264 – LE DENI

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Lorsque la douleur est trop insupportable, notre cerveau libère des endorphines qui nous endorment. Lorsque la réalité est trop dure à regarder en face, nous la fuyons, chacun à sa façon.

  Un de mes cousins fut un avocat brillant et admiré pour son verbe et sa prestance. Il savait bien recevoir et traitait ses amis comme des princes. Bref, en société, il brillait de mille feux et s’étourdissait lui-même. Il dépensait sans compter, tant il lui semblait vulgaire de se restreindre. Il traversa ainsi la vie, comme au théâtre, éloigné des contingences, tout occupé qu’il était à se mettre en scène. Quand il fut ruiné et que le rideau tomba, il s’éclipsa soudain par l’entremise d’une attaque cérébrale qui lui fit perdre la mémoire et tout ce qui pouvait lui rester de principe de réalité. Par une sorte de programmation inconsciente, il tira sa révérence, ne supportant pas de regarder la réalité en face. Tel est le déni…

Dans nos vies, nous avons tous bien des occasions de déni, lorsque, par exemple, nous sommes frappés par une douleur affective trop dure. Nous pensons alors :   « Non, cela n’est pas possible, cela doit être une erreur!». J’ai en tête l’exemple d’un voisin dont nous savions la femme gravement malade. De retour de vacances, nous le rencontrons et lui demandons des nouvelles : il nous répond  que sa femme souffre encore, mais qu’elle va mieux. Mais quelle surprise d’apprendre, le lendemain, que sa femme était décédée depuis une semaine ! Fuir, est un mécanisme de survie lorsque l’on n’a pas le courage ou la force de faire face. Face au danger, quel qu’il soit, nous n’avons que trois alternatives : fuir, combattre ou subir ! Ainsi, peu d’entre nous sont capables de regarder en face la réalité de leur propre mort. Cela reste hypothétique et lointain.

Le déni concerne aussi les sociétés. De nombreux pays Européens se comportent comme mon

conséquence du déni

cousin. L’état continue à y mener grand train, avec ses cohortes de fonctionnaires, ses subsides distribués tout azimut, son immigration non contrôlée et ses guerres lointaines. Ces pays ne veulent pas voir la réalité de leurs finances publiques et ne veulent pas se restreindre. Faire des économies est considéré comme vulgaire, réservé aux gagne-petit. La faillite est proche, mais on ne change pas son train de vie. On se berce d’illusions en empruntant des milliards que nos petits-enfants devront rembourser, comme mon cousin qui est aujourd’hui pris en charge par sa famille. Les emprunts à long-terme de la France sont portés à 50 ans ! Oui, vous avez bien lu ! Cinquante ans, c’est deux générations… chacun vit au jour le jour et se dit: « Après moi, le déluge ! ».

Nous entendons ici et là des discours politiques insensés, pleins de promesses folles. La France est en campagne électorale et tout est bon pour mentir au peuple, prêt à gober tous les mensonges. Car nous aimons les mensonges qui nous font rêver, nous ne voulons croire qu’aux belles promesses. Nous ne voulons pas voir la réalité : les Etats Occidentaux sont ruinés et s’ils ne se réforment pas d’urgence, ils seront mis en dépendance, assisté, comme mon cousin dont on me dit qu’il est heureux ! Peut-être que les Européens seront heureux d’être sous protectorat allemand et de travailler pour la Chine, comme des mercenaires ? Tel sera le résultat du déni collectif…

De Mix&Remix, L'hebdo, Lausanne

 Personne n’aime  Cassandre qui voit venir les malheurs lorsqu’ils sont encore évitables. Nos chroniques n’ont qu’un but : aider à prendre conscience du monde qui vient, pour s’y préparer et participer à sa construction, plutôt que s’y soumettre. Nous plaidons sans cesse pour plus de liberté et donc plus de responsabilité. Le déni, c’est la soumission, c’est l’irresponsabilité, c’est fuir sans combattre. L’occident manque de courage et les hommes politiques cherchent à nous endormir et plus personne ne pense!

Il est temps de se réveiller et de demander notre part de responsabilité. Nous réclamons la démocratie directe, seule capable de redonner au peuple sa dignité. Les représentants du peuple ont failli à leur tâche qui est celle de guider et d’éclairer, ils ne méritent plus notre confiance. Nous voulons participer activement à chaque décision et regarder la réalité en face.

