953 – LES DEMOCRATIES OCCIDENTALES SONT-ELLES MALADES?

L’Occident est rongé par la peur ! La peur d’être malade, la peur de la guerre, la peur de l’islamisme, la peur du déclin, la peur de l’effondrement économique… Mais la peur tétanise et empêche d’agir ! Elle est même souvent auto-réalisatrice…

C’est souvent l’apanage de la vieillesse que d’avoir peur de tout : peur de tomber, peur de la maladie, peur de mourir… Le vieillard se recroqueville sur lui-même et ne fait plus de projets. Il parle du passé et reste figé.

Je poursuis ma série de chroniques qui auscultent notre société occidentale, en tentant de faire un diagnostic et, parfois, d’oser proposer des remèdes. Cela occupe mes pensées depuis plusieurs mois et je reviens sans cesse sur le sujet, car il me parait vital.

Mais, partout où je porte mon regard, j’observe plus d’ombre que de lumière, comme si les Occidentaux n’osaient pas s’affirmer, se faire respecter et construire leur propre avenir. Ils prennent souvent des décisions contraires à leurs intérêts, dans une sorte de fuite en avant désespérée…

La peur de la maladie

La maladie est au cœur des préoccupations occidentales. C’est devenu le sujet numéro 1 et, dans chaque pays, la santé est devenue le premier poste de dépenses, supérieur au budget des États.

La société occidentale, dans son ensemble, est devenue hypochondriaque et chaque pays rivalise pour avoir le meilleur système de santé, ou tout du moins le plus onéreux. Parmi toutes nos peurs, la peur d’être malade me parait la plus emblématique et la plus symbolique d’une société vieillissante qui a perdu son dynamisme.

Les nations se ruinent en dépenses de santé et dans la construction d’hôpitaux gigantesques dont les frais de gestion récurrents sont ruineux. Chaque médecin, chaque service hospitalier et chaque patient rivalisent d’imagination pour entreprendre moult examens et analyses afin de débusquer le mal que la médecine n’a bien souvent pas les moyens d’éradiquer !

C’est dans cette atmosphère que survint l’épisode du covid qui, attisé par la peur savamment entretenue par la sphère médicale, prit les proportions que vous savez. Les citoyens ont été aspiré par cette peur qui devint hystérique. La mort frappait à notre porte derrière laquelle nous étions confinés en tremblant…

La peur étant mauvaise conseillère, les autorités sanitaires et politiques ont pris un certain nombre de décisions calamiteuses qui furent contre-productives, non seulement sur le plan de la santé physique et mentale, mais aussi du point de vue économique.

Les citoyens, aveuglés par la peur, avaient perdu tout esprit critique et toute pensée cohérente. C’est ainsi qu’ils suivirent les directives les plus invraisemblables, comme un troupeau apeuré. Ils se jetèrent, les yeux fermés, sur un pseudo-vaccin expérimental dont on ne savait rien mais qui portait le sceau de garantie d’une médecine toute puissante et sure d’elle-même. Il fallut des mois pour que la vérité nous saute à la figure : le vaccin était très peu, voire pas efficace, et il était parfois accompagné d’effets secondaires graves. Ce dernier aspect n’est pas encore accepté par tous, malgré la somme des publications scientifiques qui en attestent!

Cet aspect moutonnier de notre civilisation est, de mon point de vue, le symptôme le plus grave dont notre société est affligée. En effet, mes origines paysannes me permettent d’affirmer qu’un troupeau est généralement facile à manipuler, y compris à conduire à l’abattoir !

Espérance de vie

L’homme moderne est tant préoccupé par la mort que l’espérance de vie constitue son indice de prédilection. Nous étions tous satisfaits d’apprendre que l’espérance de vie à la naissance ne cessait d’augmenter en Occident depuis fort longtemps. Certains post-humanistes faisaient même des rêves d’éternité…

L’Occident se targuait de posséder la plus longue espérance de vie dont la médecine s’attribuait le mérite, bien que l’évidence indiquât que l’alimentation et l’hygiène de vie constituaient les facteurs prépondérants. En effet, les pays qui possèdent la meilleure espérance de vie ne sont pas ceux qui dépensent le plus en soins de santé !

Naturellement, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ! L’espérance de vie a commencé à plafonner et, depuis quelques années, elle régresse assez fortement. Les causes en sont multiples et différentes suivants les pays. Mais la baisse de l’espérance de vie est associée à une augmentation de la morosité ambiante, de la peur de la maladie, de l’abus de médicaments et de drogues.

Le cas des USA est emblématique. C’est le pays qui a les dépenses de santé les plus fortes (16,8% de son PIB), mais qui a l’espérance de vie la plus faible parmi les pays développés. De nombreux citoyens américains sont affligés d’une mauvaise hygiène de vie avec un taux d’obésité qui toucherait un tiers de la population. En outre, l’abus de drogues fait des ravages, en particulier d’opiacés, mais aussi d’autres drogues dures dont l’usage se répand en Occident. Au cours des deux dernières années, 200.000 américains sont morts par overdoses d’opiacés…

La baisse de l’espérance de vie a continué à fortement baisser aux USA durant l’épidémie du Covid qui ne fut pas soigné durant la première année, malgré les alternatives disponibles. Le phénomène s’est poursuivi durant la période vaccinale. Finalement, il est difficile de savoir ce qui revient au virus et ce qui revient au vaccin. Néanmoins, la perte d’espérance de vie fut de 2,7 années en deux ans (2020 et 2021), pour s’établir à 76,1 ans.

