777 – HOMME ET FEMME: INJUSTICE OU DIFFERENCE?

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Vendredi dernier, le 14 juin pour être précis, était organisée en Suisse une « grève des femmes » .… Sur ce sujet, plein de malentendus, je laisse Chantal exprimer son point de vue de femme:

En tant que femme, bien sûr, je me suis posée la question sur le bien-fondé, ou non, de ce genre de manifestation. Ma réponse, mais elle n’appartient qu’à moi, c’est « non ». Je ne pense pas que les grèves fassent avancer les choses, surtout sur un sujet comme celui-là.

Pourquoi ? Parce ce sont des coups d’épée dans l’eau ! Cela fait de grands ronds à la surface, cela occupe les médias pendant une journée, cela permet -effectivement- aux personnes de s’exprimer sur un sujet précis mais … après ? 

Prenez l’exemple des gilets jaunes en France. Là, ce n’était pas une journée, cela a duré des semaines et des semaines. Grèves, blocages de route, menaces et j’en passe, pour arriver à quoi finalement ? A rien. Les choses ont-elles fondamentalement changées ? Non. Les pauvres sont toujours pauvres, les riches sont toujours riches …

Je reviens donc à cette journée « féministe » où les femmes revendiquaient sur plusieurs sujets : 

  • l’égalité des salaires, 
  • la lutte contre la discrimination, 
  • le partage des tâches domestiques
  • le harcèlement sexuel.

Je suis une femme, j’ai un certain âge mais j’ai été jeune comme tout le monde, j’ai eu trois enfants et j’ai toujours travaillé à 100 %. Je pense donc avoir une petite expérience de la vie d’une femme. D’autant que mon travail de psychothérapeute m’a permis de recevoir des centaines de femmes ! J’ai donc écouté beaucoup de leurs confidences …

Ce qui est amusant, c’est que j’ai reçu aussi, bien entendu, des hommes. J’ai donc reçu des confidences féminines et masculines et ceci m’a permis de faire la part des choses.

Pourquoi une femme a-t’elle un destin particulier ?

Concernant l’égalité des salaires ou le problème de la discrimination, il est vrai qu’il y a parfois une inégalité. Je dis bien parfois car on ne peut pas généraliser ! 

Le problème vient, je pense, du fait qu’une femme est une maman potentielle ou déjà réalisée. C’est à dire qu’elle peut être amenée, pendant de nombreux mois, à porter un enfant, prendre du repos, accoucher, s’occuper de son tout petit, le « démarrer » dans la vie puis, un jour, soit par choix, soit par nécessité, décider de le confier à quelqu’un d’autre pour reprendre le chemin du travail. Et ce n’est pas facile ! Car le fait d’être maman chamboule complètement notre personnalité : nous voilà tiraillée entre le fait de s’occuper de nos enfants et celui de reprendre sa place dans le monde du travail.

Alors, bien sûr, toutes les femmes ne sont pas, ou ne deviendront pas mamans, et d’autres ont déjà passé ce cap : les enfants sont grands, plus de petits à couver. 

Dans le premier cas, ce n’est pas facile à prouver et les employeurs ont toujours le doute : et si elle nous plante pour faire un bébé ? La facilité, pour eux, est donc de favoriser l’embauche d’un homme. 

Parfois ils ont tort, parfois ils ont raison …

Dans le deuxième cas, les enfants sont plus grands et la femme peut se réinvestir dans un travail. Mais les mois ont passé, quand ce ne sont pas les années, et la place est prise ! Par une autre femme ou par un homme qui a donné toute son énergie à ce poste. Alors, il faut recommencer à faire ses preuves : et le salaire s’en ressent. 

Cela semble injuste, et c’est vrai qu’en terme professionnel, ça l’est ! Mais si nous parlions en terme de féminité ? Non pas de féminisme, non, mais de féminité ?

Etre femme aujourd’hui …

Aujourd’hui nous revendiquons l’égalité des sexes, et même la possibilité de ne pas reconnaitre son sexe. Certaines écoles permettent même aux jeune garçons d’arriver habillés en fille, avec maquillage, et tutti quanti ! Nous, les femmes, nous habillons déjà en jean, baskets et avec nos casquettes sur la tête nous n’avons plus à revendiquer de ce côté là.