4 comments

  1. Parmi les choses les plus faciles sur l’individu dans toute la responsabilité de la demande de la société et les positions du pilote, mais les choses les plus difficiles à mener à bien ses promesses qu’il a faites à lui-même par les mêmes ce père âne utilisant la peau-du lion à-dire pour cette Etes-vous dans le niveau ace que tu demande alors quels sont vos projets et vos plans pour sortir le pays de la crise multi-aspects que l’Europe se débat dans WPA innombrables pour déterminer France Si vous vous posez ou tout autre gouverneur à France Quelle école de l’économie qui sont sur ​​le rythme est pensé le père classique a terminé son rôle dans un temps a passé et avec les événements de développement et de l’évolution de la vie sociale ce que votre vision ou votre stratégie à l’avenir de la la politique de crise couverture déguisées méprisable que vous allez suivre la façon dont le britannique Lord Keynes a écrit un public Zria livre dans l’économie et de supprimer son pays d’une crise sa théorie du chômage pensez-vous que cette méthode le sujet peut ne pas fonctionner sur ne fait aucun doute que la France et en Europe ne pas avoir un aperçu d’un avenir économique n’est pas un sédatif simple, mais la bombe à retardement on s’attend à exploser à tout moment et la meilleure preuve de la Grèce, l’Espagne, l’Italie et l’Amérique devant eux, qui vivent sur ​​les crânes des autres Pourquoi demander la responsabilité ?
    merci comeme Yves Ponroy
    pour touts vous effort

  2. Voici des commentaires relatifs à cette chronique relevé sur facebook:

    Jean-Claude Petitpierre Esquiver,fuir ou regarder la vérité en face.Qu’importe!Quand on sait que vous-même n’êtes que des enjôleurs,des profiteurs de la misère humaine dans le seul but de regarnire vos flancs mais jamais sans dire de quel bord vous penchez.Croyez-moi,je ne suis pas le seul à penser de même.Tout ce qui est libre dans votre chronique c’est l’extrèmisme que vous étallez sans être inquiétés par qui que ce soit.Mais un jour viendra…
    Hier, à 10:06 · J’aime

    Marie-Cécile Beurrois Le déni est surtout une défense psychique qu’il faut respecter. Ce n’est pas une fuite … c’est une façon de se protèger… c’est une étape importante du processus de deuil.
    Hier, à 10:49 · Je n’aime plus · 2

    Patrice Peret Je reconnais bien volontiers ne rien y connaître en gestion de crise. Je voudrais donc qu’on m’explique ceci ; tous les spécialistes de l’Économie et de la Finance sont unanimes et disent qu’il ne faut absolument pas refaire les mêmes erreurs que celles faites lors de la crise de 1929 à savoir, établir des plans d’austérité successifs sans donner une priorité à la relance quitte à rester quelques années de plus dans le rouge. Et l’Europe fait tout le contraire de cela en demandant à ses membres de respecter la règle d’Or quitte à créer un accroissement considérable de la pauvreté au sein des États. Des dizaines de milliers de Grecs fuient leurs pays malgré les milliards d’Euros investis par la CEE et en continuant de la sorte on peut s’attendre à des exodes similaires de la part de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande pour ne citer que les Pays les plus touchés.

    Pour ce qui concerne la Belgique, il serait illusoire de croire que le Gouvernement est sur la bonne voie en examinant de plus près les deux plans d’austérité introduits jusqu’à ce jour. Ce que je souhaiterais, c‘est des réponses précises à des questions comme celles-ci :

    Les plans d’austérité doivent prévoir un volet consacré à la relance ; que prévoient les deux plans d’austérité de janvier et de mars dans ce domaine et combien d’emplois nouveaux seront-ils créés par le biais de ces mesures ?

    Selon le modèle mathématique créé par un professeur de la KUL, la suspension de l’indexation automatique des salaires entraînerait la création de 14.067 à 41.239 emplois. Si ces chiffres sont réalistes, qu’attend la gouvernement pour ne plus payer de sauts d’index pour créer ces emplois sachant que pour un salaire moyen un saut d’index représente de 20 à 40€ nets.

    Nous sommes clairement entrés en phase de récession et je dirais que pour la première fois la population peut le constater par elle-même (baisse importante du pouvoir d’achat, moins de trafic en Ville, moins de réservations pour les vacances, baisse de la note de la Belgique, magasins vides en fin de mois, …). Quelle sont les mesures concrètes prises par le Gouvernement pour atténuer l’effet négatif de cette récession et pour éviter à moyens ou long terme des explosions sociales qui vont devenir inévitables ?

