244 – L’ETAT AMOUREUX EST-IL DE L’AMOUR ?

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Je vous écris le jour de la Saint Valentin, très fêté par les amoureux, et je viens vous parler … d’amour : normal, n’est-ce pas ?

 Je me posais la question de la différence entre «aimer» et «être amoureux» ou plutôt, dans le bon sens, l’état amoureux est-il de l’amour ?

 J’en doute … Pourtant nous sommes très, très nombreux à confondre les deux. Ce qui, à mon sens, provoque toutes ces désillusions, ces drames, ces déchirements, ces souffrances et, pour finir, tant de divorces.

Je m’explique ! Lorsque nous rencontrons quelqu’un ou quelqu’une, et que nous «tombons» amoureux, que se passe-t’il ? Comme l’expression l’indique d’ailleurs très bien, nous «tombons», c’est à dire que nous ne sommes plus droits dans nos baskets … Je ne vais pas vous parler des fameux échanges chimiques : je laisse la responsabilité aux scientifiques de vous parler de nos hormones. Simplement, «tomber amoureux» implique tout un processus psychologique qui nous sort de notre état «normal».

Quand une personne nous «plait», nous nous sentons attirés vers elle. Nous voulons la séduire, qu’elle nous remarque, nous voulons lui plaire en retour. Bref … nous pouvons parler de «désir» !

Le début de cet état commence très souvent par «Je le ou la veux». Bien sûr, c’est inconscient ! Consciemment notre petit vélo intime et romantique se met en route et nous commençons par parer l’élu(e) de mille vertus : «Sûr, c’est le ou la bonne !».

Puis toute une technique se met en place : la danse de la séduction a commencé. Que l’on soit un homme ou une femme, même si la danse n’est pas tout à fait la même, nous nous lançons dans le ballet … Comme les animaux au moment de la période du rut (et oui, désolée, mais c’est tout à fait comparable !!) nous avançons, nous reculons, nous sortons nos plus beaux atours, nous rions plus fort qu’il ne faudrait aux plaisanteries de l’autre, nous nous montrons douces pour les unes et forts pour les autres.

Nous nous contemplons dans le regard de l’autre : plus il approuve, plus nous nous sentons intelligents, beaux, charmants … Bien sûr, cette admiration renforce notre état amoureux : une personne si complaisante avec nous ne peut qu’être une personne bien !

Pour se plaire encore plus, nous cherchons les points communs : «Tu aimes aussi ce chanteur ? Quelle chance, nous avons les mêmes goûts !». «Tu aimes marcher ? Super, moi aussi !»; Nous voulons littéralement fusionner ! Le désir nous habite tellement que l’on voudrait «posséder» l’autre, ne jamais le quitter, qu’il ne regarde que nous, qu’il ne pense qu’à nous …

Nous sommes rentrés dans «l’état amoureux». Pendant cette période, bien sûr, nous échangeons moults serments et petits mots doux. Et, «il ou elle me plait» se transforme en «je l’aime» …

Bien sûr, nous le comprenons tout de suite, il ne s’agit pas encore d’amour. C’est une période très riche, exaltante, stimulante qui peut conduire à l’amour … mais pas forcément. C’est bien pourquoi, après quelques semaines pour les uns, quelques mois pour les autres, ou bien même après plusieurs années, tout à coup ou petit à petit, nous ne pouvons plus supporter celui ou celle que nous avons tant encensé.

Pourquoi ? Et bien, tout simplement, parce que l’état amoureux ne parle pas d’amour mais de désir, de séduction, de fusion. L’état amoureux nous parle de nous, tandis que l’amour nous parle de l’autre.

Etre amoureux c’est chercher à plaire et à prendre le pouvoir pour «posséder» l’autre : il nous plait, nous le voulons et, comme je l’écrivais plus haut, nous ne sommes plus vraiment nous-mêmes. Nous perdons notre bon sens … La preuve : essayez de convaincre une personne en état amoureux qu’elle se trompe totalement sur la personne et vous verrez le résultat ! Elle ne veut RIEN entendre … Bien sûr, je le répète, ce processus est totalement inconscient. Nous pensons avoir toute notre raison !

