LES BIENPENSANTS

Posted on juin 30, 2014 par

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Nous allons de temps en temps en France et nous suivons donc l’évolution de ses mœurs du coin de l’œil. Ainsi, la France apparaît de plus en plus comme la patrie des « belles âmes » et des « bienpensants », pleins de sollicitudes et de compassion pour l’ensemble du genre humain.

Il ne convient pas d’avoir un mot plus haut que l’autre, ni la moindre allusion qui puisse être interprétée comme un mépris, un jugement ou une critique. Dès que l’on livre le fond de sa pensée, même de façon très nuancée, l’on est vite taxé de sectaire, de xénophobe, de sexiste, de raciste, d’homophobe, voire de nazi. Bref, on ne sait plus très bien de quoi l’on peut parler…

Par exemple, vous pouvez dire que les femmes conduisent mieux que les hommes et qu’elles ont moins d’accident. Puisque c’est élogieux pour les femmes, cela n’est pas du sexisme. Mais si vous dites que les hommes sont moins craintifs que les femmes au volant, vous êtes aussitôt vertement repris et taxé d’affreux macho sexiste.

Vous pouvez dire que les Blancs sont arrogants, racistes, colonialistes, esclavagistes et ces qualificatifs sont tout à fait acceptables et même sont recommandés dans votre bouche. Mais vous n’avez pas le droit de faire remarquer que les arabes furent les premiers esclavagistes des temps modernes et continuent de l’être dans divers pays. Vous pouvez dire : « les Noirs dansent mieux la salsa que les Blancs », mais il serait tout à fait mal venu de dire que, selon votre expérience, « les Noirs ne sont généralement pas des conducteurs émérites. » Cette dernière phrase sera considérée comme injurieuse et raciste. L’on vous expliquera même que le fait de dire « les Noirs », cela devient une injure raciste. Vous pouvez parler des blancs mais pas des noirs. Allez comprendre !

Certains beaux esprits condamnent même le mot « euthanasie » parce qu’il évoquerait le mot « nazi ». Ne dites surtout pas que le vol, et l’exercice du pickpocket, constituent un des passe-temps favoris des Roms et autres tziganes. Et ne demandez surtout pas de quoi peuvent bien vivre ceux que les français dénomment pompeusement « les gens du voyage », cette simple question pourrait vous conduire au tribunal. C’est bien connu, les gens du voyage ne voyagent que pour se distraire, mais n’ont jamais pensé au moindre trafique, si petit soit-il, tant ils méprisent l’argent.

N’allez pas dire que certains jeunes arabes des banlieues sont agressifs et violents car ils brûlent des voitures, terrorisent les cités et cassent du flic! Non, ils font cela par pur besoin de se divertir, ce qui est un droit fondamental…

L’immigration constitue aussi un autre sujet tabou qu’il ne vaut mieux pas aborder, sauf à courir le risque d’être affublé du très infamant qualificatif de « xénophobe ». Les Français, dont le pays est ruiné et à la veille de la banqueroute, se revendiquent comme « la patrie des droits de l’homme » et, à ce titre, se doivent d’inviter à leur table tous les indigents du monde, sans restriction, et peu importe le nombre de milliards d’individus que cela peut représenter. Il y a en France tant de belles et bonnes âmes que cela nous réchauffe le cœur !

jossot5-300x218 « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Il ne faut critiquer personne, sauf le gouvernement bien sûr puisque c’est le sport national. Il ne faut pas dire que les « intermittents du spectacle » pourraient peut-être trouver un travail lucratif en dehors des périodes où ils jouent les artistes, comme cela se fait dans tous les pays du monde. Non, en France, ces intermittents entendent vivre de leur intermittence et de rien d’autre. Un artiste ne travaille pas, il vit de son œuvre, même s’il n’est artiste que trois semaines par an ! Voilà un discours critique que je me garderai bien de tenir dans un diner en ville…

Je ne vous conseille pas non plus de critiquer les fonctionnaires, de dire qu’ils sont trop nombreux et pas toujours très assidus au travail. Pour un français qui se respecte il n’est pas question de tailler dans les effectifs de ce qu’il dénomme, avec un trémolo dans la voix, « la fonction publique ». Il est probable que la France va mourir du poids trop lourd d’une administration tatillonne, pléthorique et mal organisée, mais il convient de ne rien changer. De même, ne dites pas que le système de santé est proche de l’effondrement sous le poids des déficits cumulés, car les français sont persuadés avoir le meilleur système de santé du monde, ils vont voir leur médecin à chaque fois qu’ils n’ont rien de mieux à faire, c’est même devenu le passe-temps favori des retraités qui s’ennuient. Ils entrent dans les pharmacies les mains dans les poches, puisque tout est gratuit, y compris tous les soins hospitaliers. Ce système, totalement ubuesque, est approuvé par une majorité de français qui sont prêts à mourir sur les barricades plutôt que prendre leur santé en main de façon plus efficace et plus économique.

D’ailleurs, la maladie est devenue plus qu’un droit, c’est une revendication identitaire. Il est très mal venu de dire qu’un transsexuel souffre d’un trouble de la personnalité qu’il conviendrait peut-être de corriger à travers une psychothérapie. Non, il appartient à un groupe humain qui revendique son droit à être et à rester transsexuel. Les obèses et les diabétiques ne sont plus des gens qui mangent mal et trop, ce sont des citoyens dont la caractéristique identitaire est d’être gros et diabétiques et ils n’entendent pas en changer, alors qu’il serait si facile de le faire. Ils veulent seulement « être pris en charge » par la charmante et généreuse sécu !

Il est de notoriété publique que le gouvernement français est lourdement endetté et que le pays va commencer sa lente agonie puisqu’il ne fait rien pour moins dépenser. Mais cela, il ne faut surtout pas le dire, vous seriez très mal vu. Pour la majorité des français, le pays est endetté à cause de la cupidité des banquiers et des financiers, bref à cause du capitalisme. Ne leurs dites pas qu’ils ont trop dépensé et pas assez travaillé, vous seriez alors traité du qualificatif qui est à leurs yeux le plus infamant, vous seriez traité de « libéral », c’est-à-dire celui qui affirme que l’Etat ne doit pas dépenser plus qu’il ne gagne, la fourmi de la fable en quelque sorte!

Je ne sais pas ce que vous en pensez, dites-le moi franchement, mais en ce qui me concerne je trouve cette atmosphère irrespirable… je ne supporte plus les bienpensants, les cul-bénis et les donneurs de leçon avec leur censure totalitaire et leur oukase sur le droit de s’exprimer librement.

Vive la France…

 

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