    Les Verts font depuis des années des propositions visant à inciter l’investissement dans des énergies alternatives, à renforcer l’isolation des maisons par l’emploi de nouveaux matériaux, … et depuis peu à obliger les constructeurs à rallonger la durée de Vie de tous les appareils qui touchent aux nouvelles technologies, des voitures, des biens de consommation, … . Pourquoi le gouvernement actuel a-t-il rejeté ces propositions pour laisser par exemple, Electrabel pratiquer des prix indécents et surtout impayables pour beaucoup d’entre nous ?

    Tous les Économistes sont également unanimes sur un point, la relance sur le plan mondial passera par la recapitalisation de nos banques de manière à rétablir une confiance qui n’existe plus aujourd’hui. Quelles sont les mesures prises pour empêcher les banques de continuer à se permettre des pratiques douteuses et pour limiter durant la crise, le paiement de bonus et de primes énormes à leur personnel ?

    Et je me pose bien entendu, comme vous j’en suis certains, bien d’autres questions en ne voyant toujours pas apparaître la moindre lueur au bout du tunnel que nous venons d’emprunter.

    Ce que je souhaiterais savoir plus que tout, c’est que, sachant que personne n’a de solution concrète (sinon nous arriverions progressivement à une phase de relance) ne serait-il pas intelligent d’envisager, durant une période transitoire peut-être, le retour à une société comme celle où vivaient nos grands-parents par exemple en consommant exclusivement des légumes et des fruits de saison produits dans nos régions, en allant acheter nos courses chez le producteur, en ayant recours à des énergies moins chères pour chauffer la maison, en vivant à deux ou trois générations par maison, en supprimant tout ce qui est superfétatoire, en pratiquant systématiquement le co-voiturage ou en empruntant les transports en communs, en ayant une vie beaucoup plus simple ou la solidarité deviendrait une des qualités principales, en ne partant plus dépenser des milliers d’Euros par an dans des pays lointains pour revenir bien bronzés, en favorisant le troc où les échanges de maisons pour les vacances, en permettant aux femmes qui le souhaitent de pouvoir élever leurs enfants pour éviter des frais de crèches exorbitants, en n’allant plus ou très peu au restaurant ou au cinéma, ……..

    Je sais qu’il est plus agréable de manger du pain blanc que du pain noir. Mais si c’est le prix à payer pour donner une vie un peu décente à nos petits-enfants, je n’hésiterai personnellement pas une seconde.
    Hier, à 14:39 · J’aime · 1

    France Audy ‎@ Marie-Cécile B. – je suis en accord avec ta réponse
    Hier, à 16:16 · J’aime

    Jim Bonamie À vous qui êtes si éloquent et qui cri sur tout les toits la liberté. À vous qui n’avez jamais souffert l’oppression et la famine. À vous qui croyez que chacun pourrait diminuer leurs consommations pour un mieux être mondial. À vous qui êtes bien assis confortablement sur votre chaise et qui écrivez vos propos sur les soucis de tel ou tel pays.
    ‘’Que connaissez-vous de la misère’’, que connaissez-vous de la gérance d’un pays, des effets de la continentalisation ou des effets de la mondialisation?
    Avortons les coûts-effectifs vous nous dites mais vous ne regardez pas plus loin que votre nez, vous ne voyez pas au long terme.
    Prenons quelques idées proposées sur l’échelle de 10 : Pour chaque 10 personne qui font du covoiturage pendant un an, la répercussion est l’équivalent à 10 arbres sauvé et un emploi perdu soit dans la construction automobile, dans la vente ou dans la réparation. Pour chaque 10 familles qui ne prennent pas de vacances dans un pays lointain, un père de famille perdra sont emploi ou son commerce…. Pour chaque exemple que vous me donnerez je pourrai vous donner un effet direct négatif ainsi que des dizaines d’effets négatifs indirect.
    Il est facile de critiquer, il est beaucoup moins facile de trouver des solutions qui feront l’affaire de tous et que les effets résultants seront positifs.
    Vous critiquez souvent la chine pour leur production à coût-effectif, pourtant ce pays a trouvé une solution pour se sortir du rouge et produire de l’emploi à l’échelle mondiale dans la vente, la logistique douanière et dans le transport. Par contre je vous donne raison que la chine a amoindri l’emploi dans certain pays au niveau de la fabrication de produits. Mais, en y réfléchissant bien, n’est-ce pas les fabriquant de produits qui embauche la chine !!!
    Le loup est souvent qu’un chien berger qui ressemble à un loup !
    Hier, à 16:54 · J’aime
    Chronique Libre Bravo pour vos interventions sur lesquelles je reviendrai. Je réponds d’abord à Jean-Claude du Québec qui semble trouver de « l’extrémisme  » dans nos chroniques. En ce qui me concerne je ne fais qu’observer et cela m’induit quelques réflexions sur le futur que nous construisons tous ensemble. Je constate que les gouvernements Européens n’ont plus un sou et ne veulent pas encore se mettre à faire des économies. Je crois que lorsque l’on est ruiné il faut en tirer les conséquences, c’est à dire que les Etats doivent absolument FAIRE DES ECONOMIES. Est-ce cela l’extrémisme? Heureusement, le Canada qui a été plus prévoyant n’est pas dans la même situation et mérite des félicitations.
    Hier, à 19:35 · J’aime

