Tout se passe comme prévu : l’Ukraine agonise, compte ses morts et évalue les dégâts ! Des centaines de milliards de dollars sont partis en fumée, mais en tuant chaque jour 2 à 3000 soldats. Comptez combien cela fait au bout de trois ans ! Pour quel résultat ? Nous approchons du dénouement, mais ce n’est pas la fin de l’Histoire…
L’aveuglement des gouvernants européens est affligeant ! Ils agissent comme des enfants qui jouent à la guerre et cherchent à se faire peur… mais, hélas, ils ont troqué leurs fusils en bois pour l’arme nucléaire ! Leur inconscience frise la folie ! Il a fallu que papa Trump siffle la fin de la récréation pour que les enfants cessent de jouer et se mettent en rang par deux, en rouspétant d’avoir été interrompus…
Pourquoi les humains ont-ils, périodiquement, le besoin de s’étriper ? C’est une question lancinante … L’Histoire des civilisations n’est qu’une succession de guerres meurtrières qui, avec le recul, paraissent toutes dérisoires. Les guerres semblent survenir lorsque les dirigeants s’ennuient et que leur ego n’est pas assez nourri… Ils sont pris alors dans un cercle infernal d’autodestruction. (Relire Chronique n°1001 écrite en 2023 « Ukraine : du sang et des larmes »).
Le cocu magnifique
Cela fait des années que je dénonce l’attitude de l’Europe qui s’est volontairement féodalisée à l’Amérique. Van der Layen, Macron et consorts prennent leurs ordres à Washington. Ils viennent finalement de prendre conscience que ce sont des laquais qui doivent seulement obéir et se soumettre !
Donald Trump est ce qu’il est, irritant, parfois vulgaire et brutal, mais il sait qu’il est le maitre et nous le fait savoir. Les Européens n’ont jamais su se fédérer et se doter d’un vrai gouvernement démocratique. Ils se sont laissé engluer dans une bureaucratie totalitaire et castratrice qui inhibe toutes les initiatives. L’Europe est un canard sans tête, qui tourne en rond dans la basse-cour avant de mourir.
Les dirigeants européens sont collectivement responsables d’un aveuglement atavique qui remonte aux débuts de la construction Européenne, qui s’est faite sous l’égide des USA. Ces derniers entendaient en faire une sorte de colonie protégée. La naïveté des Européens, que j’ai toujours dénoncée, fut de se croire des alliés respectés alors qu’ils n’étaient que des supplétifs sous dépendance et, surtout, un vaste marché unique ouvert sur le monde et principalement au made in USA.
La construction Européenne restant inachevée, prise en otage par une médiocrité bureaucratique, elle est demeurée faible militairement et politiquement, incapable de se faire entendre sur la scène internationale. Ensuite, la guerre en Ukraine l’a affaiblie économiquement et de façon durable.
L’Europe a eu la naïveté, et surtout la bêtise, d’investir ses dernières forces en Ukraine dans une guerre perdue d’avance et pour une cause sans fondement. Nous arrivons au dénouement prévu, à savoir que pour l’Amérique la guerre en Ukraine ne fut qu’une opportunité pour faire rompre les liens que la Russie entretenait avec l’Europe, afin de la ramener sagement cette dernière dans son giron. Mission accomplie ! (Relire Chronique n°926 écrite en 2022 : « Est-ce une guerre de civilisation ? »
Le 28 févier 2025 demeurera une date clef que les historiens retiendront. La mise en scène programmée du découplage Europe/USA au cours de laquelle les Européens ne furent même pas conviés et le Président Ukrainien, malhabile, et humilié devant le monde entier par Donald Trump. Dans cette histoire, l’Europe est le cocu magnifique ! La messe est dite…
Maintenant la paix
Voici enfin venu le temps de la paix, après trois ans d’une guerre qui n’aurait jamais dû exister. L’administration Biden est la principale responsable de cette hécatombe inutile qui aura affaibli durablement l’Europe entière. Zelenski n’était que le jouet des intérêts américains et il sera sans doute prochainement démis. C’est alors que l’on connaitra les côtés sombres du personnage que l’Occident avait maquillé en héros…
Les dirigeants européens continuent à s’agiter en vain, comme si leur avis avait de l’importance. Les Anglais et les Français, aussi décadents l’un que l’autre, voudraient continuer la guerre… Ils fustigent Donald Trump, le faiseur de paix. Sont-ils conscients de leur ignominie ? Le dernier discours de Macron est affligeant de vantardise et de fanfaronnade digne de Tartarin de Tarascon, pour reprendre la comparaison de Philippe de Villiers ! Il est facile et lâche de regarder les cadavres s’accumuler et de continuer à souffler sur les braises, lorsque l’on reste assis dans son bureau confortable, à l’abri des caprices de la guerre.
