1094 – LA SCIENCE VERSUS L’ÉTAT DE DROIT

Qui a raison, la science ou la loi ? Les fondements de nos sociétés contemporaines reposent sur la foi entre deux croyances sacrées souvent antagonistes : l’affirmation scientifique ou la majorité démocratique qui, chacune, revendique le pouvoir.

La science se pare volontiers de la vérité, qu’elle prétend détenir de droit, tandis que l’état de droit s’appuie sur la volonté sacrée du peuple. D’un côté le rationnel, de l’autre la transcendance. La balance penche tour à tour au profit de l’un comme de l’autre. Si la science l’emporte, le peuple parle de diktat rationaliste, si la démocratie gagne la bataille elle se fait accuser de populisme… L’une et l’autre de ces accusations peuvent être vraies.

Les humains adorent les antagonismes, qui leur permettent d’avoir le plaisir de s’invectiver et de se déchirer. Nous avons ici une véritable querelle sans fin des anciens et des modernes : d’un côté les complotistes antiscientifiques et, de l’autre, les antidémocratiques. Finalement, la stratégie consiste toujours à tenter de faire taire l’autre, de lui couper la parole, de le blacklister sur les réseaux sociaux, de l’interdire des plateaux télé, de l’exiler, bref de le réduire au silence d’une manière ou d’une autre…

La censure

La censure est l’arme fatale de tous les pouvoirs, qu’ils soient autoritaires, démocratiques ou scientifiques. L’histoire récente fourmille d’exemples à foison car c’est un travers qui semble inhérent à l’exercice du pouvoir, quel qu’il soit ; on ne contredit pas les affirmations du maitre, comme si l’acceptation de la controverse était un aveu de faiblesse. C’est sans doute un héritage du pater familias ou du chef de tribu tout-puissant. Chaque pouvoir revendique une part du sacré, infaillible…

A titre d’exemple, les rationalistes sont souvent aujourd’hui les plus intolérants et adeptes des chasses aux sorcières, comme jadis le pouvoir clérical dont ils ont pris la place. Les mises à l’Index existent toujours et se pratiquent assidument dans les bibliothèques publiques.

Ne vous étonnez pas si, au cours des prochains mois, vous trouviez de plus en plus difficilement en rayonnage des livres consacrés à l’homéopathie, aux huiles essentielles, à la naturopathie ou à la méditation de pleine conscience. Soit, d’une manière générale, les livres qui traitent de santé naturelle et au développement personnel. Certains esprits bien intentionnés, et qui veulent, soi-disant, vous protéger, ont prévu de les retirer purement et simplement des collections !

En effet, le syndicat ‘Sud Collectivités territoriales’ vient en effet de publier un « guide militant à l’intention des bibliothécaires militants » pour les « aider à faire face aux pseudo-sciences et à l’obscurantisme ». Vous voyez, rien ne change, l’obscurantisme c’est toujours chez l’autre !

 « Ainsi, on peut tomber sur des guides de médecines alternatives, des titres faisant la promotion de pratiques sectaires, de thèses complotistes, climato-négationnistes, etc, » Bref, sans la censure, on peut tomber sur des choses abominables et surtout à ne pas laisser dans toutes les mains !

Parmi les titres sulfureux, on note l’homéopathie, l’ostéopathie, la naturopathie et d’autres. Les ouvrages de développement personnel sont considérés par ces censeurs « manquer de rigueur intellectuel », en particulier ce qui concerne la méditation (les rationalistes ne méditent pas, ils pensent !), la psycho généalogie, les constellations familiales, etc…

Dans le même document, les maisons d’édition concernées sont citées et invitées à retirer ces livres du marché. On a l’impression de revenir aux XVIIème et XVIIIème siècles, où il fallait aller à Amsterdam pour éditer ou lire les auteurs dont la pensée n’était pas compatible avec la monarchie française. Tout livre devait en effet obtenir un privilège royal avant publication. Avant d’être publiés, les ouvrages devaient être examinés par des censeurs officiels, souvent membres du clergé ou de l’Académie française.

Le climat

Le réchauffement climatique est un autre exemple de conflit entre ceux qui s’abritent sous le parapluie de la science officielle et ceux qui osent la contester. Personne ne semble contester le réchauffement climatique, que chacun peut physiquement constater, mais tout le monde diverge sur les causes possibles.

Il y a ceux qui affirment que le climat est modifié par l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, ce qui provoque le célèbre « effet de serre ». C’est la thèse officielle à laquelle il est interdit de déroger, malgré l’absence de certitude et de preuve. On peut en effet faire remarquer que le taux de gaz carbonique dans l’atmosphère n’est que de 0,04 %, soit 450 ppm environ, en augmentation de 30% au cours des 50 dernières années. A titre de comparaison, le taux d’un gaz rare comme l’Argon est cent fois plus important…

D’autres font cependant remarquer que la simple reforestation de certaines zones de la planète suffirait à réduire le fameux taux de CO2, dont la culpabilité n’est pas certaine. Selon le journal Le Monde, dans son édition du 7 juillet 2025, « les offensives anti-climat signeraient le retour d’une logique Stalinienne ». Douter de la seule culpabilité du CO2 serait Stalinien. Face à de telles déclarations on est en droit de se demander de quel côté se situe la logique stalinienne !