Bref, tant que nous sommes dans cet état amoureux nous ne voyons pas réellement l’autre personne : nous ne voyons que notre «rêve». Nous pourrions dire que nous sommes en état de transe. Et, en fonction de notre psychisme, c’est à dire de notre caractère, du désir que nous inspire l’autre mais également de la force du désir de l’autre et des névroses qui nous relient, cela peut durer plus ou moins longtemps …

Puis, après ce temps, au fil des jours, «l’autre» nous apparait dans sa réalité, dans sa vérité. Chacun reprend son individualité avec ses traits de caractère, avec moins de patience, moins de projections sur l’autre. Nous nous retrouvons «debout» après être «tombés» et nous revoilà tout droit dans nos baskets.

Et, là, peut commencer la véritable histoire d’amour. Car aimer c’est accepter l’autre dans sa totalité, dans sa réalité. Aimer ce n’est pas posséder mais accompagner. Aimer c’est accepter que l’autre ait ses défauts, ses zones de mystère, son caractère. Aimer est une aventure quotidienne qui se construit, jour après jour, à petits -et grands- coups d’égratignage d’égo …

Dire «Je t’aime» à une autre personne implique un acte de foi, un engagement, un désir profond de partager «pour le meilleur et pour le pire» : peut-on donc réellement dire «Je t’aime» dès les premiers moments ? Peut-être pourrions-nous simplement murmurer «J’ai envie de t’aimer» ?

Pour terminer, une citation de Jacques de Bourbon Busset qui a si bien su parler de l’amour qu’il a expérimenté :

 «L’amour est un fleuve où les eaux de deux rivières se mêlent sans se confondre»


8 comments

  1. Pour moi, l’ état amoureux est du désir, ni plus ni moins; j’aime le chocolat, je désire en avoir chez moi toujours, surtout lorsqu’il est truffé d’amandes; et alors je le croque avec beaucoup de plaisir, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus une miette.

    L’ amour, c’est autre chose, j’ espère…

  2. c’est bien dit, l’amour expliquer ce mot précisement j’aime bien avec des exemples aussi

  3. Beau sujet et ce qui a été dit dans des poèmes d’amour et dictons, mais il reste ce que et dit relative par rapport voyons tous de la partie qui a suivi, si nous revenons à l’époque des Grecs, nous constatons que les Épicure philosophe savait que Allâh, et dans la philosophie indienne dire Nirvana Hno toute individualité Aldoban chez les parents de la perfection divine ou que l’amour est l’amour de Sémiramis reine de Numidie, qui a épousé son fils quand son mari est mort, ou l’amour d’Œdipe mon père a tué son père et épousé sa mère, que nous trouvons dans un poème de Khalil Gibran: l’amour et a mené les objets suivre le lit de fins, de se suicider ou que l’amour est l’amour de Oju à Narcisse quand elle le voyait pour la première fois le frère appelé la femme Héra Zeus Seigneur, mais elle dit de dire, sauf écho n’ont pas appris trahir son mari, c’est que l’amour est la beauté de l’image ou au-delà de l’image ou l’amour du sexe conserve quelque chose de relatif amour vivons tous en fonction de son niveau de la propriété intellectuelle et mentale, et physique , et les besoins spirituels

  4. Une étude scientifique a montré que le sentiment moderne de l’amour ne dure pas plus de trois ans, et accélération du rythme cardiaque et un sentiment de voler haut dans le ciel, avec son bonheur préposé indicible n’est pas seulement les symptômes physiques et psychologiques résultat naturel d’une augmentation de la sécrétion de certaines hormones, le cerveau, et par la facilité avec le temps pour obtenir aigrir la relation, et commencer à l’ennui Mawawil et la découverte de défauts et regrette ainsi.

    Selon le Dr Lucy Vincent, spécialiste en neurologie, la biologie, le lieu le chercheur de la recherche scientifique française dans son livre (Comment est-il l’amour?), Dit que l’amour n’est pas seulement le résultat de la sécrétion d’un cocktail d’endorphines qui nous font sentir que la légèreté et de bonheur, les hormones (phéromones, et la dopamine, et la nicotine, et Alawsitusan), qui se réunit tous les de la cible biologique entre dans la poursuite de la survie.

