que Trump ait l’autorité suffisante pour régler les deux conflits qui handicapent l’occident et laissent planer des risques majeurs, en Ukraine et au Moyen-Orient.
André Barbault n’hésite pas à écrire : « Il n’est pas possible de se tromper : la meilleure période du siècle entier couvre les années 2025-2030. Voilà que tout d’un coup sont réunies toutes les conditions qui donnent un souffle prodigieux à l’histoire portée au suprême ! Quelle heureuse Odyssée nous est-elle réservée ? »
Après quelques considérations techniques sur les configurations prévues, Barbault poursuivait : « Saisissons du plus haut tout cet ensemble : la nouvelle civilisation mondiale de Gaïa dont les prémices sont apparus autour de l’an 2000, c’est ici que, d’un élan décisif elle prend tout son essor. Ces 5 années historiques doivent recevoir comme la marque d’un cachet l’accomplissement capital du nouvel âge d’humanité de ce siècle ».
Je ne peux résister à la tentation de citer sa description de ce nouvel âge d’or : « Voilà le règne triomphant du génie créateur, de la magie technologique avec ses innovations et prouesses, dans un monde de foi et de solides certitudes. Comme une avancée en fusée, c’est une percée vertigineuse du progrès humain qui s’accomplit ici. On doit s’attendre à des découvertes et des réalisations propres à refaçonner la face du monde et la manière de vivre. Ces conquêtes scientifiques et technologiques paraissent n’être que la pointe avancée d’un mouvement général d’une Cité terrestre en pleine dynamique constructive…Tout donne une impression d’Eden. »
Barbault poursuit : « Une telle configuration est propre à susciter un esprit de croisade suscitant une vision communautaire renouvelée ou à engendrer une nouvelle idéologie messianique rapprochant le religieux de l’humanisme. On imagine une humanité libérée de la guerre et gagnée par l’utopie d’un rassemblement de l’espèce humaine, par un idéal d’unification du monde ». (pages 40-43)
Je vous laisse spéculer sur ces promesses d’un âge d’or et sur ces prouesses scientifiques… Mais les cycles de la vie vont continuer leur marche inexorable !
Les orages révolutionnaires de 2061
La prochaine grave crise à l’horizon est encore lointaine et abstraite pour les gens de ma génération, mais elle sera très concrète pour les jeunes d’aujourd’hui. « Tout donne à penser que nous sommes ici au temps, 2061-2062, des grands orages révolutionnaires du XXIème siècle. A l’ordre du jour sont ainsi les descentes de rue, les manifestations populaires avec les renversements de régimes. Le pouvoir appartient à la masse, à la marée publique, à la puissance idéologique : on entend gronder puis monter la colère des peuples, et l’on assiste à l’ascension des pauvres à l’assaut du bastion des riches…Cette tornade peut prendre le caractère d’une vaste transhumance de population. »
Cette « grande désorientation morale, ce désarroi des consciences et ce profond malais de civilisation » prendraient fin en 2064. (pages 45-47)
La grande explosion de 2080
Les plus jeunes de mes lecteurs pourront surtout craindre le cap de 2080, décrit par André Barbault comme une sorte d’apocalypse, « le drame cosmo historique du siècle… un tournant crucial qui parait être le cap le plus critique de ces cent dernières années ».
Il prévient : « L’on bascule dans la tyrannie d’une ambition paranoïaque. 2080 est l’antidote absolue de 2060, comme l’est une extrême droite à une extrême gauche ».
Le feu couve depuis 2073 à la suite de 3 dissonances massives, « si bien que, la dernière risque de donner comme un coup de grâce à la société mondiale déjà affaiblie et pour ainsi dire minée ».
Barbault tente d’être plus précis : « Face à face, les deux contraires polaires, elle est le signe d’une contradiction ultime, d’une grande division du monde, et fait craindre que la Cité terrestre soit sous le coup de la compétition d’un duumvirat de frères ennemis en quête de domination mondiale ». Il n’hésite pas à ajouter une perspective particulièrement angoissante : « De là, la perspective d’un embrasement de la planète, d’une suprême conflagration mondiale » … (pages 47- 49)
Mais, n’oublions pas que le pire n’est jamais sûr !
Au XXIème siècle les graves problèmes existentiels ne sont plus seulement locaux ou régionaux mais planétaires. Nous retiendrons trois périodes de crises majeures et de gravité croissante: 2020, 2060 et 2080. La dernière semblant la plus problématique pour l’humanité dans son ensemble. En attendant, carpe diem, profitons de l’âge d’or et des années lumineuses qui nous arrivent, jusqu’à la fin de la décennie en cours… Nous ne tarderons pas à savoir s’il était vain d’espérer…
- L’astrologue n° 92, quatrième trimestre 1990, numéro spécial XXIème SIÈCLE ; Éditions Traditionnelles, Paris
N.B. Certains lecteurs pourront être étonnés que je fasse référence à l’astrologie pour ausculter notre société, ou parfois, pour mieux comprendre les individus. Cette connaissance semble déjouer tous les critères de la rationalité ! Pourtant, il suffit d’en faire l’expérience pour confirmer sa lucidité sur le tempérament des individus. J’expérimente ici sa pratique pour décrypter le monde…