256 – L’ASCENSION INTERIEURE

Posted on mars 14, 2012 par

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«… Quel alpiniste pourrait faire l’ascension d’une montagne s’il avait devant lui des parois parfaitement lisses ? Comment arriverait-il à se hisser jusqu’au sommet s’il n’y avait pas des aspérités où il peut placer ses mains, ses pieds, accrocher sa corde ? Alors, ce que tout le monde comprend quand il s’agit de l’ascension d’une montagne, il faut aussi l’admettre quand il s’agit de cette ascension tellement plus remplie de signification que doit être la vie psychique. C’est grâce aux aspérités (obstacles, épreuves, hostilités) auxquelles on s’accroche qu’on parvient à s’élever …»

Je commence aujourd’hui ma chronique avec cet extrait du Dictionnaire de la Nature du Maître spirituel Omraam Mikhaël Aïvanhov, diffusé par les Editions Prosveta.

Je trouve cette métaphore assez juste. En effet, si nous observons nos vies avec honnêteté, nous nous apercevons que ce sont les difficultés qui nous ont fait le pus avancer. Bien sûr, sur le moment, ce n’est pas l’impression que nous avons ! Nous avons même le sentiment d’être «freinés» … Pourtant, si nous réfléchissons avec recul, une fois les «obstacles, épreuves et hostilités» dépassés nous nous sentons souvent plus forts.

 « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort» nous dit le dicton. C’est un peu vrai et c’est certainement une façon de positiver ce qui nous arrive !

Car, finalement, quel choix avons-nous ? La vie est ainsi faite qu’elle amène à tous son lot de bonnes et mauvaises surprises. Il y en a de très bonnes et de très mauvaises. Ce sont ces dernières qui sont les plus dures à dépasser ! Mais si nous reprenons la métaphore d’Aïvanhov, l’alpiniste a un but : celui d’atteindre le sommet. Pour cela il doit faire preuve d’adresse, d’endurance et -bien sûr- de courage. Mais il ne perd jamais son but de vue : ce sommet qui l’attire, tout là-haut, plus près des nuages …

Tout au long de son ascension il rencontre aussi, comme dans la vie, des bonnes et mauvaise surprises. Parfois la roche lui offre des prises faciles, un peu comme un escalier, d’autres fois elle est glissante, coupante, d’une inclinaison dangereuse. Parfois aussi il rencontre des petits plateaux où il peut s’arrêter pour manger ou boire, pour «souffler» un peu !

Dans la vie, c’est pareil. Il y a des périodes toutes douces, d’autres où il faut se battre, d’autres encore très difficiles. Je n’énumérerai pas ici tout ce qui peut nous arriver de bon et moins bon dans une vie ! Nous avons tous eu nos expériences …

Nous nous sentons souvent bien seul lorsque nous rencontrons de grosses difficultés mais, une fois au sommet, c'est à dire lorsque nous les avons surmontées, quelle force intérieures nous ressentons !

Je reviens donc à ma question du choix : lorsque nous rencontrons ces difficultés, quelles qu’elles soient, nous pouvons soit nous laisser engloutir par elle, soit jouer à l’alpiniste : c’est un passage difficile, très difficile même, mais qui va nous amener plus haut, plus loin … Et cette vision peut nous aider à le traverser  : avec adresse, endurance et courage.

Car cette vision, c’est la vision de notre âme, cette âme qui rêve de nous emmener tout là-haut, dans les nuages, et même au-delà. Mais, pour cela, il nous est indispensable de quitter le monde des apparences pour entrer dans celui du sens profond des choses. Tout ce qui nous arrive a un sens lorsque nous apprenons à «lire» les symboles … Nous créons le livre de notre vie avec nos pensées et nos actes. Si nous nous «pensons» alpinistes, par exemple, nous gravirons les montagnes en utilisant nos difficultés et nos souffrances non plus comme des poids qui nous tirent vers le bas mais plutôt comme des marches qui nous aident à monter.

Toute montagne a son sommet, comme tout escalier à son dernier étage : entraînons nous à ne jamais les perdre de vue !