1104 – QUEL EST AUJOURD’HUI L’ENNEMI PUBLIC N°1 ?

La vie est dangereuse, chacun le sait ! Mais, parmi tous les dangers qui menacent l’humanité, à terme, quel serait celui que nous devons craindre le plus et tenter à l’éviter ? Les écologistes vont vous dire qu’il s’agit du réchauffement climatique, d’autres vont parler de la guerre et de l’arme nucléaire… Mais qui considère la pollution chimique comme l’ennemi public numéro un ?

La pollution chimique est silencieuse, insidieuse et cachée ! Elle s’est insinuée partout et imprègne la totalité de notre environnement, dans l’eau que l’on boit, dans les aliments que nous consommons, dans l’air que nous respirons et aussi dans les médicaments que nous ingérons.

Les mouvements dits « écologistes » se sont focalisés sur le réchauffement climatique contre lequel ils ne peuvent rien faire, sauf blablater, mais ils sont silencieux sur la pollution chimique qui nous menace déjà et que nous aurions les moyens d’éviter ou de limiter. Dans ma dernière chronique j’ai cité le cas extrêmement préoccupant du cadmium, mais il ne s’agit que d’un exemple. (Relire chronique 1102 – « Le cadmium : tueur silencieux »).

Il faut le dire et le redire, la très grande majorité des substances chimiques artificielles, créées par les humains, sont toxiques et souvent même extrêmement toxiques. Il s’agit, le plus souvent de molécules qui sont faites pour tuer : insecticides, fongicides, herbicides… Autrement dit ce sont des substances qui s’insèrent dans le métabolisme et le bloque, avec des effets souvent catastrophiques sur la flore et la faune. Or, nous faisons partie de la faune ! Les médicaments chimiques eux-mêmes, sensés nous soigner, sont accompagnés de multiples effets secondaires, parfois graves… (Relire chronique n°1079 « Pollution chimique, encore et toujours »).

Quoi qu’il en soit, depuis 50 ans, nous sommes imprégnés de produits chimiques qui s’accumulent dans l’environnement en perturbant notre métabolisme.  La liste des maladies induites par la pollution chimique et médicamenteuse s’allonge d’année en année : explosion des cas de certains cancers, maladies auto-immunes, troubles de la fertilité, perturbations neurologiques, hyperactivité, autisme, malformations fœtales, etc…

Des nuages toxiques

Vous connaissez déjà la pollution atmosphérique, la pollution de l’air que l’on respire dans les villes, dans les banlieues industrielles et dans les campagnes cultivées de façon intensive. Mais, ce que vous ne saviez pas, et ce que personne n’avait encore imaginé, c’est que la troposphère, cette région du ciel où circulent les nuages qui parfois nous arrosent et véhiculent au-dessus de notre tête, des tonnes substances chimiques en provenance des activités humaines !

Une équipe de scientifiques a révélé le fruit de son étude, dont les résultats les a sidérés, comme elle a sidéré l’ensemble de la communauté des spécialistes. Ils ont effectué des prélèvements en haut du Puy de Dôme, à 1500 mètres d’altitude et ont dosé la présence d’une trentaine de pesticides chimiques qui circulent au-dessus de nos têtes, dans une région dénuée d’agriculture intensive. (1)

Les chercheurs ont estimé que 140 tonnes de pesticides circulaient dans les nuages au-dessus de la France ! Ils ont eu la surprise de retrouver des doses importantes de certains pesticides interdits en Europe depuis des dizaines d’années : Atrazide, herbicide interdit depuis 2003 ; carbendazine fongicide qui n’est plus vendu depuis 2008 ; fipronil et perméthrine, insecticides interdits depuis longtemps !

Le plus étonnant c’est que ces substances n’étaient pas présentes à l’état de trace, mais à des doses souvent supérieures aux doses limites jadis autorisées. Un tiers des échantillons prélevés avaient des quantités de pesticides supérieures aux doses limites pour l’eau potable (0,5 microgramme/litre) ! S’agit-il d’un usage illégal de ces molécules, ou bien, poussées par le vent, proviennent-elles de régions où leur usage est encore autorisé ?