    Muriel Vila Je suis d’accord avec Marie-Cécile, le déni est une façon de se protéger face à un danger. Quand il y a un choix crucial à faire le deni permet de se défiler et ne pas assumer la gravité de la situation présente. En France nous avons de bons artisans, producteurs, éleveurs, commerçants, industriels alors misons sur eux et achetons régional et français. Favorisons notre savoir faire ! De même je rejoins Patrice très sensé qui propose des solutions simples à cette crise ! La difficulté vient de nos habitudes de nantis ! Mais la récession est là et elle va s’installer pour de longs mois, à nous de réagir ! Pour moi l’essentiel reste l’alimentation, elle doit rester de bonne qualité, ne pas succomber aux produits discount de mauvaises qualité ! Manger moins mais mieux et ainsi on arrêtera cette déferlante de produits qui ne servent à rien sinon à prendre du poids ! Il faut aller de nouveau sur les marchés locaux qui proposent des produits de bonne qualité et moins chers plutôt que dans les grands magasins….
    Hier, à 22:12 · J’aime

    Muriel Vila A noter pour Jean-Pierre : Yves à travers ses chroniques n’influence aucunement nos opinions politiques ou autres. On est en République, majeurs et vaccinés Lol
    Hier, à 22:46 · J’aime

    Jim Bonamie Je suis 100% d’accord avec Muriel, achetons localement…. Par contre nos artisans devrons faire le petit bout de chemin pour nous rencontrer. Je ne sais pas comment c’est en Europe mais içi au Canada nos artisants succombent au grands magasins et la seule facon pour eux de survivre est d’augmenter les prix. Pour un ti-gars comme moi qui compte ces sous à la cenne, il est difficile d’encourager les artisans locaux. Il est même plus facile de manger une diete de viande que de légumes.
    il y a 23 heures · J’aime
    Chronique Libre Je suis d’accord avec vous, il est plus facile de conseiller et de critiquer que de faire. Comme disait Pascal « La critique est facile, mais l’art est difficile »!… Depuis des mois dans ces chroniques, j’insiste sur la nécessité urgente pour les gouvernements Européens de faire des économies drastiques pour éviter la catastrophe. Certains Etats l’ont fait comme L’Allemagne, l’Autriche ou le Canada. Mais lorsque le surendettement est trop fort il devient cash impossible de redresser la barre, comme nous le voyons en ce moment en Espagne! La cure d’austérité, pourtant indispensable, risque de tuer le malade !… Il risque d’en être de même demain en France qui ne semble pas avoir saisi la gravité de la situation. C’est ce que j’ai souvent appelé le noeud coulant qui se resserre. De toutes façons, je suis d’accord avec vous tous, nous devons changer de mode de vie et devenir plus économe et plus écologique… En ce qui concerne la Chine, j’y reviendrai… à bientôt et merci.
    il y a 13 heures · J’aime

  3. la democratie directe …..je suis pour ,mais si le peuple choisi democratiquement l’absurdité, le conflit , le nationalisme…..je ne cherche pas la polemique mais je suis pein de questions . merci de m’eclairer

    1. Le peuple peut faire, une fois ou l’autre, des choix absurdes, mais très vite il corrige le tir car il prend conscience de sa responsabilité.
      Il ne peut pas faire de choix démagogiques car il n’a personne à flatter. Au contraire la démocratie parlementaire déresponsabilise le peuple qui vote pour celui qui sait le mieux mentir et promettre l’impossible. N’oublions pas que Hitler a été élu démocratiquement, ce qui prouve bien que la démocratie représentative ne protège pas de l’ultra-nationalisme belliqueux !… La Suisse pratique la démocratie directe depuis des siècles et n’a jamais élu de dictateurs ! C’est aujourd’hui le pays démocratique le plus prospère du monde…

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