Les révélations d’Edward Snowden font froid dans le dos et il me paraît urgent de lire ou relire « 1984 », le roman de George Orwell, qui anticipait le monde d’aujourd’hui de manière angoissante.

Liberté de ton, Liberté d'opinion

a travaillé dans une société prestataire de la NSA, « National Security Agency ». Il explique comment le gouvernement américain surveille et espionne tous les citoyens du monde par l’intermédiaire des sociétés qui travaillent dans le domaine du réseau internet. Il s’avère en outre que la NSA retransmet à de nombreux gouvernements étrangers des informations sur leurs ressortissants. Il s’agit d’une part d’une atteinte très grave à la liberté d’expression et, d’autre, part cela met en danger certains opposants aux régimes totalitaires. Il s’agit d’une surveillance étatique massive qui se fait dans le plus grand secret et à l’insu de tous. Dans une lettre au « Congres » des Etats-Unis, une coalition d’organisations internationales écrit : « Rendre impossible à un citoyen de communiquer ses opinions sans surveillance par un Etat étranger, non seulement viole les droits de la vie privée et de la dignité humaine, mais menace également les droits fondamentaux à la liberté de pensée, d’opinion, d’expression et d’association qui sont au centre de toute pratique démocratique ».
Ainsi, Barrack Obama s’est transformé en Big Brother qui, dans le roman de George Orwell, est le régime totalitaire qui épie, nuit et jour, la population afin de déceler le moindre crime de pensée. Chaque foyer dispose d’un « télécran » qui possède la double fonction d’entendre et de voir les prolétaires lorsqu’ils sont chez eux et de diffuser inlassablement les messages de propagande du Parti. « Big Brother is watching you! ». Croyez-vous que nous sommes loin d’une telle situation ?
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