827 – ET MAINTENANT, LE DÉSASTRE

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Exodes bibliques, chômage de masse, précarité, misères, faillites et accroissement des inégalités. Telles sont les conséquences de décisions irréfléchies, sous l’emprise de la panique !

Les experts autoproclamés, les fonctionnaires et les politiques qui ont décidé l’arrêt complet de l’économie ne sont pas ceux qui ont aujourd’hui à en souffrir ! Dans une prochaine chronique, nous aurons à nous interroger sur les causes de cette panique planétaire qui a entrainé une sorte de suicide collectif !

A qui profite le crime ?

Il y a ceux qui, quoiqu’il arrive, auront un salaire à la fin du mois, c’est une garantie contractuelle : fonctionnaires de tous poils, enseignants, médecins hospitaliers et experts sanitaires. Ils ont semé la terreur et plaidé pour l’arrêt total de l’activité.

« Restez chez-vous », répétaient-ils à l’envie et ils furent les premiers à se claquemurer et les derniers à sortir le bout de leur nez. Dans certains pays peu téméraires, l’école ne reprendra pas avant septembre. Les syndicats ont menacé de faire grève s’ils devaient reprendre le travail, prétendant que leur vie était en danger. Personne n’a osé les contredire !

C’est en effet plus agréable et confortable de rester chez soi tranquillement que de devoir affronter des adolescents turbulents, quand, de toutes façons, on est payé à la fin du mois ! Toutes ces professions protégées ont tiré bénéfice de la peur qu’ils ont attisée sur les réseaux sociaux.

Sans compter les experts sanitaires, éloignés des malades et des salles d’hôpitaux depuis bien longtemps, soudain propulsés sur le devant de la scène médiatique par des politiques ne sachant plus à quel saint de vouer. Ils ont parlé comme l’oracle et prédit le pire. Ils étaient choyés, consultés, interwievés, sortant de l’ombre et soudain importants… Le pays était suspendu à leurs injonctions.

Il faut toujours se demander à qui profite le crime !

Chômage de masse

Bien sûr, il y a les pays riches qui disposent de plus de ressources et de possibilités d’endettement pour aider un peu les populations les plus exposées. Mais, hors les belles promesses, il faut être réaliste, beaucoup vont souffrir, le chômage va être massif, nombre d’entreprises et de commerces vont disparaitre laissant dans la précarité des millions de personnes.

« La France plie sous le poids du chômage », titre le Journal Le Temps de Lausanne. Une perte de 20% du PIB est attendu pour cet été, ce qui ferait de la France un des pays les plus lourdement impactés par la crise économique. La casse sociale va être sévère !

Il suffit de faire un tour d’horizon rapide pour énumérer les secteurs d’activité les plus exposés. Les cafés, les restaurants, les hôtels et d’une façon plus générale l’ensemble du tourisme qui emploie des centaines de milliers de personnes dans de nombreux pays, en particulier les pays du Sud de l’Europe qui, en outre, ont moins bien géré l’épidémie.

A cela, il faut ajouter les transports en commun, le bus, le train, l’avion et les bateaux que l’on rechigne à utiliser, sauf impératif, pour éviter la promiscuité. Les voyages organisés sont durablement pénalisés.

Les métiers de l’art et du spectacle, cinémas, théâtres, musées, concerts, festivals, seront durablement touchés, d’une part suite aux interdictions et, d’autre part, à cause du manque d’entrain des spectateurs à se rassembler.

D’autres secteurs seront impactés de façon plus indirecte, à la suite du ralentissement économique général et de la faible propention à dépenser et à consommer par crainte de l’avenir. Dans de nombreux domaines, nous remettrons à plus tard nos achats non immédiatement essentiels : l’achat d’une voiture, d’un bien immobilier ou plus simplement d’une télévision.

