945 – QUOI QU’IL EN COÛTE !

L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maitre ! Hélas, nos politiciens démagogues ont œuvré pour que l’argent devienne notre maitre. L’heure de vérité approche où l’on verra les résultats d’une politique économique et monétaire calamiteuse.

On peut dire, pour paraphraser Churchill, que la démocratie est sans doute le pire des systèmes politiques, mis à part tous les autres ! Le plus grand risque que coure la démocratie, c’est de sombrer dans la démagogie, c’est-à-dire dans la facilité, pour plaire aux électeurs et se faire élire.

Il s’agit naturellement d’une vision à court terme qui finit par coûter très cher ultérieurement, mais la démocratie finit toujours par sombrer lorsqu’il faut faire des promesses mensongères pour être élu. Le politicien, honnête et lucide, n’a aujourd’hui aucune chance devant les urnes !

Les mauvaises décisions se sont accumulées en Europe, et en France en particulier. La dégringolade en cours s’est faite en trois étapes que l’on peut résumer ainsi :

  • Dépenser sans compter

Cela fait des années que les pays européens vivent au-dessus de leurs moyens, c’est-à-dire qu’ils dépensent sans compter. D’année en année, les déficits se creusent comme si l’argent tombait du ciel !

Qui était assez stupide pour croire que l’on peut longtemps dépenser beaucoup plus que ce que l’on gagne ? Mais les politiciens, et les media, ont sciemment entretenu cette fiction que l’économie devait se plier aux besoins des nations et ils ont refusé de voir que la réalité économique était dure comme le roc et ne se soumettait pas à nos injonctions.

Le feu couvait depuis des années et tout s’est embrasé avec la gestion ridicule de l’épidémie covid durant laquelle les gouvernements n’ont rien trouvé de mieux que de semer la terreur, d’arrêter l’économie en confinant les gens chez eux et de continuer à les payer. Le point d’orgue de cette politique suicidaire fut le fameux « Quoiqu’il en coûte » du président Macron qui signifiait que l’on pouvait désormais dépenser sans compter !

Pendant deux ans les gouvernements ont imposé, sous le régime de la peur, des limitations des déplacements, même pour sortir de chez soi, ce qui leur a conféré un sentiment de toute puissance. A l’avenir, la peur sera érigée en méthode de gouvernement, car c’est la technique la plus efficace pour dominer les peuples…

Bien entendu, tout ce chambardement n’a pas empêché le virus de se disséminer au point que rares sont ceux qui n’ont pas été contaminés, et que l’on envisage même de les décorer ! Pendant ce temps-là l’argent continuait à arriver, sans que personne ne se demande d’où il venait… C’était l’argent magique.

C’est dans ce contexte que l’Italie a mis en place un revenu minimum pour les citoyens qui le demandent, que l’Espagne vient de décréter la gratuité des transports pour tous et que la France paie des millions de jeunes à ne rien faire ! Avec les miracles de l’argent magique nous sommes de plus en plus nombreux à nous demander s’il est opportun de travailler…

  • Créer de la monnaie

En fait, tout cet argent dépensé sans compter, et sans travailler, avait deux provenances : l’emprunt, ce qui suppose un remboursement ultérieur, et la création monétaire pure et simple. Cette dernière technique est la plus magique et peut paraitre sans limite. Rien de plus simple, on manque d’argent, on le crée, ce qui s’apparente à la multiplication des pains de l’Évangile ou à transformer l’eau en vin !

Mais les banquiers centraux, qui se prennent pour Jésus, ne sont que de pâles imitateurs en matière de miracles. Jusqu’à présent, aucun pays au cours de l’histoire n’a échappé à cette terrible règle économique qui veut que l’abondance d’un bien lui fait perdre de la valeur. Imaginez ce que serait la valeur de l’or s’il était aussi abondant que les cailloux sur le bord des routes !

Créer des euros à partir de rien, sans contrepartie économique réelle, fait mécaniquement baisser la valeur de l’euro, c’est-à-dire qu’il faut en mettre plus sur la table pour acheter le même objet. En langage clair, cela s’appelle l’inflation qui est le résultat direct du « quoiqu’il en coûte », érigé en politique économique européenne.

