169 – ODE A FALBALA …

Posted on août 24, 2011 par

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Un jour de printemps naquit

Une jolie petite Ortie

 Sa maman, 

Qui portait le nom

D’Harpie,

L’appela Falbala

Falbala,

Comme tous les enfants,

Appris le monde

En observant

Sa mère

Rendue amère par la vie

Fut son modèle

 Harpie lui apprit

A se méfier de tout

Des limaces, bien sûr,

Mais aussi

Des mâles conquérants

«Ne compte sur personne, ma fille,

Car tu seras toujours déçue !

La vie est dure et sans appel

Surtout pour une demoiselle»

Pourtant Falbala

Etait de nature bonne et douce

Et, au fond d’elle,

Aspirait à la joie

Mais comment être heureuse

Au milieu des dangers ?

Comment être joyeuse ?

Car,Harpie, sa maman,

Lui avait bien dit

De n’attendre rien 

Et Falbala grandit …

Elle cacha, bien au fond,

Sa douceur et sa joie

Qu’elle étouffa

Pour plaire à Harpie

Sa mère et son modèle.

A chaque sourire

Qu’elle faisait à sa mère

Celle-ci la tançait

Sur son air niais !

Aussi, bientôt,

Falbala oublia de sourire

Et développa sa fourrure piquante

Tentant de devenir

Aussi fournie qu’Harpie

Bien sûr, pour sa mère

Ce n’était jamais assez

Et toujours réprimandes

Remportèrent sur compliments

Mais, un jour, Falbala

Rencontra un prince

De la lignée 

Des trèfles à quatre feuilles

Comme vous le savez tous,

Ils étaient très recherchés

Car ils portaient bonheur

A ceux qui les trouvaient

Le coeur de Falbala

S’emballa !

Comment plaire à ce jeune prince ?

 Pour l’époustoufler,

Et bien sûr le garder,

Falbala se dépassa

Elle fit bouffer sa fourrure

Et joua, tout à la fois,

Les tendres et les dures

Le prince à quatre feuilles

Doux et naïf

Fut bouleversé

Par ce jeu grandiose

Mais derrière la dure

Il aperçut la tendre

Et s’engagea avec elle

Sans attendre

Celle-ci était aux anges !

Un prince l’avait choisie …

Harpie, bien entendu,

Jamais ne l’a cru

«Il te quittera et partira

Sois-en sûre, tu verras !»

Pour une fois Falbala

Ne crût pas la marâtre

Et fit confiance

A la chance

Que son prince de trèfle

Lui offrait

 A l’ombre de ses feuilles,

Au nombre de quatre,

Falbala s’épanouit

Et, petit à petit,

Sa méfiance s’évanouit

Elle put enfin

Laisser s’exprimer

Toute la tendresse

Longtemps accumulée

 Et ils vécurent heureux

Ortie et trèfle unis

Dans le joyeux jardin

De deux coeurs amoureux

Tous les modèles

Ne sont pas bons à suivre …

Suivez donc les conseils du coeur

Et laissez derrière vous

Les oiseaux de malheur

Surtout, n’oublions pas que

L’amour donné

Apporte à l’univers

Joie et beauté !

Posted in: Poésie