    Estime le Dr Lucy que le cerveau est le principal facteur de l’amour, mais l’effet de cette magie cocktail ne dure pas longtemps, mais qui vivent une période limitée varie de personne à personne, mais ne dépasse pas trois ans dans le meilleur des cas, quand il est moins de sécrétion de ces hormones, peu à peu.

    Dans une interview avec le magazine (Bsikolojy) français, a déclaré le Dr Lucy quand ils ont été interrogés sur la façon d’interpréter ce que nous choisissons quelqu’un étant donné que les études existantes sur l’interaction entre le cerveau et ses mécanismes de montrer qu’il ya beaucoup de facteurs externes qui conduisent à l’interaction du cerveau avec une personne en elle-même par exemple Kalraúhh .

    Elle a expliqué que les études et essais réalisés dans ce domaine ont montré que la chimie du cerveau qui contrôle les sentiments d’amour ne durent pas plus de trois ans, comme si la batterie était vide de son énergie tout à fait, et a confirmé qu’il peut stimuler la sécrétion de la Alawsitusan hormone qui augmente les sentiments d’amour, s’il savait le couple comment Inmaan leur relation à travers le baratin, un dialogue constructif et agréable pour faire face à la mémoire et revenir aux jours de la première poussée.

  5. Pour comprendre ce qu’est véritablement l’Amour, il faut commencer par étudier les relations qui s’établissent entre l’homme et la femme, ces deux êtres si différemment constitués au point de vue physiologique et surtout au point de vue psychique.
    Ces relations se présentent sous deux aspects : social et sexuel.

    Faire l’histoire des relations sexuelle c’est refaire une fois de plus, le grand chapitre de l’Amour, mais cette fois c’est le faire scientifiquement, ce qui n’a jamais été essayé.
    L’Amour, considéré comme phénomène physico-chimique, est la tension qui existe entre deux corps qui s’attirent. C’est le rayonnement de l’influx nerveux mâle, constitué par un courant d’oxygène à l’état radiant, qui cherche le principe albuminoïde pour lequel il a une violente affinité. La tension s’établit entre les individus différemment sexués, lorsque le principe qui détermine l’attraction s’accumule dans le système ganglionnaire ; la tension cesse momentanément lorsque ce principe est éliminé.
    Mais comme le principe mis en jeu pour produire le phénomène est différent dans l’homme et dans la femme, il en résulte que l’Amour masculin et l’Amour féminin se manifestent de façon toutes différentes.