Pourtant, dans nos pays et à notre époque, être une femme est une chance ! Autant que d’être un homme mais pas avec les mêmes désirs, les mêmes qualités, les mêmes façons de penser.

Connaissez-vous le livre « Les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus » ?Tout est dit … Il suffit de se retrouver entre copines pour voir combien nous avons besoin de partager nos états d’âme, nos rires, nos espoirs, avec d’autres femmes qui nous comprennent. Non pas que les hommes soient d’horribles rustres qui ne comprennent rien mais ils ont leurs propres façons de penser, de s’amuser, d’être et ils peuvent parfois être un peu perdus (comme nous le sommes face à certaines de leurs réactions !) devant nos réactions typiquement féminines. Et c’est ça la richesse ! Le désir nait de la différence …

Alors, bien sûr, l’égalité des salaires est importante, mais sommes-nous prêtes à perdre nos privilèges de femmes ? Combien d’entre nous ne rêvent-elles pas « d’une épaule » pour pouvoir baisser un peu la garde et -justement- pouvoir exprimer notre féminité ? 

Par expérience, les femmes que j’ai connues qui pensent et vivent comme des hommes, car elles en ont le caractère, ne subissent aucune inégalité salariale. Elles sont reconnues, admirées, et souvent « chassées » pour leurs compétences.

Mais nous ne sommes pas toutes pareilles ! D’autres ne sont pas prêtes à renoncer à la maternité ou au bonheur de s’occuper de leurs enfants pour faire carrière. Alors, elles deviennent moins « assidues » et leur travail s’en ressent. Et, effectivement, un homme plus carriériste peut leur passer devant, aussi bien au niveau hiérarchique qu’au niveau salarial.

Quel choix de vie ?

Alors, si l’on est maman, nous avons forcément un train de retard ? Ne serons-nous jamais « égales » à ces messieurs dont les salaires grimpent en proportion de leur implication ? Si nous le désirons vraiment, nous pouvons rattraper ce retard, mais à quel prix ? Et c’est là toute la différence entre une femme devenue maman et un homme devenu papa … 

Vous voyez, ce n’est pas une grève qui va résoudre ce problème. Ce n’est que nous, dans notre intimité, dans nos choix de vie. Préfèrerais-je investir toute mon énergie dans ma carrière ou bien ai-je envie de développer mes parties féminines ? Que ce soit par le biais de la maternité ou autre ?

Quant au partage des tâches, je trouve qu’il y a beaucoup de progrès. Lorsque je vois les jeunes hommes d’aujourd’hui, et que je les compare à la génération de mes parents, et bien il y a eu du chemin de fait ! Bien sûr, il y a -et il y aura toujours- des hommes qui vont rechigner. On les traite de « machos » mais combien de femmes, aujourd’hui, se comportent également de la même façon ? Là encore, ce n’est pas une grève qui changera quoique ce soit ! Ce sont nos goûts personnels : il y a des hommes tyranniques et il y a des femmes qui le sont aussi. J’ai reçu des hommes battus par leurs femmes ! D’autres qui n’en pouvaient plus de chercher à combler leurs femmes en prenant tout en charge … Et j’ai reçu aussi des femmes battues et d’autres qui acceptaient tout pour « plaire » à leurs hommes.

Quant au « harcèlement sexuel », c’est un autre débat. Si mon avis vous intéresse, je vous le donnerai dans une autre chronique …

La vie des femmes n’est pas facile, tiraillées qu’elles sont entre leur vie professionnelle et leurs désirs de femmes, mais ne jouons pas les victimes ! Car, ne l’oublions pas,  la vie des hommes n’est pas non plus un chemin couvert de pétales de roses ! Bien des épines les font souvent souffrir car Ils ont aussi leurs problèmes. Ce ne sont pas les grèves qui règleront les injustices de ce monde mais l’évolution des mentalités, au niveau individuel, grâce à l’éducation et la communication …

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