La prochaine étape sera la rencontre au sommet entre Trump et Poutine, après que leurs délégués respectifs auront dessiné les contours d’un plan de paix raisonnable. La Russie héritera du Donbass, majoritairement Russophile et Russophone, qui constituait sa demande principale, il y a trois ans !
L’Ukraine sera démilitarisée et sa reconstruction confiée à l’Europe qui paiera… Tout rentrera dans l’ordre, sauf pour les centaines de milliers de mères et de veuves qui pleureront leurs héros, morts pour rien, ou pour satisfaire l’ego de nos dirigeants… Personne n’a encore osé faire le décompte des victimes, morts et blessés gravement, meurtris à jamais. Cela sera l’affaire des prochains mois…
Quel avenir pour l’Union Européenne ?
Emmanuel Macron pourrait être destitué pour avoir conduit la France dans pareil naufrage. Son aveuglement buté est tel que l’on ne parvient pas à déterminer si son cas est du ressort de la psychiatrie ou du tribunal. Nous ne pouvons qu’espérer que de prochains leaders comprendront que l’intérêt de l’Europe passe par une entente cordiale avec la Russie, européenne avant tout.
Dans l’immédiat, l’Union Européenne continuera à ronronner et à s’autocongratuler, comme avant. Elle perdra le peu de crédit et d’influence qui lui restent encore. Elle poursuivra tranquillement son déclin économique et son effacement politique. N’étant pas consciente de sa déchéance, elle demeurera arrogante comme du temps de sa splendeur et distribuera des bons et des mauvais points, urbi et orbi…
Sans changement majeur, de cap et de gouvernance, l’Union Européenne est appelée à se dissoudre. Certains pays, plus lucides, parviendront à s’en dégager et à retrouver leur identité. Les autres sombreront dans la médiocrité, nourris des vestiges de leur puissance passée… (Je vous conseille de relire la chronique 1066 intitulée: “Lente agonie européenne”).
Un changement de gouvernance
Néanmoins, il existe encore des possibilités de sursaut salvateur et de remise en cause des travers qui ont conduit l’Union Européenne au désastre. Un changement de type de gouvernance, à Berlin et à Paris, suffirait à redonner espoir et à fédérer les peuples autour de projets ambitieux.
Le projet serait simple. Tout d’abord se sortir du surendettement mortifère en allégeant la bureaucratie administrative, remettre à plat les dépenses publiques, diminuer drastiquement l’assistanat tous azimut. Ensuite, redonner à l’enseignement son rôle d’ascenseur social, être plus exigeant à la fois vis-à-vis des élèves et des maitres, retrouver un enseignement supérieur et une recherche de qualité, primant sur la politique actuelle axée sur la quantité.
Enfin, se fixer des politiques industrielles claires avec des axes de développement prioritaires, largement subventionnés au niveau de la recherche et du développement. Dans le même temps, orienter la fiscalité vers l’efficacité et la dégager de ses aspects confiscatoires et anti-économiques.
En outre, il conviendrait de mettre sur pied une véritable politique migratoire en fonction des besoins de l’économie et des compétences des migrants. Les vagues migratoires actuelles, hors de tout contrôle, mènent l’Europe vers le désastre total.
L’ensemble du projet qui précède n’a de sens qu’avec une Europe forte, c’est-à-dire une Europe fédérale avec un gouvernement central élu au suffrage universel. Il faudrait ajouter un recours fréquent au référendum, au niveau local, au niveau national et au niveau supranational.
Tel serait le projet ambitieux pour une Europe pacifique et puissante, à mi-chemin entre l’Amérique et la Russie, mais en relation étroite avec les deux, sans exclusive. C’est un projet possible à réaliser par la génération qui arrive aux affaires, si elle s’en donne les moyens…
Le dénouement de la guerre en Ukraine constitue une étape cruciale dans le devenir de l’Europe. Elle doit s’affranchir de la tutelle américaine et se rapprocher de la Russie. Pour le reste, elle a le choix entre le scénario du désastre politique et économique, en suivant le même chemin, ou bien le scénario du renouveau et de l’espoir, en empruntant des voies nouvelles plus prometteuses… Tout est question de choix ! Rien n’est jamais inéluctable…
Now if Europe could also remove itself from OTAN!
I agree with you, European should remove from NATO from themselves, for more freedom !