    L’Amour masculin
    Chez l’homme, à partir de l’âge de la puberté, l’influx nerveux jeté dans le grand sympathique est un courant électrique cherchant sans cesse un courant contraire. S’il ne le rencontre pas, il est éliminé, et le phénomène recommence. Mais si l’homme rencontre dans une femme le principe qui l’attire, le courant nerveux, au lieu de suivre la voie habituelle de l’élimination, remonte, et remonte parce que c’est par les yeux et les autres organes qui sont sous la dépendance des nerfs crâniens, que l’attraction commence.
    Cependant, fatalement, l’attraction commencée par le pole cérébral doit descendre vers le pole générateur et, finalement, porter l’homme à un rapprochement dans lequel il donne ce qu’il y a de meilleur en lui : sa vie, son intelligence.
    Pendant l’Amour l’homme manifeste des qualités qu’il n’a pas dans sa vie individuelle.
    Il devient sensitif, alors que sans Amour il est brutal,
    Il devient généreux, alors qu’il est égoïste,
    Il devient doux, humble soumis, alors qu’il était arrogant et orgueilleux,
    Il devient galant, il adresse à la femme des louanges, alors que, en dehors de l’Amour, il est irrespectueux et envieux.
    L’Amour le change et si, sans Amour, il manifestait les mêmes qualités il serait l’homme idéal, le supra homme.
    L’Amour lui inspire ce que la raison devrait lui inspirer.
    Mais l’attraction sexuelle chemine et veut aboutir à la fonction inférieure. Quand il y arrive il se fait en lui une réaction, il perd ses qualités momentanées et prends les défauts contraires.
    L’homme est la contradiction de lui-même. Chez lui la réaction de l’Amour est un état douloureux. Il sent qu’il vient d’abandonner une partie de son être et souvent cela lui occasionne une poussée de rage, il fait la femme responsable de ce pas qu’il vient de faire dans la déchéance et l’accable de reproches et d’injures sexuelles qu’elle ne comprend pas.
    M. Destrem appelle cette réaction « les effets subversifs de l’Amour », qui sont dit-il, l’origine du mensonge, de la perfidie, du viol, du crime.
    Janus de Villiers dit : « Chaque fois que tu aimes tu meurs autant », et Schopenhauer ajoute : « La passion satisfaite est suivie d’un rapide désenchantement ».
    L’Amour est donc pour l’homme un « sacrifice ». C’est ainsi que l’antiquité le définissait.
    C’est dans la réaction de l’Amour, qu’apparait l’opposition des sexes, la lutte entre la raison féminine et la déraison de l’homme. Et cela se complique des effets de la réserve sanguine qui engendre la brutalité chez l’homme, tandis que la femme dans sa réaction nerveuse devient sensitive et craintive.
    Ces actions sont lentes, ce sont des petits effets, mais ils s’additionnent et s’accumulent dans le cours de la vie.
    La réaction de l’homme serait toujours une jalousie, une haine (la misogynie) si l’éducation, l’intérêt, n’intervenaient pour le calmer et lui faire attendre le retour du besoin physiologique qui lui rendra momentanément de bons sentiments. Cependant l’habitude, la certitude d’être écouté, arrivent à supprimer les délicates attentions et les prières de la première fois, l’homme prend sans demander et c’est cela qui est « l’Amour brutal ».
    Les mœurs qui résultent de cette précipitation des phases de l’Amour caractérisent les races dégénérées.
    La facilité donnée à l’homme, dès l’adolescence, de satisfaire tous ses caprices, a amené un appauvrissement de la substance nerveuse dans le sexe masculin, qui va s’accentuant de génération en génération.
    La femme, en cédant à l’homme, lui cause le plus grand préjudice et s’expose à sa haine et à toutes les manifestations familiales et sociales de la misogynie.
    En l’absence de la loi morale réglementant la vie sexuelle, c’est la femme qui est la gardienne des mœurs.

    L’Amour féminin
    L’Amour de la femme ne ressemble en rien à l’Amour de l’homme. Il se produit chez elle deux ordres de phénomènes différents. C’est d’abord, l’attraction sexuelle provenant de la tension de l’élément sanguin vers le principe nerveux qui rayonne chez l’homme, qui rayonne comme la radiation solaire rayonne sur la terre. C’est pourquoi la femme voit dans l’homme quelque chose de divin. Mais cette attraction est un phénomène purement physique.
    Les facultés sensitives de la femme, celles qui aiment réellement, qui sentent et qui jugent, restent confinées dans le cerveau ; c’est par le cerveau que la femme aime et non par le cœur (en prenant le mot cœur comme une figure représentant le grand sympathique).
    L’Amour cérébral de la femme n’aspire pas du tout au rapprochement des sexes, comme cela arrive chez l’homme. Ses aspirations sont d’un ordre tout différent, c’est le besoin de s’élever, par la pensée, vers les choses abstraites, d’amener un autre esprit à la contemplation de la nature, du ciel étoilé par exemple, et cela dans une étreinte qui ne comprend que la moitié supérieure du corps.
    L’Amour chez la femme est plus complexe que chez l’homme parce qu’il comprend 2 phénomènes.
    L’Amour cérébral crée le plaisir spirituel ou rationnel que l’homme ne connait pas. C’est cette différence qui fait que la femme n’a pas, comme l’homme, la honte de l’Amour.
    Un philosophe a dit : « La femme se pare de son Amour comme d’une force. L’homme en a la pudeur comme d’une faiblesse. »
    D’autres différences sont à signaler :
    – L’Amour de la femme ne s’épuise pas par les actes sexuels comme cela arrive chez l’homme.
    – Les plus intelligentes sont les plus aimantes.
    – Ce que la femme rêve c’est une union idéale, être unis dans l’idée, dans la pensée suprême, être la maîtresse de l’esprit de l’homme, celle qui le dirige. Elle veut régner par la raison, alors que lui ne pense souvent qu’à la dominer par la force ou par la ruse, et à la séduire par les sens.
    – La femme aime, l’homme désire.
    – La femme aime l’homme en vertu d’une attraction qui, commencée par les yeux, se dirige en haut, vers le cerveau, vers l’idée. L’homme aime la femme en vertu d’une attraction qui, partie du même point, se dirige vers le bas.
    – La femme aime, dans l’homme, ce qui émane de son élément nerveux. Elle aime son âme (vieux style).
    – L’homme aime, dans la femme, ce qui émane de son élément sanguin : il aime sa chair.
    La plupart des hommes détestent l’esprit de la femme.
    La réaction chez la femme est aussi toute différente de celle de l’homme. L’Amour satisfait lui donne un sentiment de triomphe, un rayonnement qui l’embellit, et intensifie son esprit et sa vie.
    Et c’est cette réaction qui a fait naître chez l’homme la jalousie sexuelle qui s’est manifestée brutalement depuis les temps reculés, et a été à l’origine de toutes les entraves apportées par les hommes au libre développement des facultés de la nature féminine.
    Il existe chez elle un Amour cérébral supérieur et une attraction physique inférieure, qu’on ne devrait pas appeler Amour.

