Malgré les vantardises de la médecine officielle, le cancer continue de progresser de façon rapide partout dans le monde et en France plus qu’ailleurs. Les causes sont connues, mais soigneusement cachées pour le plus grand bienfait de l’industrie chimique qui, elle aussi, prospère : merci pour elle !
En 1981, le candidat François Mitterrand, qui ne manquait pas de présomption, fit 110 promesses aux français dont probablement aucune ne fut réalisée, en tout cas pas celle-ci : « Dans vingt ans nous aurons vaincu le cancer ». 45 ans après, nous seulement le cancer n’a pas été vaincu, mais il continue de prospérer à vive allure…
Les chiffres clés
Des chercheurs viennent de dresser un bilan global de l’évolution du cancer dans le monde dans la célèbre revue The Lancet. Les chiffres arrondis parlent d’eux-mêmes :
- En 199010 millions de cas, 5 millions de morts
- 202520 millions de cas, 10 millions de morts
- 205030 millions de cas, 20 millions de morts
Si l’on tient compte du vieillissement de la population, le chiffre standardisé annonce une augmentation de la mortalité de 25% en 30 ans, malgré les « progrès de la médecine » !
En France, la situation n’est pas meilleure avec 440.000 nouveaux cas de cancer chaque année, soit le double de 1990. On objectera que les Français sont aujourd’hui plus nombreux et plus âgés qu’en 1990, ce qui est exact. Mais, comment expliquer que le taux de cancers, chez les moins de quinze ans, augmente régulièrement de 1 à 2% par an depuis trente ans ?
Les cancers les plus fréquents, en France, sont ceux du sein (14,1%), de la prostate (13,8%), du poumon (12,2%) et du colon (10,9%). Les autorités sanitaires pointent toujours du doigts les mêmes fautifs : l’alcool et le tabac. Mais alors, comment expliquer que le taux de fumeurs réguliers est passé de 30 à 25% de la population et que la consommation d’alcool tend à baisser un peu, tandis que le taux de cancers augmente ?
De même, les autorités médicales, qui aiment bien se vanter des progrès sanitaires, ne savent pas expliquer pourquoi la France possède la plus forte incidence du cancer au monde (390 cas pour 100.000 habitants), en particulier pour les cancers du sein et du pancréas, si l’on croit l’étude publiée par The Lancet au mois de septembre 2025.
Mode de vie et environnement
Le cancer est la première cause de mortalité en France (27%), devant les maladies cardiovasculaires (21,4%). Les autorités médicales répugnent à chercher les causes des maladies et vont jusqu’à prétendre que le poids excessif de la mortalité par cancer en France serait dû à un mauvais dépistage, trop tardif ! Ils avancent aussi que la France ne dispose pas de registre national précis et que, donc, les chiffres avancés ne sont pas très fiables. Bref, tous les prétextes sont bons pour ne pas voir la réalité en face…
Le rôle important du tabac et de l’alcool est bien connu et l’on peut s’étonner qu’il n’existe pas de vastes campagnes d’information auprès des jeunes pour leur expliquer clairement les dangers. En dehors de ces facteurs, il convient d’admettre le rôle considérable des produits chimiques dont nous abusons, à commencer par les médicaments chimiques qui nous polluent.
Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CICR) a classé comme « cancérogènes pour les humains » certaines pilules contraceptives et les traitements hormonaux de la ménopause, c’est-à-dire dans la même catégorie que le tabac, l’alcool ou l’amiante ! Malgré cela, « les hormones ne sont jamais prises en compte dans les facteurs modifiables associés au cancer. On ne sait pas quelle est l’augmentation du risque quand on prend des hormones toute sa vie » souligne une cancérologue de l’Institut Gustave Roussy. Autrement dit, c’est la politique de l’autruche qui prévaut…
Par ailleurs, nous baignons de plus en plus dans un environnement pollué par la chimie toute puissante qui joue un rôle considérable comme déclencheur du processus cancéreux au niveau cellulaire. « Près d’un article de grande consommation sur cinq devrait être interdit à la vente en raison de la présence excessive de produits chimiques dangereux (plomb, cadmium, Phtalates) », alerte l’Agence Européenne de Produits Chimiques.