C’est donc toute l’économie qui va se contracter, sans doute pour le plus grand plaisir des écologistes et des apôtres de la décroissance, sauf ceux qui ne font pas partie des professions privilégiées ! C’est sans doute excellent pour le climat, mais on risque de se serrer la ceinture…

Il ne faut pas oublier les invisibles, les sans-droits, qui dans nos (provisoirement) riches démocraties, font tous les travaux de l’ombre. Il s’agit souvent de travailleurs immigrés, de clandestins, de précaires, de saisonniers, d’intermittents et petites mains de toutes sortes. Ils ou elles viennent des Phillipines, d’Amérique Latine, d’Afrique ou d’ailleurs. Combien sont-ils ? Ils sont aujourd’hui totalement démunis, soumis aux risques et aléas de la vie, et ils ne peuvent même plus se payer un billet de retour.

Exodes et terrorisme économique

Dans les pays plus pauvres, les décisions des autorités sanitaires apparaissent encore plus brutales et inhumaines. Des millions d’individus sont jetés sur les routes et errent avec leur baluchon, donnant lieu à des scènes dramatiques, quasi bibliques.

C’est ainsi qu’il est estimé que 260 millions d’Indiens pourraient tomber dans le gouffre de la pauvreté. « J’ai travaillé à Delhi depuis vingt ans et, durant cinquante jours, nous avons été traités comme des meutes de chiens errants » témoigne un ancien conducteur de rickshaw dans un quartier de Old Delhi.

Comme partout ailleurs dans le monde, du jour au lendemain, tout s’est arrêté. De nombreux employeurs, acculés, ont refusé de payer les ouvriers durant le confinement. Huit ouvriers sur dix n’ont pas reçu de salaire. Un exode de 139 millions d’Indiens s’est mis en branle vers leurs provinces d’origine !

Voilà un exemple de la folie de l’humanité, responsable de ses propres malheurs. On pourrait aussi dire un mot des pays dont l’économie était déjà en déroute, tels que le Venezuela et l’Iran qui ont non seulement à subir les foudres de l’administration Trump mais sont touchés de plein fouet par la pandémie.

D’autres pays comme Cuba, la Syrie et la Russie subissent ce que l’on peut qualifier de « terrorisme économique » de la part des États-Unis, avec un système de sanctions intolérables. Malgré les appels au secours de la part des ONG afin d’alerter l’administration américaine des conséquences catastrophiques de sa politique de boycott sur les populations, en pleine pandémie, qui ne reçoivent pas d’aide sanitaire indispensable : rien n’y a fait. Qui jugera un jour Donald Trump pour crime contre l’humanité ?

Il faut néanmoins se poser la question essentielle : Quelle a été la finalité de toute cette misère sociale que nous allons générer ? Dans quel but a-t-on volontairement ruiné nombre de pays ? La réponse est lapidaire et douloureuse : pour garder en vie, coûte que coûte, une population très âgée, souvent déjà malade, dont l’espérance de vie est, quoiqu’il arrive, extrêmement limitée. Merci pour eux…

En résumé, il faut s’attendre à ce que les conséquences des décisions économiques, prises par les Etats du monde entier, à l’occasion de la pandémie, seront sans doute beaucoup plus graves que celles que pouvait infliger le désormais célèbre covid-19 ! Depuis l’aube des temps, l’humanité a toujours créé les conditions de son malheur…

4 comments

  1. Bonjour Monsieur Ponroy,
    Pas sûre que la motivation première ait été de protéger les personnes très âgées ! un certain antiépileptique a été largement utilisé dans nos EHPAD … faisant passer ces victimes comme morts du covid19 … (tous les décès ont été attribués à cette maladie) d’ailleurs beaucoup de famille ont déposé une plainte …
    Ne serait-ce pas au nom du N.O.M. ?
    Merci.

    1. Je pense en effet que beaucoup de décès ont été provoqués par certains traitements intempestifs….

  2. La solution radicale à tous ces problèmes de chômage, pauvreté, crise économique, etc., et je l’ai déjà mentionné, serait la séparation du travail et de la rémunération, l’émission de monnaie sans création de dette ni thésaurisation (l’argent meurt dès qu’il a été employé), la réglementation administrative des prix – mais cela, si un parlementaire le proposait, on l’enverrait à l’asile car ce n’est pas encore entré dans les consciences et personne ne comprend actuellement comment cela pourrait se faire, c’est pourtant simple et cela a déjà été expliqué, et ceux qui l’on compris ont compris aussi qu’il n’y aurait plus moyen de s’enrichir, c’est là qu’est le problème.

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