Le printemps silencieux

Les campagnes sont silencieuses (sauf le bruit des engins agricoles !), car les oiseaux disparaissent. Vous pouvez traverser la France en voiture et n’avoir que quelques rares moucherons sur votre pare-brise. Les experts estiment, dans l’indifférence générale, que 80% de certains insectes ont disparu durant les 20 dernières années.

Les chercheurs comprennent mieux maintenant la raison pour laquelle les insectes disparaissent même au Groenland ou dans les régions équatoriales inhabitées… La neige et la pluie sont hautement contaminées par des pesticides. C’est désormais l’ensemble de la chaine du vivant qui est menacé, comme le prouve l’effondrement de la fertilité de nombreuses espèces, y compris l’homo sapiens qui ne mérite pas son nom !

Les soi-disant écologistes croient encore que les insectes et les oiseaux disparaissent à cause du réchauffement climatique ! Ils ne savent pas qu’il est maintenant dangereux de marcher sous la pluie et que la chimie va disséminer l’espèce humaine, bien avant le réchauffement climatique… (relire la chronique libre n°1078 « Causes et conséquences du baby crash »).

Les vignes du Seigneur

Les preuves s’accumulent, et sont de plus en plus convaincantes, la pollution chimique nous menace ! Mais les pouvoirs publics font la sourde oreille, d’une part parce qu’ils se sentent responsables de la situation et, d’autre part, parce qu’ils sont sous l’influence des lobbies agro-industriels qui financent leurs campagnes électorales.

C’est ainsi que les études sortent au goutte-à-goutte, édulcorées, tronquées, retardées. D’autre part, qui va financer des études qui prouvent les méfaits de la chimie ? Personne n’y a intérêt. Les industries agro-alimentaires et le système médical en vivent !

A titre d’exemple, une étude française, dénommée PestiRiv, a été réalisée pour montrer l’influence des traitements de la vigne sur la santé des enfants qui vivent à proximité. Sujet explosif, quand on sait que le vignoble français n’occupe que 3% des terres cultivables, mais absorbent 20% des pesticides utilisés dans l’hexagone ! A votre santé !

L’étude en question est terminée depuis un certain temps, mais elle est bloquée par le gouvernement car les résultats ne vont pas faire plaisir à tout le monde. Selon le journal Le Monde qui rapporte les faits, des experts proches du dossier auraient affirmé que les résultats sont « très préoccupants » démontrant que des enfants, vivant à proximité des vignes, sont massivement imprégnés par certaines molécules !

Pour l’instant c’est « wait and see », silence embarrassé des autorités qui ne veulent pas se mettre à dos qui vous savez. L’avis des citoyens ? ils s’en moquent, et savent les manipuler pour qu’ils continuent à voter sagement pour eux, le moment venu ! La démocratie est devenue un exercice de manipulation.

En attendant d’en savoir plus, je vous conseille le vin bio, il en existe d’excellents ! N’oublions pas que l’agriculture biologique constitue notre avenir et plus il y aura de consommateurs bio, plus il pourra y avoir d’agriculteurs qui se convertiront au biologique.

Ne croyez pas que nos maladies soient générées par le hasard et la mauvaise chance ! Nous sommes les premiers artisans de nos maladies. Elles sont principalement provoquées par nos mauvaises habitudes alimentaires, une mauvaise hygiène de vie, par nos excès et aussi beaucoup par la pollution chimique qui menace jusqu’à notre survie. Il est temps de prendre notre santé et notre destin en main. Finalement, l’ennemi public n°1 de l’humanité, c’est l’humanité elle-même…

(1)   Angelica Bianco « Molecular Characterization of Cloud Water Samples Collected at the Puy de Dôme (France) by Fourier Transform Ion Cyclotron Resonance Mass Spectrometry » : Environnement science & technology Vol 52/Issue 18, July 2018

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