    Relations sociales
    Il nous reste maintenant à étudier les relations qui s’établissent entre l’homme et la femmes, en dehors de l’attraction sexuelle, c’est-à-dire les relations sociales.
    Ces relations sont de 2 sortes puisqu’elles obéissent à 2 aspects psychologiques de l’homme.
    En effet, l’homme est, pour ainsi dire, un être double, puisqu’il suit, tour à tour, les 2 impulsions qui se disputent son activité : l’instinct et la raison.
    L’instinct qui le pousse vers la vie sexuelle, avec toutes ses réactions brutales contre la femme, la raison qui le ramène, par moments, à la réalité et à la loi morale.
    Nous trouvons donc la femme en relations sociales avec l’homme-instinct et avec l’homme-raison.
    Si nous étudions les relations intersexuelles dans l’histoire, nous trouvons qu’elles ont eu, tour à tour, ces 2 aspects différents, qui révèlent le degré d’élévation ou d’abaissement des races.

    Relations de la femme avec l’homme-raison
    Lorsque l’homme obéit à la raison, il voit la femme telle qu’elle est, puisque la raison c’est la vue droite : il reconnait en elle, un être privilégié de la nature, doué de qualité qu’il ne possède pas lui-même, et il lui rend hommage. Cet hommage fut, à l’origine, un culte.
    Le besoin d’adorer le principe de vie dans son incarnation la plus haute, dans la femme, a toujours existé au fond de la pensée de l’homme, c’est là que réside, véritablement, pour lui, l’esprit religieux. L’homme qui reconnait la valeur morale de la femme est un être religieux, attendu que la religion de l’homme c’est le lien qui l’unit à l’esprit féminin. Dans cette union il fait le sacrifice de ses intérêts, de ses passions, de sa personnalité même.
    Toutes les religions de l’antiquité, les grandes religions de la nature, n’étaient que le culte de la femme.
    La Chevalerie en a été la dernière manifestation.

    Relations de la femme avec l’homme-instinct
    Pour terminer cette rapide étude il reste à dire quelques mots des relations sociales, ou familiales, qui s’établissent entre la femme et l’homme-instinct, c’est-à-dire celui qui obéit aveuglément à ses passions et n’a plus ou presque plus, de retours vers la raison primitive.
    Cet homme-là cherche la femme avec ardeur ce qui la séduit, mais la réaction de l’Amour est, chez lui, un déchaînement brutal de toutes les manifestations de la jalousie de sexe. C’est cette jalousie qui a été le motif des luttes de sexes, si violentes dans l’antiquité, puis grandissant toujours, de l’asservissement de la femme. On chercha à entraver son évolution sexuelle en condamnant, comme le pire des crimes, la fonction qui la grandissait si prodigieusement pendant que l’homme s’abaissait. Cette fonction qui lui donne, comme dit M. Virchow, toutes les qualités de la vraie femme.
    (Psychologie comparée de l’homme et de la Femme – 1897)

    Désolé pour la longueur, mais j’ai essayé de résumé au mieux.
    Mais combien tout cela est Vrai.
    Cordialement.

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