En général, les mauvais gouvernants accumulent les mauvaises décisions. C’est ainsi que, non satisfaits d’une dette colossale et d’une création monétaire non maitrisée, les gouvernements européens ont fait des choix stratégiques calamiteux en s’impliquant dans la guerre Russo-Ukrainienne et en se privant des sources vitales d’énergie.

Les Européens se sont tirés une balle dans le pied, ce qui va gravement les handicaper pour se remettre au travail ! Non seulement nous attisons une guerre qui serait finie depuis longtemps si l’on ne fournissait pas gratuitement des armes à l’Ukraine, mais nous avons sciemment déclenchés une raréfaction du pétrole et du gaz, c’est-à-dire une envolée des prix.

Si on cumule la création monétaire et l’augmentation du prix de l’énergie, tout est en place pour l’hyperinflation dont nous sommes directement responsables, rien n’arrivant par hasard !

  • Mépriser le travail

L’argent facile et le confinement ont engendré un autre phénomène inattendu, le désintérêt pour le travail. De nombreux citoyens ont saisi l’occasion du « quoiqu’il en coûte » pour saisir l’aubaine et quitter leur travail.

Lors du confinement, ils ont pris conscience que le chômage est presque aussi bien rémunéré qu’un bas salaire ! Je connais une jeune femme qui a quitté son job dans un restaurant pour partir un an au Costa Rica au frais de l’assurance chômage… Dans de nombreux pays européens, il suffit de travailler quelques mois pour avoir droit à l’assurance chômage. Certains jeunes naviguent ainsi d’un petit boulot à l’autre, entrecoupés de longues vacances au frais de la république !

On peut douter qu’une telle situation puisse durer encore longtemps sans conduire à la faillite. Je viens de parcourir la France et j’ai remarqué que de très nombreux magasins ont mis une affiche d’offre d’emploi sur leur devanture. Plusieurs restaurateurs et hôteliers tournaient au ralenti par manque de personnels. Pendant ce temps-là les chômeurs volontaires sont sur les plages.

En écoutant certains jeunes, j’ai été choqué de constater combien le travail était loin de leurs préoccupations. Voyager, s’amuser, chanter et faire la fête, leur parait beaucoup plus important… C’est une vision à court terme qui me fait penser à la cigale de La Fontaine. Ce laxisme généralisé est encouragé par les politiciens démagogues qui ne s’intéressent qu’à leur réélection par des citoyens à la vue courte.

Beaucoup d’usines, grosses consommatrices d’énergie, vont devoir fermer ou se délocaliser à cause des folles décisions des gouvernants qui ont programmé et volontairement stimulé l’envolée des prix du gaz et du pétrole.

La déflagration

L’économie suit une logique implacable mais les politiciens se font élire sur le mensonge de l’argent magique et ils font croire aux électeurs naïfs qu’ils sont capables de transformer le plomb en or.

La suite logique de ce mensonge, c’est l’inflation qui ruine les peuples dans une course effrénée des prix et des salaires. Nous sommes arrivés à la veille de la déflagration. Pour empêcher les prix de s’envoler, il faut empêcher les gens d’acheter, c’est-à-dire qu’il faut baisser le pouvoir d’achat. D’un côté il faut limiter les salaires et de l’autre rendre le crédit plus cher !

Ce coup de frein brutal, pour éviter de rentrer dans le décor, est indispensable mais douloureux. Beaucoup d’entreprises vont faire faillite, nombreux sont ceux qui vont perdre leur travail, tous devront se serrer la ceinture et un certain nombre va sombrer dans la misère.

Les écologistes, apôtres de la décroissance, peuvent se réjouir de cette fin de l’abondance, consommatrice excessive de ressources non renouvelables. Comme quoi le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres !

Hélas, il va falloir rouvrir les mines de charbon pour compenser le gaz Russe que nos stupides gouvernants refusent d’acheter. Pendant ce temps-là, le gaz en excès doit être brulé sur place en pure perte. Néanmoins, les Russes, que l’on pensait punir, n’ont jamais autant gagné d’argent grâce à l’augmentation des prix.

Par leurs choix, les Européens, soumis au complexe militaro-industriel américain, présentent tous les symptômes de la folie en s’acharnant à s’autodétruire ! Cela peut aller jusqu’à la déflagration totale et à l’anéantissement… C’est souvent ainsi que périssent les démocraties.

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