Liberté de ton, Liberté d'opinion
l’occident qui s’est laissé dérober sa compétitivité lors de la mise en place de la mondialisation. Mais personne ne voulait voir en face cette vérité qui dérangeait, tant on nous avait vanté les mérites et les avantages de cette fameuse mondialisation. De nombreux pays ne se sont pas préparés à la concurrence sévère qui les attendait et ils ont continué à vivre comme si rien n’avait changé. Les usines fermaient et, dorénavant, les entreprises sous-traitaient en Asie. Des norias de porte containers faisaient la queue dans nos ports et le chômage poursuivait son augmentation régulière. Mais les gouvernements continuaient à promettre des lendemains qui chantent et les Etats s’endettaient pour tenter d’assumer leurs promesses.
La situation était donc grave, mais pas désespérée. Cependant les gouvernements et les Banques Centrales se sont mis dans la tête, dans un premier temps, de sauver de la faillite les banques prises au piège des subprimes, puis ensuite, de sauver l’économie en injectant des sommes considérables pour éviter la récession. Cela revenait bien sûr à redonner à boire à un ivrogne qui a roulé sous la table, alors qu’il eut fallu le laisser s’assoupir quelque temps ! L’occident, dans son ensemble, vivait au-dessus de ses moyens et les banques avaient perdu beaucoup d’argent. Qu’importe, nous avons imprimé de la monnaie et emprunté le reste aux Chinois qui sont riches…grâce à nous ! La folie suicidaire a consisté à ajouter de la dette à la dette. Ainsi nous nous sommes mis sous la tutelle de la Chine qui va nous dicter sa loi. Nous avons perdu l’honneur pour éviter la récession, mais… nous aurons la récession et perdrons notre honneur !
Mais, hormis cette dette énorme, générée par le pseudo-sauvetage en catastrophe de l’économie, il existait déjà une dette chronique et insidieuse qui s’enflait depuis les années 80. Il s’agit d’une dette que les Etats contractent chaque année pour combler les déficits budgétaires. A titre d’exemple, ce déficit annuel atteint en France pour 2011 seulement près de 100 milliards d’Euros, soit le tiers des recettes ! Emprunter pour investir, afin de préparer l’avenir, peut se concevoir puisqu’il s’agit d’investissements qui peuvent être rentables. Mais le drame aujourd’hui réside dans le fait que les Etats empruntent pour financer les dépenses du fonctionnement du passé : pour payer les fonctionnaires et les retraites, pour combler les déficits de l’assurance maladie ou des caisses de chômage et même pour payer les intérêts des dettes antérieures.
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