Parmi les nations les plus développées, les Etats-Unis sont le seul pays à connaitre une telle situation. « Certains pays à haut revenu n’ont subi aucune perte d’espérance de vie pendant la pandémie » affirme Noreen Goldman, professeur de démographie à la Princeton school of Public and International Affairs.

On peut dire que la banalisation de l’usage de drogues et l’abus d’alcool sont liés à un manque de vitalité d’une société, rongée par une sorte de déprime latente, en manque de raisons de vivre. Une société, dont une partie importante de la population est sous la dépendance de la drogue, n’est pas une société libre…

Les narco-États

Le trafic de drogue a pris en Occident une ampleur sans précédent et les jeunes, de plus en plus jeunes, constituent la cible privilégiée des trafiquants, car c’est la plus vulnérable. Nous avons tous vu des reportages qui font froid dans le dos, de bandes de caïds qui font la loi dans certaines banlieues.

Il existe de nombreuses zones de non-droit où la police n’ose pas pénétrer de peur des représailles sur eux ou leur famille. Une jeunesse désœuvrée et vulnérable est ainsi livrée au diktat de bandes de trafiquants. Un laxisme généralisé de la part d’une société fatiguée de vivre et d’imposer ses limites, a conduit à sacrifier une partie d’une jeunesse en échec scolaire et sans espoir. Nous sommes tous collectivement responsables, et principalement les politiciens que nous avons élus.

Certains pays sont plus avancés que d’autres dans la décrépitude et la dépendance à la drogue. En Europe, les Pays-Bas font figure de pionniers et de leaders dans le domaine du laxisme généralisé. En 1996, le Président Jacques Chirac avait décrit les Pays-Bas comme le « narco-État N° 1 en Europe », cette formule avait déplu à La Haye, mais aujourd’hui elle est d’actualité.

Le trafic de drogue est orchestré par la Mocro Maffia, une organisation criminelle qui sévit aux Pays Bas depuis de nombreuses années et devant laquelle le gouvernement d’aujourd’hui tremble.

Ridouan Taghi est le principal dirigeant de la Mocro et il fut arrêté à Dubaï en 2021 et son bras droit fut arrêté en Colombie par le FBI ainsi que d’autres intervenants. Tout ce beau monde va être jugé prochainement aux Pays Bas sous la menace de rétorsion. Les juges et les avocats vont apparaitre masqués au tribunal car ils craignent pour leurs vies et celles de leurs familles. La princesse héritière Amalia, 18 ans, n’est plus libre de ses mouvements et doit aller à l’Université sous escorte policière. Le ministre de la Justice, menacé récemment de rapt, a été mis récemment à l’abri de toute urgence avec sa famille. Le Premier Ministre, qui se déplaçait à vélo dans La Haye, a dû accepter une protection rapprochée…

Bref, toutes les autorités judiciaires, policières et politiques tremblent, en attendant de savoir sur qui la foudre va s’abattre. Les gardiens de prison peuvent être les premières victimes. Les prévenus ont déjà treize meurtres à leur actif, dont le journaliste d’investigation Peter de Vries…

Voilà le résultat de 40 ans de permissivité en matière de drogue et d’ambiguïté morale, sans normes claires. Les banlieues françaises sont sur la même voie, car les mêmes causes engendrent les mêmes conséquences. Voilà où en sont les démocraties trop laxistes et cela fait écho à ce qui est arrivé à Salman Rushdie, auteur des célèbres « versets sataniques », victime d’un attentat sur sa personne où il a perdu un œil et une main !

Tout cela réjouit Xi Jinping en renforçant sa conviction que la démocratie est sans avenir, car les humains sont incapables de respecter la liberté qui leur serait consentie. C’est en effet la principale faiblesse des démocraties, leur maladie congénitale, que de sombrer dans la démagogie et le laxisme pour plaire au peuple. Nous sentons tous, intuitivement, cette fragilité qui engendre une peur de l’avenir. C’est à nous de réagir en imposant des limites morales plus strictes, sinon il ne restera que la dictature pour rétablir l’ordre. Il faut, dans les urnes, chasser du pouvoir les apôtres du laxisme qui préconisent la déconstruction de notre civilisation par l’abolition de toute morale contraignante…

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2 commentaires

  1. Hélas, je me range à vos côtés de ce triste constat. Lorsque l’on entend certaines personnes, les Young Leaders pour ne citer qu’eux, les déclarations de Klaus Schwab, celles de Ursula Van der Layen, force est de s’interroger sur l’emprise de ce pouvoir et que tout ce qui arrive, est bel et bien orchestré et voulu. Dès lors, nous glissons sur une pente qui s’avère déjà fatale.

    1. Une “élite” occidentale est porteuse d’une idéologie mortifère qu’elle tente d’imposer par tous les moyens ! En Europe cette idéologie est véhiculée par des dirigeants non-élus, telle que Ursula Van der Layen…

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