Les Phtalates, massivement utilisés dans l’industrie des plastiques pour les rendre souples, sont des perturbateurs endocriniens reconnus et particulièrement néfastes pour la reproduction. Sans compter les dérivés perfluorés (PFAS) qui comptent plusieurs milliers de dérivés, dénommés « polluants éternels » et que l’on retrouve partout dans l’environnement, sans que l’on sache s’en débarrasser. Un quart des jeunes français seraient imprégnés par ces polluants éternels, mais seulement 1,3% des jeunes espagnols, ce qui prouve que l’on peut agir…
D’autres substances toxiques se retrouvent dans les objets de tous les jours, dans les jouets, les articles de sports, etc…, il s’agit d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, de nickel, de nitrosamines, de retardateur de flamme (paraffines chlorés) …
Cette pollution chimique s’accumule à bas bruit dans notre organisme, perturbe notre métabolisme et nous fragilise face aux maladies et au processus cancéreux. Dans ces conditions, rester en bonne santé relève de la performance… Il a été démontré que le seul fait de réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens diminuait le risque de naissances prématurées.
Agrochimie
Les nombreux pesticides massivement utilisés dans l’agriculture industrielle sont aussi coresponsables de l’incidence des cancers. A cet égard, la France est un des plus grands consommateurs de pesticides au monde. Il a été bien établi qu’ils seraient la cause de lymphomes et de cancer de la prostate chez les professionnels exposés, mais aussi certains cancers pédiatriques dans les populations riveraines des exploitations. (Relire la chronique libre N°1104 “Quel est aujourd’hui l’ennemi public N°1 ?”
Il est intéressant de noter les résultats d’une étude démontrant une baisse de 75% des cas de lymphomes et de 34% de cancer du sein parmi les consommateurs réguliers d’aliments en provenance de l’agriculture biologique.
Une autre particularité française réside dans l’explosion des cas de cancers du pancréas durant ces trente dernières années. Selon Santé Publique France, le nombre de cas a quadruplé chez les hommes et quintuplé chez les femmes. Le fautif serait le cadmium, un métal lourd cancérogène, présent dans les engrais azotés importés du Maroc et que l’on retrouve donc dans la majorité des aliments issus de l’agriculture conventionnelle, en particulier dans les céréales. Les Français sont ainsi 2 à 3 fois plus imprégnés en cadmium que la majorité des autres pays. (Relire chronique N°1103 « Tueur silencieux : le cadmium »).
« Le cadmium est suspecté de jouer un rôle dans l’accroissement majeur et extrêmement préoccupant de l’incidence du cancer du pancréas » constate Santé Publique France. Selon la Société française de gastroentérologie, le cancer du pancréas sera le deuxième plus mortel dans les années 2030-2040. L’imprégnation des Français au cadmium a doublé en dix ans et dépasse désormais le seuil limite officiel de 0,5 mg/kg.
Le plus inquiétant est la « flambée » observée chez les jeunes enfants de 6 à 10 ans dont la concentration en cadmium est déjà supérieure à celle des 10-18 ans. Pire, 36% des moins de 3 ans dépassent la dose journalière tolérable de cadmium dans l’alimentation. Ces chiffres sont particulièrement inquiétants parce que le cadmium s’accumule dans l’organisme, sans être éliminé ! « Il faut arrêter de donner des céréales à gogo au petit déjeuner aux enfants » avertit l’auteur de ces études.
Ces quelques chiffres, ci-dessous, illustrent l’ampleur du problème :
- 79% des échantillons alimentaires des Français sont contaminés par le cadmium
- L’exposition alimentaire au cadmium a augmenté de 400% en moins de dix ans.
- 30 microgramme/kg, tel est la teneur moyenne en cadmium, en France, dans les céréales et le chocolat d’Amérique Latine.
Il n’est pas exagéré de parler d’épidémie de cancers, principalement chez les jeunes. Les causes sont multiples et variées, elles s’accumulent et s’amplifient mutuellement. La chimie nous tue lentementA cet égard, la France fait figure de mauvais élève. Chacun peut agir personnellement en mangeant bio et en évitant les principales sources chimiques. Il n’y a rien à attendre du système médical qui ne fait que gérer la maladie, ni des autorités politiques qui regardent ailleurs…