D’autant qu’il peut paraitre étrange que les apôtres du taux de CO2 ne mentionnent pas les immenses éruptions qui ont eu lieu ces dernières années dans notre astre solaire. Celles-ci sont d’une telle ampleur que les quelques ppm de gaz carbonique supplémentaires peuvent paraitre anecdotiques. Nous ne disposons pas d’assez d’années de recul pour déterminer de façon catégorique le rôle des éruptions solaires sur le réchauffement climatique, mais il semble plausible, compte tenu des quantités considérables d’énergie en jeu…

Le covid et son vaccin

La science aime bien se vanter du premier prix de vertu ! Mais elle est souvent prise en flagrant délit de mauvaise foi et parfois de tromperie. L’histoire de la pandémie de covid, et l’épopée peu glorieuse du vaccin, restera dans les annales de la médecine.

Au fil des mois et des années, nous en apprenons plus sur les tromperies des laboratoires pharmaceutiques sur l’efficacité d’un vaccin expérimental, développé à la hâte, suite à la panique des politiciens. Les mensonges se sont accumulés car ils profitaient à tous les niveaux de la hiérarchie médico-politicienne. Le vaccin était doublement expérimental et donc risqué : d’une part il n’avait jamais été testé sur des animaux porteurs du virus et, d’autre part, il s’agissait d’une technologie totalement innovante à base d’ARN messager.

Les citoyens facilement manipulables se sont rués, de bon gré ou de force, sur le fameux vaccin qui, in fine, fut très décevant sur le plan de l’efficacité. L’histoire aurait pu s’arrêter là, si de nombreux effets secondaires n’étaient pas apparus au fil des mois, en particulier avec formation de caillots sanguins. Les autorités scientifiques ont délibérément menti en cachant des effets secondaires graves qui sont apparus dès les premiers essais.

De nombreux articles sont parus depuis, relatant les méfaits disproportionnés de ce vaccin face aux modestes effets bénéfiques. Plus récemment, il s’est avéré que le fameux ARN messager portait bien son nom car il avait la faculté de migrer dans l’organisme au gré de ses humeurs. Ainsi, un vaccin à ARN messager auto-amplifiant, contre la grippe aviaire, a été utilisé chez les canards et fut retrouvé dans le lait maternel des femmes ayant eu la mauvaise idée de consommer du canard !

Autant dire que, malgré les discours lénifiants des autorités sanitaires et médicales, les vaccins à ARN messager n’ont pas fini de faire couler de l’encre et de susciter la suspicion, d’autant que désormais la confiance est rompue et nul ne sait à qui on peut l’accorder…

Le diktat démocratique

Finalement, la science n’est pas plus à l’abri des controverses que la démocratie dont nous dénonçons souvent les dérives dans nos chroniques. La démocratie se pare aussi de vertus qu’elle ne possède pas toujours. Elle est supposée exprimer la volonté de la majorité du peuple, tout en respectant les minorités En fait, le soi-disant « état de droit » est parfois tordu et à géométrie variable…

Souvent, la démocratie permet à une élite politico-médiatique de se faire élire avec de beaux discours et des promesses qui font rêver. Le bon peuple est facile à gruger, comme de nombreux français peuvent l’expérimenter. Un président est élu pour 5 ans et ensuite il fait à peu près ce qu’il veut, et décide en fonction de ses humeurs, de ses intérêts ou de ses idéologies.

Plus les politiciens ont le mot démocratie dans la bouche, moins il la pratique ! Ils auraient de multiples occasions de consulter le peuple sur les sujets qui le concerne directement, depuis l’âge de la retraite jusqu’à l’implication du pays dans la guerre, en passant par de nombreux autres sujets qui nous préoccupent. Le terme de référendum semble être un mot grossier dans la tête des démocrates !

Il semble pourtant qu’une majorité d’Européens soit opposée à notre implication dans la guerre Russo-américaine en Ukraine. Cela n’empêche pas les principaux gouvernements de rivaliser de générosité pour livrer des armes, des munitions et des experts militaires afin de poursuivre une guerre meurtrière qui sème la mort et la désolation, mais dont l’issue sera d’autant plus catastrophique qu’elle perdurera.

Faut-il en conclure que nous sommes tous manipulés en permanence et qu’il est illusoire d’accorder notre confiance à des institutions qui profitent de notre innocence, mais dont la principale préoccupation consiste à se donner une bonne image ? Il existe encore des gens et des organisations scrupuleuses, mais il faut toujours se méfier de ceux qui mettent en avant leur vertu. Observez autour de vous, celui qui dit « moi, je ne mens jamais, vous pouvez me faire confiance » est souvent un fieffé menteur… Quoi qu’il en soit, il nous faut accepter notre humaine condition, avec ses forces et … ses petites faiblesses.

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