295 – FACEBOOK: SYMBOLE D’UNE SOCIETE ZOMBIE

Posted on juin 15, 2012 par

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Regardez autour de vous : ce sont toujours les mêmes qui s’en sortent financièrement et les mêmes qui s’appauvrissent. Il doit y avoir un truc !

Non, je n’ai pas été blessé en faisant du tout-terrain.
Ma femme m’a battu après que je me sois acheté un 4X4 pour notre anniversaire.

J’ai été élevé avec ce leitmotiv, que répétaient mes grands parents et mes parents : « L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître ». J’ai toujours pensé qu’il fallait respecter l’argent, surtout celui que l’on gagne, comme on respecte celui qui vous sert. Mais, à regarder autour de soi, nous pouvons constater combien ce respect de l’argent n’est pas unanime. Le gaspillage, par exemple, est un manque de respect et il existe bien des façons de gaspiller son argent ! Comme dépenser plus que ce que l’on gagne, ou acheter des choses dont on n’a pas besoin… Un citadin qui achète un 4X4 à 90.000 €, comme si il habitait la brousse, alors qu’il polluerait moins une excellente voiture 3 fois moins cher ; ou bien s’endetter pour une montre Rolex à 10.000 € sans en avoir les moyens, alors qu’une montre à 500€, ou même à 50, fait très bien l’affaire. Dès lors que l’on dépense son argent pour « paraître » et parader, nous lui manquons de respect. Ceux qui laissent l’argent prendre le pouvoir ne deviennent jamais riches, car ils le gaspillent avant, et ils vivent généralement au-dessus de leurs moyens.

Cette frénésie de la dépense est particulièrement exacerbée dans les centres commerciaux modernes où l’on peut observer des foules hystériques qui achètent quantité d’objets dont ils n’ont pas besoin et qui n’ont pas les moyens de se les payer. C’est particulièrement frappant dans le domaine vestimentaire, c’est-à-dire lorsqu’il s’agit de flatter sa petite personne. Le découvert en banque semble être aussi une façon coutumière de gaspiller son argent, grâce à des agios qui atteignent 15% ! A ce propos une lectrice nous écrit ceci : « Je ne couvre pas mes petits-enfants de montagnes de jouets et de cadeaux dont ils n’ont que faire mais je discute longuement avec eux, les sortant dans la nature, leur expliquant l’histoire et la région… Jamais surtout de babioles inutiles qui finiront à la poubelle et ne leur laisseront aucun souvenir mais plutôt une participation active à tout ce que nous faisons.
Surtout je leur explique que sans être radin, on peut vivre heureux en simplifiant notre façon de vivre et que l’idée d’être riche ou pauvre cela se travaille !
Je n’ai pas la clef du bonheur ! Mais il est temps de réduire un peu notre “avoir” au profit de notre “être” et ce serait une bonne chose que les gouvernements, dans d’autres situations, en fassent autant… »

En effet, les particuliers ne sont pas les seuls à s’endetter et à gaspiller. Les Etats modernes peuvent leur donner des leçons en la matière. Ils sont aujourd’hui au bord de la ruine, mais ils continuent à mener grand-train comme si de rien n’était. Les taux d’intérêts montent mais ils ne veulent toujours pas se restreindre. Ils attendent d’être complètement asphyxiés et de rendre l’âme. Pour ces gouvernements Zombies que vous avez élus, l’argent est une drogue. Il faut continuer à entretenir des millions de fonctionnaires, de subventionner par-ci et par-là, de verser des prestations sans contre partie, d’accueillir par surcroit toute la misère du monde ou encore d’entretenir une armée de centurions au quatre coins de la planète. Le but est de faire croire que l’on est encore riche et faire illusion. Le mythe de la puissance !

« Sur Facebook 273 personnes savent que je suis un chien.
Les autres peuvent seulement voir mon profil restreint. »

 En réalité les individus qui dépensent sans compter ou les Etats qui gaspillent tout azimut sont des Zombies, c’est à dire ce n’est plus eux qui commandent à bord. La folie les étreint et les poussent à prendre des décisions contraires à leurs intérêts et contre tout bon sens. Le symbole le plus flagrant de cette société de zombies fut la récente mise en bourse des actions de Facebook. Cette entreprise ne fabrique rien et ne propose que du vent en mettant en exergue universel nos petites frimousses et nos états d’âme, grands et petits. Il s’agit d’une société qui n’a que quelques années et qui surfent sur les modes et tocades de notre civilisation de la communication numérique. Il se peut qu’elle ait disparu dans 5 ans, balayée par une nouvelle technologie plus festive ou mieux adaptée aux nouvelles tablettes mobiles. Malgré cela, les actions Facebook ont été vendues à des gogos zombies sur la base de 100 fois les bénéfices annuels, c’est à dire 10 fois l’évaluation moyenne d’une solide entreprise industrielle !

Nous pouvons légitimement nous poser la question de savoir comment il s’est trouvé des centaines de milliers d’investisseurs suffisamment idiots pour se ruer vers pareille supercherie? Le monde est fou et nous en avons la preuve. Des citoyens se sont endettés pour acheter du vent.

Il existe sans doute plus de similitude que l’on pense entre, d’une part, les Etats sans gouvernail qui dilapident les économies des peuples et, d’autre part, les citoyens déboussolés qui apaisent leur angoisse avec une montre Rolex. Et que dire des nouveaux actionnaires de Facebook qui se sont fait consciemment grugés? Tous ont en commun une donnée essentielle : la maison est vide et personne n’habite à l’adresse indiquée!…